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Lillafüred : journée de la loose dans la campagne hongroise

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Chose promise chose due : le récit de ma journée de la loose – mais très drôle – dans la campagne hongroise autour de Lillafüred. Début mai, je suis allée retrouver ma copine qui vit à Miskolc (ville perdue au nord-est de la Hongrie, très moche et industrielle) pour faire un day trip à Lillafüred – tiens mon correcteur ne connaît pas, c’est étrange…

Lillafüred, c’est une station balnéaire posée entre eau et montagnes, bleue et verte, avec plusieurs petites attractions.

L’hôtel Palota

On a oublié d’aller voir l’intérieur art déco de l’hôtel Palota, c’est dommage. De toutes façons, à 180€ la nuit minimum, soit plus de la moitié de notre salaire de 300€ mensuels, je ne suis pas sûre qu’ils nous laissent même rentrer, comme à l’hôtel Gellert de Budapest que deux vigiles encadrent en permanence.

Hotel Palota Lillafured

Lillafured
C’est assez bien aménagé, il y a des panneaux partout en hongrois mais avec des images et il y a une promenade fléchée en bas de l’hôtel. On commence par découvrir une mini-grotte. L’effet wouah de l’hôtel passé, ça aurait dû nous mettre la puce à l’oreille : Lillafüred est célèbre pour avoir certains des monuments ou curiosités les plus… grands/beaux/importants de Hongrie. La taille de la grotte était en fait à la mesure de cette journée, entre euphémisme et superlatif.

Les jardins suspendus, le labyrinthe, la chute d’eau

Lillafured

On se met ensuite à chercher la plus haute chute d’eau de Hongrie… qui fait 20 mètres. Heureusement, il avait plu la nuit précédente mais c’était vraiment une bébé-chute d’eau. Rien à voir avec Niagara ou Gullfoss (#voyageuseblasee). Mais j’ai joué avec les pauses longues de mon appareil pour la première fois !

Lillafured

Je n’ai même pas pris de photos du jardin suspendu tellement j’ai été déçue. Quelques fleurs basiques – et ce n’est pas une question de saison, ici il fait plus de 25 degrés depuis presque deux mois – et absolument aucun composition florale. Par contre, le panneau « labyrinthe » a attiré notre attention. Et regardez ce qu’on a trouvé :

Lillafured

C’est un labyrinthe pour souris, pour chats ?! Qui va s’y perdre, sérieusement ? J’en avais fait un dans les Jardins du Monde de Berlin, et en comparaison, ça… j’étais sans voix. Comme souvent en Hongrie.

Faire le tour du lac de Lillafüred

Pour se remettre de nos émotions, on se lance dans une petite randonnée. Le parc fait plusieurs hectares mais on décide de se contenter de faire le tour du lac. Munies d’une carte vaillamment demandée en hongrois à la dame de l’office du tourisme (kerek a terkepet) on commence à marcher.

Le long de la grande route tout d’abord, ce qui n’est pas cool, puis dans des petits chemins boueux. On s’enfonce jusqu’aux chevilles à certains endroits mais ça reste drôle. Mes copines veulent faire du pédalo, mais vu notre facteur chance depuis le début de la matinée (parce qu’on a aussi eu des galères de transport), je refuse.

Lillafured

Lillafured

Lillafured

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La grotte Istvan

Il y a quelques 800 grottes dans le parc mais on s’est décidées pour la plus grande, censée contenir un lac souterrain et guérir les problèmes respiratoires. On arrive juste à temps pour la visite guidée et je nous obtiens des tarifs réduits dans un hongrois si parfait qu’on commence à nous parler longuement. Comment dire… On explique que non, on ne comprend rien et on nous remet un petit prospectus en anglais. Mais lire dans une grotte, c’est pas facile.

Dans la grotte, il y a énormément de stalactites et stalagmites auxquelles mes photos ne rendent pas hommage. Le spectacle est apocalyptique. Le guide a l’air super intéressant et les autres visiteurs sont hilares, mais nous… on sourit un peu stupidement quand un awkward laugh ne nous échappe pas.

Une de mes copines ironise « on nous a promis un lac mais après le labyrinthe et la chute d’eau, vous allez voir que c’est une flaque d’eau… » et effectivement, on passe devant une petite flaque. On rit mais non, c’est pas ça le lac ?! Quelques instants plus tard, la visite se termine, on n’ira pas au bout de la grotte pour des raisons que nous n’avons pas comprises. On ne saura jamais s’il y a vraiment un lac ou bien une simple flaque d’eau. Journée de la loose.

Lillafured

Lillafured

Lillafured

Mes copines restaient dormir mais moi je devais rentrer à Budapest. Grand moment de solitude à la gare où il y avait un problème technique qui faisaient circuler les trains en retard. Tout en hongrois, sans personne qui ne parle anglais – au fin fond du pays – avec l’heure du dernier train qui approche. Ne rien comprendre, ne pas pouvoir suivre les mouvements de foule, les gens qui sympathisent autour de l’attente. Deux autres touristes sont venus me demander ce qui se passait dans un hongrois encore pire que le mien, ça m’a amusée, avant de me conforter dans ma décision que non, le choc linguistique ça suffit pour les week-ends et les vacances, pas sur le long terme… et je suis rentrée sans encombres !

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