L’école en Hongrie

Alors que je reviens du bal des rubans des Terminales, le moment est tout désigné pour vous parler de l’école en Hongrie et de mon travail comme prof de français dans trois écoles publiques. 

Trois systèmes scolaires.

Il n’y a pas d’équivalent du collège en Hongrie, les années d’école se répartissent entre l’école maternelle non obligatoire, l’école primaire et le lycée. Les années sont numérotées, on entre en année 1 à six ans et on finit l’école en année 12 ou en année 13. Dans l’enseignement général, un élève peut suivre trois sortes de cursus :

  • 8 ans de primaire + 4 ans de lycée (le plus répandu)
  • 6 ans de primaire + 6 ans de lycée
  • 4 ans de primaire + 8 ans de lycée

Deux de mes trois écoles suivent le système normal, ce sont des lycées de la 9e à la 12e. Mais ma troisième école est un établissement à la fois primaire et secondaire où les élèves entrent au lycée à dix ans ! Encore tout jeunes, ils changent de côté dans le bâtiment et se font marcher dessus dans le couloir par les grands qui ont le double de leur âge et de leur taille. Ces écoles sont en général d’un meilleur niveau et il y a des tests d’entrée. En Hongrie, paradoxalement, ce sont les écoles publiques qui sont meilleures que les écoles privées et la carte scolaire n’existe pas. Un certain nombre d’élèves habite à plus d’une heure trente de transports de l’école pour venir étudier à Budapest.

Les classes ni les profs ne changent pendant toute la durée d’un cycle. Les élèves sont donc ensemble pendant quatre ans, voire huit ou douze comme dans mon école principale. Mais pendant ce temps, ils ne changent pas non plus d’enseignants (sauf bien sûr en cas de maladie ou de congé maternité). Leur prof principal est comme un parent avec qui ils ont une relation très proche, et d’ailleurs dans la plupart des écoles, les profs se font appeler par leurs prénoms, ils sont amis sur Facebook de toutes façons.

La journée d’école en Hongrie.

Les élèves ont entre cinq et sept cours par jour, un cours durant officiellement quarante-cinq minutes. Mais… il y a la sonnerie de début de cours (dans une de mes écoles, c’est le lion de la MGM, la première fois que j’ai entendu ça, j’ai cru qu’un prof avait mis un film trop fort) et surtout une sonnerie annonçant la fin du cours à la 42e minute. Impossible de garder l’attention des élèves après ça, un cours fait donc en moyenne quarante minutes.

L’école en Hongrie commence à 8h pour tout le monde, pas d’aménagement d’emploi du temps, sauf quand il y a le cours 0. Une fois par semaine, chaque classe commence entre 7h et 7h30 dans une école vide et dépeuplée. J’ai une heure de français comme ça, et je ne sais pas si c’est bon pour eux. Certains sont réveillés mais la plupart sont clairement encore endormis…

Entre chaque cours, il y a entre dix et quinze minutes de pause pour permettre aux élèves de changer de salle… et de grignoter. Car tout au long de la journée, il n’y a ni récréation ni pause déjeuner. Un büfé vend des sandwiches et des barres chocolatées, les élèves mangent en continu mais rien de vraiment consistant. La cantine est réservée aux plus jeunes, qui eux ont une vraie pause avec un plat chaud. Les plus grands ne déjeunent pas avant 14h30 ou 15h lorsqu’ils rentrent chez eux, alors qu’ils se sont levés à 5 ou 6h pour venir à l’école. Ils finissent assez tôt, 13h30 ou 15h30 au maximum en fonction des options choisies et ils sont épuisés et affamés lors des derniers cours, leur concentration s’en ressent énormément.

Les classes ont leur propre salle de classe qu’ils ont le droit de décorer comme ils le souhaitent. Plantes, photos, posters, peintures, les classes sont assez chaleureuses et agréables. Le mobilier est traditionnel, des bancs de deux personnes, et il y autant de tableaux à feutre que de tableaux à craie (ça demande un temps d’adaptation pour ne pas s’en mettre partout).

Les profs ont bien sûr une salle des profs avec un petit coin cuisine, quelques ordinateurs datant au moins de 1998 et une photocopieuse, mais… il n’y a pas de canapé, pas d’endroit où se relaxer. Les salles des profs contiennent des rangées de tables et chaque enseignant a sa place attribuée. D’ailleurs, les profs sont tenus d’être à l’école toute la journée, qu’ils aient cours ou non (il y a un système de pointage) et ils doivent enseigner deux matières 26 heures par semaine. Ils gagnent à peine quatre cents euros par mois, il y a donc pénurie de profs dans le pays…

école en Hongrie


Le programme et les langues.

Le système hongrois est assez proche de notre système français, très général, beaucoup de connaissances, de contrôles, de par-coeur, de dissertations et d’écriture. Les notes sont sur 5 : 1 c’est un échec, 2 tout juste la moyenne. Pour beaucoup, avoir moins qu’un 4 est un vrai déshonneur. Les élèves étudient bien sûr les maths, la physique, la chimie, la biologie, le hongrois (langue et littérature), l’histoire, la géographie, les langues vivantes, font du sport, un peu d’art et de musique.

Les élèves comment à étudier une langue vivante en 4e, à neuf ans. L’anglais est le choix le plus populaire, mais on trouve aussi l’allemand, le français, l’italien ou l’espagnol. Le russe qui a longtemps été décrié (son apprentissage était obligatoire pendant le communisme) redevient à la mode. Comme en France, les élèves doivent avoir une deuxième langue. Le niveau en français est assez bas, l’enseignement très scolaire, ils ne se trouvent aucune affinité avec le français dont ils n’ont pas besoin. C’est l’anglais qui les fait rêver et qu’ils maîtrisent vraiment bien. Le gouvernement a lancé une réforme il y a quelques années : la première année de lycée est dédoublée : ils ont le choix de faire une année linguistique intensive, avec une vingtaine d’heures de cours de langue par semaine. C’est l’école qui choisit la langue proposée, et dans une de mes écoles ils font moitié-moitié, 12h d’anglais et 8h de français. En terminale, ils ont le choix du niveau de l’épreuve de bac : intermédiaire ou avancé, B1 ou B2. Mais… même si comme nous ils étudient une dizaine de matières jusqu’à la fin du lycée, ils ne passent que six examens : hongrois, mathématiques, langue vivante au choix, histoire, et deux options parmi les matières étudiées. Je me retrouve donc avec des classes très disparates, constituées de bons élèves qui vont choisir le français au bac et ont besoin de travailler et d’autres qu’on force à être là et qui n’ont aucune affinité ni talent pour la langue. C’est difficile à gérer. La plupart préféreraient un système anglo-saxon, où en première et terminale on choisit ses matières (mais moi je pense que ça crée un déficit de culture générale).

Le bal des rubans.

Pas besoin d’aller aux États-Unis pour assister au prom : hier, je suis allée au bal des rubans. Pour commémorer la fin de leur scolarité, les élèves reçoivent un badge avec un ruban où est écrit l’année où ils sont entrés au lycée et celle où ils en sortent. C’est le début de la soirée : en tailleur et costume, les classes défilent sur la piste, leur nom est appelé et leur prof principal accroche leur ruban. Puis un petit film est diffusé, constitué de photos dossiers depuis qu’ils ont dix ans, et les valses commencent. Oui, lors de cette cérémonie, il faut également danser la valse… en robe de mariée et queue de pie pour les garçons. Ils se préparent pendant des mois, prennent des cours de danse, et dans un gymnase gigantesque dansent devant leurs parents, leurs amis, leurs profs. Vous imaginez valser devant un millier de personnes à dix-neuf ans ? Ce serait impossible en France ! Pour voir ça quoi ça ressemble, cliquez ici.

Après la valse, un second petit film leur donne le temps de se changer et chaque classe revient faire une danse de son choix. Il y avait une unité dans leurs gestes et leur actions, comme dans les films qu’ils ont réalisé. Il y a dix ans, j’étais en Terminale, et j’ai dû réfléchir une minute pour me rappeler qui était mon prof principal. Nous n’avons pas du tout ce school spirit qu’on retrouve dans les pays anglo-saxons et que l’uniforme permet de construire. On n’a pas non plus ce même rapport au corps et à la honte, se montrer en robe, faire du sport avec le short obligatoire, danser, valser, être près des garçons, réciter, chanter, danser devant un auditoire. C’est dommage. Il y a plein de bonnes choses qu’on pourrait emprunter à d’autres systèmes et célébrer nos réussites un peu plus – pour recevoir mon diplôme de licence, je suis allée déposer une enveloppe recommandée au secrétariat, je ne m’en remets toujours pas.

C’était bien de les voir sous un jour différent, je suis contente d’avoir assisté à cette importante tradition culturelle. Après, l’école en Hongrie souffre d’un gros déficit budgétaire, il n’y a vraiment pas d’argent et c’est dommage mais je voulais voir si on peut enseigner sans TBI sans ordi sans technologie. On peut, mais c’est plus difficile, surtout pour capter l’attention d’ados. Mais en tout cas, mes élèves sont vraiment gentils et respectueux, je les aime (presque tous) beaucoup !

35 Commentaires

  1. 13 décembre 2015 / 12h35

    C’est vraiment intéressant de pouvoir comparer les différents systemes educatifs 🙂
    Suis-tu un programme bien défini ou as-tu une large liberté d’action concernant ce que tu enseignes? Aussi, tu parles de la difficulté de stimuler les ados; as-tu des astuces a partager? 🙂

    • 19 décembre 2015 / 10h02

      Bonnes questions que tu poses !
      En ce qui concerne les programmes, ça dépend des écoles et des profs. Pour quelques classes, je dois me conformer aux thèmes vus actuellement mais je suis libre de faire ce que je veux. Pour la majorité des classes, je suis complètement libre et je dois avouer que je recycle beaucoup.
      Pour intéresser les ados… me mettre à leur place et me rappeler comment j’étais et ce que je savais à leur âge. Même si c’est dans le programme, l’environnement ou la pauvreté ça ne les intéresse pas et ils n’ont pas le langage pour parler de ça. Donc faire des leçons sur des sujets qui les touchent plus, interactives (beaucoup de compétitions, les faire lever, se déplacer, s’interroger) et pas mal ludiques aussi, j’ai beaucoup de jeux que je sors souvent. Il y a peu de technologie en Hongrie (pas de rétro, pas de TBI) mais heureusement j’ai des classes entre 4 et 12 élèves donc je peux utiliser mon laptop comme télé.

  2. 13 décembre 2015 / 12h52

    C’est particulier de danser en robe de mariée et costume, on dirait qu’on les prépare justement à l’entrée dans la vie d’adulte donc au mariage… mais sinon ce serait super d’avoir un bal de promo en France ça doit être le genre de soirée qu’on oublie pas. Je me demande, tu leur parles en quelle langue?

    • 19 décembre 2015 / 10h04

      Ton analyse est tellement bonne, j’aurais dû y penser ! J’en ai parlé autour de moi et a priori cette tradition remonte aux temps de pauvreté et au fait que peu de Hongroises auront un mariage de princesse.
      Je leur parle en français… 85% du temps, anglais 10% et hongrois 5%. Le français est la langue de la classe et l’anglais la langue de communication je dirais, histoire d’avoir un rapport plus amical avec eux.

  3. Elé
    13 décembre 2015 / 13h55

    Un article vraiment très intéressant. Je ne pensais pas que le système hongrois était si particulier, même si c’est peut-être le cas d’autres pays slaves encore. Quant à l’avant-dernier paragraphe, je suis bien d’accord avec toi sur cette notion de honte/ridicule. En fait, ça me fait penser à l’appel de Hollande à mettre le drapeau français lors du jour d’hommage national. Certains l’ont fait, mais peu, et en général avec un petit drapeau qui se voit à peine de la rue. J’en ai acheté un grand qu’on a mis à la fenêtre qui donne sur la rue, et ma mère m’a dit qu’une de nos voisines avait ricané à ce sujet. Alors, on en a beaucoup parlé, en France, le drapeau est apparenté à l’extrême droite, etc. Et cela est en train de changer également. Mais en France, on éprouve toujours une gène par rapport au patriotisme, et au fait de montrer qu’on est heureux ensemble, de manière générale. C’est cette gène que je trouve ridicule, plus qu’autre chose ! Ok notre drapeau n’est pas aussi beau que celui des US ou de l’Angleterre, mais c’est le notre. Je trouve que c’est la même chose que le sentiment d’appartenance à une institution, notre école / lycée, qui a forcément marqué notre vie d’une manière ou d’une autre. Pourquoi l’ignorer ? Go Hungary!

    • lauween
      16 décembre 2015 / 0h13

      Je ne veux pas faire de polémique ou lancer un débat politique mais je ne peux pas non plus m’empêcher de relever le paradoxe : la gêne dont tu parles vient surtout du fait que les gouvernements (de gauche surtout, rapport à leur approche socialiste), depuis des décennies bien antérieures à notre naissance, associent le drapeau français à l’extrême droite, à cause de leurs divergences évidentes sur l’immigration, l’assimilation et par extension l’identité nationale. Ainsi afficher son drapeau, être patriote, serait considéré comme trop agressif envers les différentes cultures qui se côtoient en France et qu’il faut intégrer, ce serait soit les rejeter, soit leur demander de s’assimiler, et ça, il faut bien le dire, c’est ce qui divise (l’assimilation et ses limites, et encore plus aujourd’hui avec la laïcité et l’islam). Du coup en croyant arrondir les angles, on nivèle par le bas comme nos différents gouvernements le font si bien : au lieu de célébrer les différentes cultures en les alliant sous le même drapeau, on encourage à cultiver les différences au détriment de ce qui existait déjà, et ça crée des clivages. Un peu comme le nouveau de la classe qu’on traite royalement en délaissant les autres au lieu de le laisser se faire bizuter pour être intégré, rien de mieux pour favoriser l’ostracisme au final ! Alors de nos jours, quand la gauche propose d’arborer le drapeau français, ça fait rire jaune, mais si c’est l’extrême droite, on crie au fascisme, racisme, etc. Au final on arrive même à se disputer sur ce que signifie le patriotisme.
      Mais il me semble que c’est précisément à cause de ça (valoriser à outrance l’individualité et rejeter d’un bloc l’appartenance à une entité englobante) qu’en France on a pas le « school spirit » dont parle Kenza, parce qu’on refuse de rallier tout le monde sous une bannière avec des éléments fédérateurs comme l’uniforme ou les « maisons ». Probablement aussi que c’est un lourd engagement pour les profs et que c’est tout le système qu’il faudrait changer, et c’est compliqué parce qu’en France on est nul pour le changement et l’esprit de groupe, il me semble qu’on est beaucoup plus individualiste qu’au RU. Bien évidemment on reste sur les généralités, car d’une manière égale, le système anglais a ses failles et le système français ses points forts (comme l’enseignement général obligatoire qui comprend de nombreuses matières et comble le déficit de culture générale évoqué par Kenza). Désolée pour le pavé !

      • 19 décembre 2015 / 10h08

        Ne t’excuse pas, c’est vrai et intéressant !

    • 19 décembre 2015 / 10h07

      La Hongrie kiffe son drapeau. À chaque commémoration, il y en a plein (des géants de 20 m sur 20 m), dans la rue, sur les voitures même…

  4. 13 décembre 2015 / 14h44

    Je trouve toujours ça fascinant de lire comment ça se passe dans les écoles autour du monde, merci pour cet article!
    Je me rend compte que les profs sont tenus de rester à l’école toute la journée dans beaucoup de pays… Les profs français sont plutôt bien lotis à ce niveau là!
    C’est vraiment dommage de ne pas plus célébrer nos réussites, de créer un sentiment d’appartenance à une communauté, à son école… je peux compter sur les doigts d’une main les amis que j’ai gardés de mes années d’école.
    En tant que prof de FLE, j’aime toujours lire ce type d’article 🙂

    • 19 décembre 2015 / 10h09

      Mais de rien Marion ! J’espère que ça se passe bien pour toi. Pareil pour moi pour les amis d’école, malheureusement.. et mon lycée a été démoli, donc l’appartenance est bien loin 😀

  5. 13 décembre 2015 / 15h44

    J’ai fait un master dans un programme européen et sur les 5 universités, chacune avait son système de notes: à lettres, au pourcentage, sur 20, sur 6 (6 étant la meilleure note) et sur 5 (5 étant la moins bonne. C’est d’ailleurs étonnant que pour les autrichiens ce soit ça, alors que pour leurs voisins hongrois c’est le contraire. Par contre, il y avait aussi cette idée que au-delà de 2 c’est pas bon). Bref, je m’éloigne, mais tout ça pour dire que le système de notation et tout ce qui va avec, est quelque chose dont on ne parle pas beaucoup et pourtant il y a de grosses différences.

    En lisant ton article, j’ai été surprise de découvrir des similarités avec ma propre scolarité (prénoms des profs, cours de 45mn, fêtes dans le collège/le lycée, cohésion, quasiment les mêmes de la 6e à la terminale,…)

    Mais j’avoue que lorsque je voyais les remises de diplômes au RU, je les enviais car j’aurais aimé un peu plus de « cérémonial » dans les passages de diplôme par chez nous (bon, j’avoue, c’est aussi parce que j’aurais voulu avoir l’occasion de porter une jolie robe 😉

    • 19 décembre 2015 / 10h12

      Tes années de master ont dû être super enrichissantes ! comparer cinq systèmes éducatifs similaires en si peu de temps, je suis jalouse 😀
      Ma scolarité n’a pas du tout été comme ça… distance avec les profs, vous / monsieur / madame, pas de fêtes. Par contre j’ai eu la même classe de la 5e à la 3e (avec du harcèlement, c’était pas l’idée du siècle de pas nous mélanger mais on était classés par niveau) et en 1e/Tle bien sûr.

      • 19 décembre 2015 / 14h41

        Sur les classes, je pense qu’il est bon de les changer lorsque c’est possible, même juste un peu. Pour reprendre mon exemple, au collège, on était environ cinquante sur mon niveau et il y avait deux classes qui changeaient plus ou moins selon les années. De la 6e à la 3e, il y a une seule personne que j’ai eu chaque année dans ma classe. Au final, ça permet de donner l’occasion aux élèves de parler à d’autres.
        Concernant mon master, je suis passée « seulement » par trois universités, dont une française. Mais on a eu quelques occasions d’échanger avec les étudiants des différentes structures lors de séminaires. Je me souviens de cette prof qui disait qu’au-delà de l’apport des connaissances, ce qu’elle trouvait vraiment enrichissant en fait, c’était de confronter les différents systèmes éducatifs.

  6. 13 décembre 2015 / 17h51

    C’est très intéressant de connaître un autre mode de fonctionnement, qui n’a l’air pas mal du tout ( à part pour le repas du midi inexistant ).

    • 19 décembre 2015 / 10h13

      J’essaye de présenter le positif mais il y a aussi plein de choses qui ne marchent pas, le manque de moyens est flagrant, pas de papier, pas de vidéos, de vieux meubles…. j’ignore aussi quel est leur niveau dans les matières générales (j’ai feuilleté les manuels mais je ne comprends rien :D)

  7. 14 décembre 2015 / 2h07

    Aaahhhhh enfin je l’attendais avec impatience cet article!!!! tres interessant en tout cas!:)

    • 19 décembre 2015 / 10h14

      Contente que ça t’ait intéressé, mais je n’en doutais pas 😀

  8. 14 décembre 2015 / 17h39

    Tres intéressant cet article, c’est super de voir comment ça se passe ailleurs. Quant au prof principal qui est la pour toute la scolarité, c’est bien si c’est un bon prof. Mais si on tombe sur quelqu’un avec qui le courant ne passe pas ça doit être loooong

    • 19 décembre 2015 / 10h15

      Oui, pour cette raison, j’aurais détesté ça… (j’étais une ado un peu rebelle, j’aimais bien confronter mes profs et ça clashait souvent)

  9. 14 décembre 2015 / 23h13

    C’est un aspect de la Hongrie que je ne connaissais pas du tout, j’ai été très intéressée par ton article !
    Il y a du bien et du moins bien, comme dans tout système ! Mais des choses surprenantes aussi !
    Perso, j’aurai aimé cette ambiance « promo » que je n’ai connu que lors de mes études d’assistante sociale …

    • 19 décembre 2015 / 10h16

      Je suis contente que ça t’ait plu, surtout que tu n’es pas dans l’enseignement ! 🙂 la promo, il y a du pour et du contre, c’est aussi « forcer » les gens à s’apprécier alors qu’il n’ont peut-être pas d’affinités et comme dans les films américains, on tombe vit dans le cliché des populaires et des vilains petits canards…

  10. 15 décembre 2015 / 20h51

    C’est marrant, en Autriche aussi les élèves gardent le même prof pendant tout un cycle. C’est super sympa de voir ce genre d’article avec les différences entre les systèmes scolaires. 🙂 xx

    • 19 décembre 2015 / 10h23

      Contente que ça t’ait plu 🙂

  11. Anaïs
    16 décembre 2015 / 3h22

    Super intéressant! et j’étais heureuse à la fin de mon master québécois de pouvoir avoir ma cérémonie des diplômes! après on s’étonne que les diplômes ne valent rien alors que personne te dit jamais « oh félicitations pour ta réussite! ».

    • 19 décembre 2015 / 10h24

      Oui ! Rien à voir avec parler à une secrétaire mal aimable !

  12. 16 décembre 2015 / 10h31

    L’organisation du système éducatif entre maternelle/primaire/lycée ressemble beaucoup au système allemand, ou du moins à ce que j’avais pu en voir lorsque j’étais dans la Hesse.

    • 19 décembre 2015 / 10h25

      Le système allemand doit être super intéressant à observer de l’intérieur, surtout vus leur compétences en langues !

  13. 16 décembre 2015 / 17h41

    C’est article est très intéressant. C’est toujours super instructif de savoir ce qui se passe ailleurs, et j’imagine que pour des professeurs, cela permet aussi de voir quels sont les bonnes et les mauvaises chose de chaque système et de pourquoi pas un jour arriver à un système vraiment au top pour l’apprentissage et l’épanouissement des écoliers. Le fait que ces enfants mangent que très tard et grignotent me fait dire que le système hongrois aurait deux trois trucs à revoir, parce qu’un enfant qui a bien mangé et qui n’a pas le ventre qui l’appelle est un enfant bien plus concentré et vivace. Il y a beaucoup de pays en développement malheureusement qui n’accorde que peu de budget à l’éducation, en Haiti il me semble que l’on était aux alentours des 5% voire même moins. Je te rejoins pour cette ambiance promo, comme toi si je vais chercher mon diplôme, ce sera à l’accueil de la fac, avec une secretaire qui aura pas forcement l’envie ou le temps de me recevoir. Certaines écoles françaises ont cette « ambiance » notamment celles d’ingénieurs il me semble.

    • 19 décembre 2015 / 10h28

      C’est une bonne question le budget alloué… ce serait à peu près 10%, et ça se ressent.

  14. Mathilde
    22 décembre 2015 / 6h11

    Très interessant! Comme tu le dit, c’est assez proche du systeme anglo-saxon il y a plein d’aspects qui me rapellent ce que j’ai vu en Nouvelle Zelande (sauf ce qui concerne le budget et la technologie bien sur). Meme si tout ces elements qui creent ce school spirit et cette unité sont tres motivant pour les eleves, j’apprecie quand même toujours l’enseignement que j’ai recu en france, qui me semble plus complet, avec plus d’heures de cours, plus de matieres sur le long terme, etc…

    • 30 décembre 2015 / 11h41

      On est bien d’accord ! le système français a plein de failles et de problèmes mais on a reçu plus de connaissances. Après y a sûrement une histoire de générations, pas sûre que les élèves d’aujourd’hui soient comme nous…

  15. 31 décembre 2015 / 13h20

    Je lis enfin ton article avec attention. Tu passes aussi toute ta journée à l’école ?
    C’est l’une des raisons pour laquelle je n’ai pas donné suite à une proposition en Turquie. Tu fais 16h mais tu as une présence à l’école incroyable.
    Sinon l’organisation via les camarades de classe et des profs qui sont toujours les même se rapprochent de ce qui se fait au Japon. Sauf qu’au Japon il y a des cycles de 2 ou 3 ans au bout desquels tu changes (liés aux orientations entre autre).

    • 1 janvier 2016 / 12h23

      Non, comme je suis sur plusieurs établissements et que je ne suis pas prof officiellement, je fais mes heures et je m’en vais. Impossible même de travailler à l’école : pas forcément de wifi, un ordi pour vingt enseignants, pas de place dans la salle des profs où chaque siège est assigné. Je ne sais pas ce qui se fait en Hongrie en termes d’enseignement technique ou professionnel, je vais me renseigner !

  16. Gicquel Corinne
    6 mars 2016 / 10h59

    Bonjour et merci pour ton site vraiment très intéressant. Je suis professeur des écoles en Bretagne et avec 3 de mes collègues nous sommes allées passer une semaine en Hongrie dans une école (à Pecs). Il y a quelque chose que nous n’avons pas bien compris, tu vas peut-être pouvoir nous renseigner ? Nous nous sommes intéressées aux 4 premiers grades (qui correspondent à l’école primaire en France). Il y avait une enseignante le matin qui faisait classe, surtout des cours et quelques exercices, puis l’après-midi une deuxième enseignante qui se chargeait des élèves qui ne rentraient pas chez eux et leur faisait faire les exercices entourés le matin par la première enseignante. Puis elle faisait de la garderie jusqu’à 16 h 30. Nous étions dans une école d’application, on s’est donc demandé si c’était organisé partout comme cela, et si les enseignantes de l’après midi avaient le même diplôme et la même paye que celles du matin. En plus, arrivent-elles à faire le même nombre d’heures que leurs collègues du matin ? Notre anglais est un peu juste et lorsque nous avons essayé de nous renseigner, nous ne sommes pas sûres d’avoir bien compris la réponse. Et puis les enseignantes étaient très réticentes pour parler salaire…
    Encore bravo pour ton site et tes expériences qui nous enrichissent tous !

    • 3 avril 2016 / 18h10

      Bonjour Corinne ! Ne vous inquiétez pas pour l’anglais un peu juste… parler d’argent est tabou ici en Hongrie. Je dois avouer que je ne sais pas comment ça se passe dans l’école primaire où je travaille mais en 5e et en 6e, la garderie est partagée entre deux des enseignants de la classe, dont le professeur principal. Je pense que cela compte parmi les heures d’enseignement hebdomadaires mais à un moindre pourcentage et le salaire est global, pas horaire. Je suppose que ces enseignantes que vous avez rencontrées servent de brigade, sont à l’école (c’est obligatoire d’être à l’école sur toute la journée même si on n’enseigne pas) mais font des remplacements au pied levé, du planning, des corrections etc.

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