Asie

Lever de soleil à Angkor Wat et Siem Reap

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Quittons un instant le froid canadien pour plonger en arrière : dans mon voyage au Cambodge de 2015. Après Battambang, je suis restée quelques jours à Siem Reap. Mon premier jour, je l’ai passé dans les temples principaux : Angkor Wat, Ta Prohm, Angkor Thom, le Bayon et le coucher de soleil sur Bakheng Hill.

Le deuxième jour, celui dont je vais vous parler maintenant, se divise en deux parties : l’observation du lever de soleil sur Angkor Wat et une déambulation dans Siem Reap et ses marchés.

Lever de soleil à Angkor Wat

J’ai hésité jusqu’au dernier moment, jusqu’au matin même. Je ne voulais pas tellement y aller, pour tout un tas de raisons :
– pas envie de me lever trop tôt (avant 5h)
– ni de participer à une activité trop touristique
– j’étais encore choquée de la montagne de déchets que j’avais vue la veille devant Angkor Wat
– le coût d’un tuk-tuk seule (15 dollars)

J’avais demandé aux autres filles du dortoir si quelqu’un voulait y aller avec moi mais personne ne m’a répondu affirmativement. Soit elles y étaient déjà allées, soit elles iraient un autre jour. Une avait déjà tout organisé de son côté et n’a pas voulu que je la rejoigne. Tant pis. J’ai eu peur de regretter, alors j’y suis allée, en réservant préalablement un tuk-tuk auprès de la réception de l’auberge de jeunesse.

Le trajet a été rapide mais il faisait froid (une dizaine de degrés) et je n’étais pas très bien. Quand je suis arrivée, il était déjà trop tard. L’étang principal était noir de monde. C’était beau… mais à quel prix ?

Lever soleil Angkor Wat

Foule Lever soleil Angkor Wat

Je suis restée moins d’une heure, et j’étais terrifiée à l’idée de ne pas trouver mon chauffeur. Mais lui m’a reconnu et m’a ramené à l’auberge où je suis retournée me rendormir. J’ai discuté avec l’autre fille de la chambre qui y était allée de mon ressenti. Elle m’a alors regardé d’un air dédaigneux en disant qu’elle, elle avait trouvé un spot top secret loin de la foule, de l’autre côté du temple et de l’étang, et qu’elle avait ainsi eu une vue parfaite, pas de monde, bref, une expérience idéale. J’étais un peu mode WTF.

Et une journée dans Siem Reap

Heureusement, j’avais rencontré trois personnes plus sympathiques la veille dans le tour organisé et on logeait donc tous dans la même auberge. On s’était donné rendez-vous en début d’après-midi pour se promener dans la ville, faire les marchés, boire un coup, manger, aller au night market.

Je n’étais pas à l’aise à l’idée de prendre des photos, surtout quand les commerçants étaient là. Beaucoup de mes photos sont donc ratées, floues d’avoir été prises trop vite ou en mouvement.

Pour la première fois, j’ai dû aussi négocier ! Je n’ai pas acheté grand-chose ce jour-là : un t-shirt avec des éléphants que je porte encore, quelques bijoux et un foulard. Les prix affichés sur les objets étaient gonflés à l’extrême, je me souviens d’une bague à trente dollars (US ; le Cambodge a deux monnaies mais les touristes utilisent les dollars américains). Je pense que j’ai fini par la payer autour de cinq. Comment évaluer le prix d’une marchandise ? Comment aider le vendeur ou la vendeuse sur son étal alors qu’il-elle a des dizaines de concurrents tout autour ?

Je me souviens qu’à un moment, on a traversé la rivière et cette partie-là de Siem Reap était plus calme, moins touristique, moins agitée. L’architecture y est plus belle.

Et puis, le soleil s’est couché et on a fini au Night Market. Que j’ai détesté, tout comme la vie nocturne de Siem Reap en fait. Avec d’autres personnes de l’auberge, j’avais déjà été dîner sur l’infameuse Pub Street lors de mon premier soir en ville. Pub Street, comme son nom l’indique, c’est la rue où l’alcool coule à flots, où les stands proposent des mygales ou des scorpions grillés, où l’on trouve tout un tas de restaurants cambodgiens mais aussi des pubs irlandais et des restos italiens.

J’avais suivi le groupe qui s’était décidé pour un restaurant avec un spectacle d’apsala, les danseuses traditionnelles cambodgiennes. Je ne suis pas fan du concept des dîners-spectacles, je trouve que c’est un peu manquer de respect envers les artistes. Les danses étaient très sexualisées, et toutes les tables autour de nous étaient occupées par des sexagénaires européens attablés avec de jeunes cambodgiennes trois fois plus jeunes qu’eux. Cela m’avait légèrement mis mal à l’aise…

J’ai donc écourté la soirée et suis rentrée à l’auberge, après une bonne après-midi tout de même qui avait rattrapé le fiasco du matin. C’est très rare que je fasse des activités avec les autres voyageurs, je suis plutôt solitaire jusqu’au bout mais dans un voyage de plusieurs semaines, il fallait casser un peu ma solitude, c’était agréable. Mais je n’ai pas recommencé depuis !

Il fallait de toutes façons que je ne me couche pas trop tard : le lendemain, j’avais un autre tour de prévu, cette fois-ci pour aller dans des temples moins connus : Pre Rup, East Mebon, Ta Som, Prea Khan et Banteay Srey (mon préféré !). Je devais aussi revenir sur Phnom Penh pour partir à Kep. Mais tout ça fera l’objet de prochains articles !

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Un commentaire ?

13 commentaires

  • Ohlalala, mais quelle horreur ce monde ! 😮
    Je ne sais pas si je l’aurais fait…
    Oh et le diner spectacle… j’imagine bien comme tu as dû être mal à l’aise ! 😮
    Ahah !
    Bon ça fait des souvenirs 😉

    • Et des leçons de choses à ne pas reproduire 😀
      Non, en vrai je ne regrette pas d’y être allée, ça montre aussi qu’on ne peut pas tout aimer en voyage.

  • Je comprends pourquoi tu as mis si longtemps à en parler.
    En lien avec le commentaire de Tania, je n’y suis pas allée au lever ou coucher du soleil, sans aucun regret. Et en journée, le lieu était magnifique et désert.
    Et j’ai également trouvé le Night Market absolument inintéressant, surtout qu’il y a d’autres endroits plus sympas pour se promener dans la ville. Par contre comme on approchait de la fête de l’eau, il y avait des décorations lumineuses partout et c’était très beau.

  • Comme Lolli, je trouve ça top que tu racontes les choses telles que tu les a ressenti. C’est bête à dire mais j’ai l’impression que peu de blogueurs le font.
    Comme toi, j’avais été choquée à Siem Reap des vieux occidentaux blancs qui se soulaient avec une jeune cambodgienne à leur bras. J’avais préféré les temples à l’écart. En lisant ton article, je me dis que j’ai rien loupé avec le coucher de soleil dans la foule.

  • oh la fille qui se vante d avoir trouvé le spot top secret….
    j imagine que depuis c est pas mieux voir même que ça s est dégradé
    je devais faire une soirée danse resto à Bali mais je sais plus pkoi je ne l ai pas fait
    je garde un bon souvenir de un en Thaïlande même si j avais été l objet de pas mal d attention des thaïlandais qui m entourais
    poas habituée à voir des noires apparemment