Vis ma vie de prof de FLE

Si vous vous posez la question : FLE, ça veut dire français langue étrangère. En bref, un prof de FLE (prononcé fleu) enseigne le français à des gens dont ce n’est pas la langue maternelle, et en général dans un pays où on ne parle pas un mot de notre langue.

Prof de FLE a un statut un peu spécial : on ne dépend pas de l’Education Nationale parce qu’il n’y a pas de CAPES (sauf depuis 2014, c’est une option en lettres) et surtout on n’enseigne pas dans les lycées français (qui suivent eux le programme des collèges-lycées de France). Prof de FLE est en tout cas un super métier pour travailler tout en voyageant. J’ai toujours rêvé être professeur de français mais je n’imaginais pas que ce serait sous les palmiers australiens (en 2014 au moment où j’écris cet article) plutôt qu’entre deux ZEP. Vis ma vie de prof de FLE, c’est parti !

Avant de continuer votre lecture, ouvrez cet autre article où j’explique longuement la réalité du FLE, sa précarité, la façon dont fonctionne le marché du travail et la concurrence qu’on y trouve. Et si vous souhaitez travailler à Paris, j’ai un autre article où j’explique toutes les pratiques honteuses du FLE à Paris.

bonjour french teacher


Les études pour devenir prof de FLE.

Pour devenir prof de FLE, il y a plusieurs possibilités. La première c’est un master de FLE, offert par de nombreuses universités françaises. C’est l’une des rares professions où la maîtrise est reconnue et le Master 2 n’est pas entièrement nécessaire, à moins de viser un poste à responsabilités ou de vouloir partir dans un pays où un master complet est exigé pour le visa (c’est le cas notamment de la Chine). Mais bien sûr, en France on privilégie le diplôme à l’expérience et il faut garder en tête que puisque les recruteurs sont en général français, il vaut donc mieux avoir un master terminé. On accède au master en ayant fait une option FLE en licence de lettres ou de langues, ou un diplôme de niveau L3 appelé DU. On étudie la didactique (comment enseigner), la phonétique, les spécificités des différents publics (enfants, étudiants, hommes d’affaires, adolescents…), un peu de linguistique et de grammaire… Les programmes changent beaucoup selon les universités. Des stages obligatoires s’ajoutent au cursus. On peut faire ce master en présentiel ou  à distance, le diplôme final est de toutes façons le même mais les universités n’ont pas toutes la même réputation (les meilleures formations sont à Paris III, Grenoble-Stendhal et Le Mans-Artois-Maine).

L’autre façon officielle de devenir prof de FLE, c’est de passer le DAEFLE, le diplôme de l’Alliance Française de Paris. C’est plus pratique et moins théorique que les programmes universitaires : comment enseigner la grammaire, l’oral, le vocabulaire… mais le prix est plus élevé – environ 1500 euros  – et le contenu est tout aussi lourd que celui du master. Par contre, si vous voulez enseigner en université, le DAEFLE n’est pas reconnu, et dans certains pays il ne permet pas non plus d’obtenir un visa de travail. Je n’ai pas fait le DAEFLE, j’ai un Master, donc je ne peux pas vous conseiller sur les épreuves ou débouchés de ce diplôme. Je sais juste qu’il est moins valorisé par les employeurs et peu reconnu.

Et enfin la dernière possibilité c’est de ne pas étudier mais de simplement être français(e). En effet, certaines écoles à l’étranger considèrent encore que parler sa langue maternelle suffit à l’enseigner. Beaucoup d’institutions préfèrent embaucher un Français qui se trouve déjà sur place avec toutes les autorisations de travail nécessaires plutôt que de faire venir un professeur qualifié. C’est une situation très frustrante pour les professeurs diplômés… C’est comme si cuisiner à dîner tous les soirs vous permettait de devenir chef dans un restaurant ! Évidemment, je ne cautionne pas du tout ces pratiques, il faut avoir « de la chance » et être au bon endroit au bon moment. Mais être français ou être parent ne fait pas forcément de vous un bon enseignant, ce n’est pas quelque chose qu’on improvise, il est nécessaire de se former.


Le travail.

Un prof de FLE peut travailler dans plusieurs contextes. En France tout d’abord, avec les migrants, les étudiants Erasmus ou encore les touristes venus apprendre le français. Il y a très peu de postes en France : pour enseigner à l’université il faut déjà un premier employeur avec un certain nombre d’heures annuelles, pour les touristes il n’y a du travail que l’été et enfin pour les migrants nombre d’associations ont recours à des bénévoles qui, comme leur nom l’indique, ne coûtent rien. C’est un bon moyen pour commencer sa carrière et travailler avec ses premiers adultes, mais ce n’est pas viable, la situation est très difficile et très précaire. Les salaires ne dépassent pas 15 euros brut de l’heure et les contrats sont précaires : CDD d’usages sans congés payés, sans primes de fins de contrats, renouvelable à l’infini sans aucun avantage.

À l’étranger a priori il y a plus d’opportunités : on peut enseigner en université, en école bilingue, en école locale, en Institut ou en Alliance Française, ou bien tout simplement se mettre à son compte et créer sa petite clientèle. Mais le problème… c’est d’obtenir un visa de travail si l’on part hors Europe et tout simplement de mettre la main sur un poste, car il y a peu d’offres d’emploi officiellement publiées.

Par contre, gros avantage du prof de FLE. on peut enseigner la même journée à des bébés en crèche, puis à des salariés dont l’entreprise travaille avec un pays francophone, à des adolescents blasés par l’école, à de futurs migrants en France ou à un passionné de vin qui veut comprendre les étiquettes. C’est varié et c’est ce qui me plaît !

En ce moment (en 2014) je travaille dans une Alliance Française en Australie. J’enseigne à des enfants de quatre ans, des adolescents et des adultes. Chaque classe, chaque cours est différent. Tout le monde n’est pas là pour les mêmes raisons, a ses forces et ses faiblesses – certains détestent la grammaire et d’autres parler devant les autres. Mais tout le monde apprend, à son rythme. En 2016, je galère car enseigner à Paris est extrêmement précaire malgré diplômes et expériences. En 2015, j’enseigne dans trois collèges-lycées hongrois, à des enfants et ados entre 9 et 19 ans. Avant, j’ai aussi travaillé en université (Australie et Canada), Alliance Française (Jersey, Australie) et en école primaire (Angleterre). Mon parcours complet est à lire ici.


Les coulisses.

Sur le papier, ça fait un peu rêver non ? Mais il faut savoir qu’un prof de FLE a en général un contrat local, soumis donc aux impôts et participations sociales de son pays d’accueil. On ne cotise pas pour notre retraite française et les salaires ne sont jamais assez élevés pour souscrire à des plans privés. En effet, la rémunération est souvent calculée selon le niveau de vie local et peut ainsi osciller entre trois et cent euros de l’heure selon l’endroit où l’on se trouve dans le monde. C’est en général l’enseignant qui doit tout prendre en charge lorsqu’il trouve un emploi : son visa, son assurance santé, son billet d’avion, son logement sur place, ses transports, son billet de retour. Les coûts s’additionnent très vite, on se rembourse à peine en une année de travail et on gagne juste assez pour payer son billet d’avion pour la prochaine destination ou le retour en France. Quand on ré-attérit, on est sorti du système et se réinscrire à la sécurité sociale et dans les différentes administrations n’est pas facile.

La concurrence est très rude et décrocher un emploi de prof de FLE, même en CDD, est souvent long et pénible. Les offres ne sont pas toujours publiées, c’est un domaine où le réseau est très important. Il est difficile de trouver son premier emploi lorsqu’on termine juste ses études, surtout lorsqu’on n’a pas d’expérience professionnelle. Les contrats sont souvent de courte durée, quelques mois à un an ou deux. Il est très rare d’être en CDI.

Depuis que j’ai écrit cet article en 2014, j’ai beaucoup déchanté. Je parle très longuement de la précarité, de la course à l’emploi, des problèmes administratifs, des rivalités qui existent dans cet article sur les aspects négatifs d’être prof de FLE.

J’essaye donc de cumuler jeunesse et voyages avec premières économies, mais c’est plutôt difficile, entre deux visas et trois billets d’avion. Je ne suis pas sûre de vivre ainsi toute ma vie, mais pour l’instant, je ne regrette pas d’avoir changé mes plans et d’être devenue prof de FLE. L’important pour moi, c’est d’enseigner, tout le temps !

Pour en savoir plus, ces liens sur le blog satisferont votre curiosité :
– la rubrique prof de FLE avec des billets d’humeur sur les étudiants
– mon parcours scolaire et professionnel détaillé
– mon job d’assistante à l’université au Canada avec le CIEP
– mon job comme assistante de français au Royaume-Uni
– un article sur le système scolaire hongrois.
– un coup de gueule sur les aspects négatifs du métier.
– des interviews de profs de FLE partout dans le monde
– pourquoi il ne faut pas aller enseigner en Hongrie
– salaires et conditions de travail dans le FLE à Paris

j'aime le français prof de fle

59 Commentaires

    • Kenza
      13 septembre 2014 / 10h58

      Je t’en prie ! N’hésite pas si tu as plus de questions 🙂

  1. 13 septembre 2014 / 2h02

    Pour rajouter la petite contribution: on peut être prof de FLE indépendante, une peu comme un consultant ou une profession libérale, et cumuler plusieurs clients.

    • Kenza
      13 septembre 2014 / 10h59

      Oui tu as raison ! De façon plus ou moins officielle (pas mal de non déclaré ici en Australie). C’est ce que tu vas faire cette année ?

  2. periotra
    13 septembre 2014 / 3h08

    Malheureusement la passion et la stabilité financière ne vont pas toujours de paire 🙂
    C’est rigolo ça fait plusieurs fois que tu écris justement des articles sur des sujets auxquels je pense! haha tu es plus rapide que moi! 🙂
    En tout cas ça a l’air bien sympa ton programme du moment!

    • Kenza
      13 septembre 2014 / 10h59

      C’est vrai ?! Désolée ! mais tu peux les écrire quand même il y a forcément des points de vue et ressentis différents 🙂

  3. 13 septembre 2014 / 3h28

    J’aime 🙂 Perso j’étudie pour être professeur des écoles, idéalement dans les écoles françaises installées à l’étranger, ce serait le top ! Et du coup cette année comme j’ai plein de temps (je redouble juste 2 UE de mon M1s, ça fait genre 3h/sem haha) je me suis lancé dans le master FLE aussi, à distance ! Au final je suis sûre que ton blog m’a un peu soufflé l’idée ! Avec deux master dans la poche je devrais avoir toutes mes chances pour enseigner tout en voyageant ! 😀 J’ai hâte !

    • Kenza
      13 septembre 2014 / 11h00

      Excellente idée ! Avec la combination des deux tu trouveras sans problèmes. Quelle université tu as choisi ?

  4. 13 septembre 2014 / 4h41

    Cet article est parfait pour moi! J’ai toujours voulu être prof soit d’anglais soit de français et quand j’ai réalisé que je pouvais enseigner ma langue à l’étranger j’ai dit bingo!
    Ce qui me plait dans ce travail (même si je suis loin d’y être) c’est comme tu dis la multiplicité des profils des élèves: enfants, ado, adultes, riches, pauvres… etc! Et comme j’aime voyager c’est un peu l’idéal aussi, au moins pour les débuts.
    Merci pour l’article 🙂

    • Kenza
      13 septembre 2014 / 11h01

      Voilà 🙂 je pense m’arrêter de sauter de pays en pays à un moment mais en attendant, c’est plutôt cool ! Tu entres en quelle année de fac ?

  5. 14 septembre 2014 / 17h03

    IL faut tout de même préciser qu’il est vraiment préférable de terminer son master 2 pendant qu’on est encore dedans. De plus en plus d’écoles de langue prennent les candidats les plus diplomés et pour un retour en France, le master complet sera indispensable (il y a tellement de candidat qu’un enseignant non diplomé passerait après les autres). Beaucoup d’enseignant qui avait l’ancienne maitrise sont d’ailleurs obligés de reprendre leurs études pour avoir un cdd ou des responsabilités qui nécessitent le master complet. Et c’est toujours dur.
    Quant aux enseignants qui sont seulement natifs, c’est une pratique qui est vraiment à combattre. Il faut défendre nos emplois et notre formation sinon cela veut dire qu’elle ne sert à rien (et je peux te dire que ce n’est pas vrai, la différence est flagrante entre un enseignant formé même mal ou peu et un enseignant pas du tout enseignant). Même pour les cours de « conversation », il faut être formé !
    Je ne savais pas pour le capes par contre. Je vais aller voir ça 😉

    • Kenza
      14 septembre 2014 / 22h20

      Le Capes, c’est nouveau de cette année ! Oui bien sûr je ne peux qu’être d’accord avec toi même si dans les faits, il y a encore pas mal d’endroits qui privilégient la situation légale à travailler dans le pays (hors Europe) que les diplômes… ça a été dur mais je ne regrette pas d’avoir terminé le mien de master !

  6. tiphanya
    14 septembre 2014 / 23h18

    Et autre complément sur le master 2, sans lui, pas de visa dans certains pays du monde ! Ainsi en Chine, il faut master 2 + 2 ans d’expérience pour obtenir un premier poste, selon les critères pour l’obtention du visa.
    A noter aussi que pour l’instant je n’ai jamais eu aucun collègue avec enfant, sauf lors d’un passage dans une grosse école parisienne avec quelques CDI (2 employés en CDI avec enfants sur une trentaine de prof en fonction à ce moment là)…

    • Kenza
      14 septembre 2014 / 23h23

      Oui pour la Chine, ça se durcit mais je connais des lecteurs en université sans aucun diplôme.. C’est super intéressant ce que tu dis sur les enfants, je n’y avais pas pensé ! (forcément) – et j’espère que la situation se débloque et que vous partez bientôt !

  7. unefamillealouestducanada
    15 septembre 2014 / 3h55

    Je trouve cela génial, pouvoir combiner un métier que tu aimes aux voyages et découvertes d’un pays. Même si bien sûr il faudra un jour penser à la retraite, tu fais vraiment bien à mon avis d’en profiter autant que possible avant peut-être d’avoir une vie plus « conventionnelle »

    • Kenza
      16 septembre 2014 / 0h08

      Merci pour ton gentil petit mot ! C’est d’autant plus appréciable que je suis tombée dedans par hasard. Mais tu sais, je crois que je vais essayer de revenir au Canada, ça me manque vraiment…

      • unefamillealouestducanada
        16 septembre 2014 / 3h04

        Oui, après si tu as trouvé le pays qui te convient le mieux…

        Mais au moins le jour ou tu viendras pour de bon au Canada, tu auras vue plein de belles choses et d’autres cultures.
        Profite à fond !! profite pour nous, qui nous sommes trop vite installés dans une vie plan plan ^^

  8. Amélie-Marie
    18 septembre 2014 / 4h10

    J’ai passé le DU avant d’aller au Japon, et je comptais faire le Master 1 (Grenoble à distance), mais vu le programme, je me suis dit qu’ils se payaient notre tête (à nous, pauvres étudiants dans les îles :). J’avais trouvé un stage vraiment côté à l’université Sophia de Tokyo, mes professeurs français n’ont JAMAIS voulu m’écrire de lettre de recommandation … parce qu’ils ne m’avaient jamais vue *amertume bonjour*. J’ai lu les cours malgré tout, mais … dur dur, la confrontation théorie / terrain.

    Au final, c’est gratifiant mais pour pas grand chose (à moins d’avoir de l’expérience, des opportunités, la fougue de la jeunesse :D). D’ailleurs, je connais des professeurs qui ont fait leurs carrières à l’étranger et à qui ça a réussit. Mais pour beaucoup ça reste vraiment difficile comme tu le dis (question concurrence). À Tokyo, je me suis fait mon réseau d’élèves, mais au final, je voudrais évoluer vers autre chose (sans me départir de la francophonie comme contexte).

    Bref, j’espère que ton expérience en Australie est extra :).

    • Kenza
      18 septembre 2014 / 9h28

      Pas cool le « je t’ai jamais vu je t’écris pas de lettres », heureusement les profs de la Sorbonne sont un peu plus ouverts… bonne chance pour ta « reconversion » !

      • estellecalim
        18 septembre 2014 / 18h33

        J’ai vu passer ton commentaire dans mes mails Amélie-Marie et c’est vrai que cela n’a pas l’air cool mais il est tout de même difficile de recommander quelqu’un qui n’est pas diplomé quand on envoie tant de diplomés chercher du travail et surtout, quelqu’un qu’on ne connait pas du tout. On ne peut pas savoir qui est la personne, si elle est sérieuse ou non. C’est aussi une responsabilité de faire une lettre de recommandation tu sais. Je pèse chacun de mes mots quand j’en fais une pour mes étudiants et Grenoble étant une fac réputée, c’est normal qu’on te l’ai refusé.
        Quant au contenu, je peux te dire qu’ayant observé des centaines d’enseignants depuis le début de ma carrière à l’université, les apprentissages des masters ne sont pas négligeables et c’est peut-être aussi pour cela que ton expérience ne semble pas t’avoir tant plu mais je ne préjuge pas de ta compétence, il y a aussi quelques enseignants qui n’ont pas de master et sont très bons 😉

        • Kenza
          20 septembre 2014 / 10h43

          Je suis d’accord Estelle… C’est difficile de trancher dans la dichotomie profs qualifiés pas qualifiés. Pour avoir fait les deux je suis plus que consciente de mes erreurs du début mais j’ai joué le jeu et j’ai fini cet horrible master. Et je ne le regrette pas !

  9. 20 septembre 2014 / 13h13

    Même si ça ne doit pas être facile tout le temps car tu bouges beaucoup, d’un autre côté, c’est pleins de nouvelles rencontres et de nouveaux pays à découvrir. Je trouve que c’est chouette de pouvoir mêler ta passion pour la langue française et les voyages ! 🙂

    • Kenza
      21 septembre 2014 / 21h09

      Comme tu dis, il y a des inconvénients mais aussi des avantages certains !

  10. Lisa
    6 janvier 2015 / 8h08

    Bonsoir Kenza,

    Je découvre ton blog en lançant une recherche « images » avec les mots clés « prof fle ». En effet, je cherche une image à afficher sur mon profil LinkedIn 🙂

    Alors tout d’abord ton article est passionnant pour une prof de FLE en devenir comme moi. Ayant suivi la formation du DAEFLE, je manque largement de contacts dans le milieu, et d’informations comme celles que tu décris.. merci donc!

    Et ensuite, je voulais te demander ta permission de copier ton image « bonjour » pour l’afficher sur mon profil LinkedIn, qui, je l’espère m’aidera à obtenir un poste 🙂

    • Kenza
      10 janvier 2015 / 10h22

      Pas de soucis et bon courage dans ta recherche !

  11. Anais
    26 février 2015 / 1h58

    Bonjour,
    Je suis une formation pour devenir Professeur FLE en Corée du Sud.
    Je dois également rédiger un dossier. Ayant pour objectif de présenter quelque chose d’intéressant je souhaiterais intégrer des Interview de professeurs vivant l’expérience au quotidien.
    De fait, accepteriez-vous de m’accorder un peu de votre temps afin de perfectionner mon dossier?

    Au fait, c’est un super blog! ^^

    • Kenza
      26 février 2015 / 11h33

      Bien sûr Anaïs. Et ne me vouvoie pas, je ne suis pas si vieille ! Mon adresse est cupsofenglishtea chez gmail.

      • anais
        26 février 2015 / 21h28

        D’accord merci beaucoup 🙂

    • ItsYou
      21 juillet 2016 / 0h37

      Coucou! Je suis passé par ce blog et j’ai vu ton commentaire! Je me demandais car faisant une licence LLCE anglais dans l’optique de faire master FLE, je me demandais si pour être en corée du sud étant prof FLE il faut être billingue en coréen ou l’anglais/français suffit? Merci…

  12. jenny
    10 mai 2015 / 22h04

    Joie et bonheur de tomber sur un article comme le tien Kenza! Merci ! Depuis quelques temps je pense me diriger vers un DAEFLE ( juste un bac L en poche et à 29 ans, les études longues non merci!) mais vu les sujets sur d’autres sites et forums qui expliquent que c’est trop compliqué, je commençais à perdre espoir! Et la Corée du Sud pour moi aussi! Juste un grand merci!!!

    • 11 mai 2015 / 9h59

      Merci Jenny. N’hésite pas à m’envoyer un mail si tu as besoin d’un peu plus de conseils 🙂

  13. claire
    13 juin 2015 / 19h54

    bonjour Kenza,
    ton blog éclaire ma lanterne mais reste une question en suspend à laquelle tu pourras peut être répondre…
    je suis titulaire d’un DUFA ( formateur d’adultes) , d une expérience de 5 ans dans un cfa en métropole en tant qu enseignante en farncais/ hist géo et de 2 année en classe de ce1 dans une ecole privée de mayotte. Je souhaite m expatrier une nouvelle fois. Je pense qu’un diplôme en FLE serait un plus. Seulement, je ne sais pas ce qui est le mieux: une année pour un L3 FLE par correspondance avec La réunion ou le DAEFLE via le CNED.
    Qu’est ce qui est le plus reconnu, selon toi?
    J’adresse ce message à Kenza mais tous les témoignages et conseils sont les bienvenus.
    claire
    ps: Si Mayotte vous branche, je peux peut être vous aider. claire.baudel chez yahoo.fr

    bon courage à toutes et tous

    • estellecalim
      15 juin 2015 / 0h47

      Claire, je me permets de te répondre, j’ai vu passer ton commentaire (et je connais Mayotte 😉 ).
      Je suis formatrice de profs de FLE et je peux te dire que ni la L3 ni le DAEFLE ne te suffiront pour enseigner à l’étranger car tu seras souvent en concurrence avec des étudiants ayant un master. Néanmoins, le DAEFLE est connu (et parfois reconnu), et si tu n’as pas beaucoup de temps ou pas envie de te lancer dans un master, cela pourra te servir. La L3, en revanche, va te décevoir car elle a toujours une dominante et juste un ou deux cours de FLE par semestre.C’est une intro pour le master et cela ne suffit pas.
      Si tu as des questions, n’hesite pas 😀

      • claire
        15 juin 2015 / 3h53

        Merci Estelle pour ta réponse.
        Cela fait quelques temps que je surfe sur les site d’établissements à l’étranger. J’ ai constaté qu’ils demandaient ( pour certains) le DAEFLE, surtout ceux en partenariat avec l’AEFE. Je m’imaginais que le diplôme en poche et mon expérience pouvaient suffire.
        Concerrnant la Licence, tu viens confirmer mes craintes…
        Il va falloir que je retarde mon projet et que je remette le nez dans les études…. J’ai lu qu’il y a un centre test DAEFLE à Mamoudzou. Je vais me tourner vers eux.
        Si j’ai bien compris, il faut s’incrire via l’AEFE et suivre les cours du CNED et…. régler la somme de 1500 euros…
        Je vais également appeler l’AEFE Paris et suivre leurs consignes.

        Encore merci pour l’attention portée à ma demande et ta réponse.

        Si tu me le permets, je me permettrai de te solliciter une nouvelles fois pour des questions plus affinées.

        claire

  14. Christophe
    31 août 2015 / 15h18

    Bonjour,
    Je viens de tomber sur ton blog que je trouve très intéressant, avec toutes ces informations que tu nous donnes.
    Une question me taraude: gagne t’on suffisamment sa vie pour être à l’aise ou est-ce un peu juste?
    Je me doute que la réponse en fonction du nombre d’heures que l’on effectue, mais selon ton expérience?
    Je sus actuellement directeur d’une agence immobilière mais je m’ennuie. Du coup, je suis revenu à mes premières amours et me suis inscrits au DAEFLE au CNED.
    Je sais qu’en devenant professeur FLE je vais baisser mes revenus mais ce n’est pas trop grave. Je préfère gagner moins et m’amuser en bossant que l’inverse. Mais tout ceci dans une moindre mesure tout de même.
    De plus, si je parviens à obtenir le diplôme, j’aimerais commencer cette nouvelle vie professionnelle en Angleterre. Est-ce facile d’y commencer?
    Je pourrais te poser un million de questions, mais ces deux là me semblent être les prioritaires.
    Avec ton aimable retour.
    Christophe

  15. Johanna
    14 septembre 2015 / 11h06

    Salut! J´adore ton blog!! Merci pour cet article.

    Seulement, j´ai une question: je suis inscrite au master 1 DUFLE à Grenoble, est-ce beaucoup de boulot?
    J´habite en Espagne et je prépare les concours d´instit…J´ai assez peur d´avoir trop de boulot en faisant ce master…

    Merci d´avance.

    Hajiba Johanna.

    • 18 septembre 2015 / 10h55

      Bonjour Joana,
      Oui le master de Grenoble est réputé pour être très difficile. Je suppose qu’il va falloir établir un ordre de priorité (le FLE ou le CRPE) et peut-être décider de faire le master FLE en deux ans, semestre par semestre ou choix d’UE en fonction de l’organisation des examens. Bonne chance !

  16. vincent
    11 octobre 2015 / 20h49

    salut !
    ton blog est vraiment top, tu écris bien et c’est intéressant 🙂
    je voulais savoir, pour faire un master FLE, faut absolument une licence de langues ?
    Si on a déjà un autre master et pas une licence de langues (anglais par exemple ou lettres) forcément on peut être admis ?
    En tout cas, c’est intéressant ton avis sur l’australie et le canada pour une futur voyage 🙂

  17. Lu
    9 novembre 2015 / 14h23

    Bonjour!

    Petite question, je ne trouve nul part la réponse peut-être sauras-tu m’éclairer .. J’ai un Master2 MEEF (prof) Arts Appliqués et j’ai le CAPLP Arts Appliqués. Cette année je fais assistante de français. J’hésite entre passer le DAEFLE et lâcher 1500euros ou attendre mon retour, m’inscrire à la fac et passer un diplôme universitaire FLE avec un prof, des cours sur place … et sans doute un coût moins élevé. La question est: est-ce qu’avec mon parcours je peux enseigner le FLE à l’étranger uniquement avec un DAEFLE ou DU FLE? Si oui, lequel me conseillerais-tu?

    Un grand merci!

    • 11 novembre 2015 / 15h44

      Bonjour Lu ! Je t’envoie un mail avec plus de détails mais dans les faits, un DU ne vaut pas grand-chose, c’est simplement un niveau L3 et une passerelle avant un master. Il n’est pas du tout reconnu à l’étranger.

  18. 15 novembre 2015 / 20h06

    Bonjour, je suis en première L et j’effectue quelques recherches ce soir pour définir un peu plus mon projet et je suis tombé sur ton blog qui est très jolie et très intéressant ! En effet je souhaite devenir prof depuis longtemps déjà et si possible prof de français à l’étranger ( plus particulièrement en Angleterre), toute ces informations sont géniales mais je crois que je suis perdu dans les possibilités, j’aimerais alors, si tu as le temps, prendre part de ton avis basé sur tes expériences 🙂 que me conseillerais- tu comme études ? LLCE, LEA ou sciences de l’éducation ? Quel master pour quel diplôme ? Et est ce que je peux compter sur ce métier pour en vivre toute ma vie ?

    Merci d’avance et bonne soirée
    Aziliz

    • 15 novembre 2015 / 23h23

      Salut ! je t’envoie un mail dans ces prochains jours avec toutes les explications sur l’enseignement du français en Angleterre, via un diplôme qui s’appelle le PGCE, l’équivalent de notre CAPES. A très vite 🙂

  19. Laurie
    22 janvier 2016 / 10h16

    Bonjour,

    Votre article est super intéressant! J’aimerais savoir ce que vous avez pensé de votre expérience à Jersey. Cela m’intéresse : ) (ambiance d’île, espace plus petit) 🙂
    Merci et bon courage!

    • 22 janvier 2016 / 19h59

      Haha, il y a des postes en ce moment ! les choses ont changé depuis que j’y étais mais l’équipe était extraordinaire. Après le travail d’assistant n’est pas toujours gratifiant, il est très difficile de se loger convenablement et impossible de se lier avec des locaux. Il est aussi malaisé de sortir de l’île voyager à part pour aller à Londres ou St Malo. Et la météo n’est pas très bonne…

  20. Laurie
    22 janvier 2016 / 23h19

    Merci ! 🙂
    En tout cas ton blog est grandiose! J’envoie le lien à tous mes collègues 🙂
    Bon courage à toi et un grand coucou à la  »communauté FLE » 😀

    • 23 janvier 2016 / 9h00

      Grandiose ? c’est gentil merci 😀

  21. Mathilde Beaubit
    26 janvier 2016 / 16h36

    Bonjour,

    Voilà en fait je pensais intégrer la fac d’anglais en septembre et valider l’option fle en finissant le master 2.
    Mon projet est de devenir professeure de français en collège ou lycée anglophone aux Etats-Unis (de préférence New York), mais de manière permanente, ou en tout cas pour le plus longtemps possible.
    Est-ce que c’est possible ?
    Est-ce que les postes de professeur de français à New York sont ouverts de façon égale aux américains ayant fait des études de français et aux français ayant fait des études d’anglais avec option fle ?
    Parce que je ne voudrais pas me lancer dans un projet de vie qui ne m’apporterait pas une situation globalement stable.

    Merci d’avance pour ta réponse 🙂
    Mathilde

    • 26 janvier 2016 / 18h11

      Bonjour Mathilde. Le problème avec les Etats-Unis c’est la question du visa, l’autorisation de vivre et travailler sur le territoire américain. Pour employer un étranger, toute entreprise doit faire de longues et coûteuses démarches (plusieurs milliers de dollars) qui justifient pourquoi ils n’embauchent pas un Américain. Donc il n’y a pas d’offre d’emploi pour postuler comme professeur français avec des diplômes français qui habite encore en France… Si tu veux absolument vivre à New York, il faudrait mieux que tu ailles passer l’équivalent d’un master enseignement aux Etats-Unis, cela te donnerait un peu plus de possibilités pour rester y vivre. Mais ça n’est pas garanti non plus.

      • Mathilde Beaubit
        26 janvier 2016 / 18h54

        Merci beaucoup pour ta réponse 🙂

  22. DUBEAUX
    14 février 2016 / 19h20

    Bonjour,

    Déjà professeure des écoles expérimentée en France, je dois partir aux USA pour suivre mon mari à la fin de l’année scolaire prochaine et je me demandais ce qui était mieux entre le diplôme universitaire ECDF ou le DAEFLE pour compléter ma formation. Sachant qu’en partant avec l’AEFE je pense trouver du travail dans une école aux Etats-Unis, il s’agirait plus de compléter ma formation (j’ai déjà une LLCE espagnol et je vais être en charge de l’enseignement de la langue dans mon école).
    Je ne sais pas quel diplôme sera plus reconnu entre les deux aux USA, est ce que tu aurai une idée?

    Bonne continuation
    Pauline

  23. Christophe
    27 août 2016 / 2h42

    Bonjour,

    Voilà, j’aimerais quelques conseils concernant le DAEFLE.
    Je viens tout juste de rentrer de Chine, où j’ai eu l’occasion d’étudier le mandarin à raison de 15h par semaine ainsi que de donner quelques cours (pour le fun) de français à des amis chinois.
    J’ai en ma possession un Bac +4 en Arts Numériques ainsi qu’un certificat en tourisme management (3 années en cours du soir).

    Ma question est la suivante:

    En plus d’un BAC +4, un DAEFLE est-t-il suffisant pour espérer être professeur de français en Chine ? (que ce soit à l’AF, école privée,…)

    Merci 🙂

    Christophe D.

    • 31 août 2016 / 12h22

      Bonjour Christophe.
      De ce que j’en sais, il y a plusieurs cas de figure. La règle officielle pour enseigner en Chine (visa de travailleur expert) c’est master complet de FLE + deux ans d’expérience professionnelle (un accepté). C’est ce qui est requis pour les grosses Alliances. Les petites Alliances dépendant d’université sont plus souples (pas besoin d’un master de FLE) mais nécessitent tout de même un bac plus 5. Toutes les offres se trouvent sur le site de l’Ambassade de France en Chine.

  24. DELMAS
    12 septembre 2016 / 19h56

    Bonjour, je m’appelle Manon, je vais avoir 18 ans est je suis actuellement en Terminal Economique et sociale. C’est à mon âge que se présente la question « Tu fais quoi après ? » malheureusement je n’ai pas de réponse… Néanmoins j’ai déjà plusieurs domaines qui m’intéressent comme les langues (anglais, espagnol et chinois où j’entame ma troisième année), j’ai aussi voyagé à deux reprises en Angleterre, une fois en Espagne et une fois en Chine. Je me suis aperçue que ce sont des choses dans lesquelles je me sens le plus à l’aise par la découverte de nouvelles culture etc. Enseigner me correspond aussi beaucoup.
    Je sais qu’à l’heure d’aujourd’hui ce n’est pas facile de trouver du travail c’est donc pour ça que je me tourne vers vous. Peut-on ne vivre que de cette profession ? Pouvez-vous me conseiller ?
    Merci d’avance

    Manon D.

  25. PERCHE
    9 octobre 2016 / 12h14

    Bonjour,
    Merci pour votre site très complet. J’ai une question à propos des visas de travail.
    J’ai remarqué que toutes les annonces où l’on recherche des professeurs de FLE dans les Alliances Françaises, il est nécessaire d’avoir déjà un visa de travail. Comment est-il possible d’avoir un visa de travail avant de décrocher le poste? Ou est ce que cette démarche se fait une fois l’entretien fait, et confirmation que nous avons le poste, est-il rapide d’avoir le visa de travail dans ce cas là? Je souhaite postuler pour des Alliances Françaises aux USA.
    Je vous remercie pour votre réponse.
    Cordialement,

    Stéphanie Perche

    • 9 octobre 2016 / 12h46

      Bonjour Stéphanie ! Vous avez bien compris le paradoxe. Dans de nombreux pays, le visa de travail doit déjà être en possession du candidat, les écoles ne voulant pas s’encombrer de ces formalités difficiles. S’il est écrit dans l’annonce qu’il faut déjà avoir le visa, toute candidature d’un non-titulaire du dit visa sera rejeté. Du coup, dans de nombreux endroits, les postes sont pris par des femmes d’expat sans diplômes mais avec le sésame du droit de travail. C’est le cas pour les USA. Les postes avec visa sponsorisé sont rarissimes (même pas une offre par an). Je vous conseillerais de viser une autre destination…

  26. Dherbecourt Notarianni Ludivine
    10 novembre 2016 / 4h32

    Ia Orana tout le monde 😉
    alors ce blog est juste génial tout ce que j’aime y est ! Toutes mes félicitations pour votre travail !
    Moi j’ai quelques petites questions car cette branche me plait beaucoup, cependant je suis dans une impasse…
    J’ai un DUFA ( et d’autres diplômes mais pas à voir avec cela) et une expérience de 3 ans dans ce domaine (oui seulement car j’ai dû suivre mon mari muté en Polynésie).
    Je souhaiterai après ce séjour d’expat ne pas rentrer en France et enseigner à l’étranger dans une alliance française ou autre me plairait tellement!
    Durant mes 3 années de travail en tant que formatrice, j’ai enseigné essentiellement le français et l’anglais du niveau A1 au niveau A2. J’ai adoré et j’aimerai poursuivre en FLE mais je remarque qu’il faut obligatoirement une licence de lettre ( LLCE, lettres modernes…..)
    alors que faire?
    à Moorea j’ai pris une patenté et je donne des cours de soutien scolaire en français à un lycéen en première puis à deux jeunes filles qui passent le brevet cette année.

    ça pourra être un plus sur mon CV mais j’aimerai profiter de cette parenthèse dans ma carrière pour continuer à passer des diplômes un maximum (le top serait dans le domaine du FLE et donc forcément à distance!). Je sais que dans ma branche certaines formatrices se sont orientées vers le FLE mais comment ? Je ne sais pas ! Il doit bien y avoir une passerelle !
    Je suis totalement perdue mais une chose est sûre c’est ce métier que je veux faire !
    Merci d’avance pour vos réponses 😉
    nana!
    Ludivine

    • 10 novembre 2016 / 10h06

      Bonjour Ludivine,
      Je pense qu’en FLE il faut surtout un master, de préférence complet. La licence, qu’elle soit d’anglais ou de lettres, est accessoire et permet surtout d’obtenir le sésame d’entrée en master. Le DUFA n’étant pas une licence, tu ne pourrais pas entrer en master (même à distance). Et aussi intéressantes que tes expériences soient, elles ne suffiront pas dans le monde très compétitif du FLE à l’étranger. De nombreux pays qui recrutent (Chine, Mexique, Inde) ont besoin de candidats avec des masters pour des raisons d’immigration et pour les pays sans visa, il y a souvent une part de piston et de réseau en plus d’une grande concurrence. A défaut de master, tu pourrais te tourner vers le DAEFLE, un autre diplôme non universitaire préalable à distance mais il est cher (1500 euros) et pas reconnu partout (en termes de pays et d’institutions). Bon courage !

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