Europe

Florence et Lucca

Il faut une longue introduction à cet article sur Florence et Lucca.

Quand j’étais en seconde, j’ai commencé à apprendre l’italien. Je détestais l’espagnol et cette nouvelle langue est apparue comme une évidence. Je me suis vite prise au jeu, la prof était géniale, j’adorais mes camarades différents du reste de la journée puisque les quatre classes pouvaient suivre cette option. Et on est partis en voyage scolaire à Florence au printemps 2004, en train de nuit.

J’ai attendu douze ans pour y revenir, soit 2016. Ma copine australienne rencontrée à Melbourne passait un semestre à Florence, c’était l’occasion idéale d’y retourner pendant quelques jours (Florence a plein de campus délocalisés d’universités anglo-saxonnes). Mais comme je vivais en Hongrie à l’époque, toute opportunité pour m’échapper était à saisir. J’ai donc posé un jour de congé dans chaque établissement scolaire où je travaillais et j’ai pu partir huit jours au mois de mai.

J’ai atterri à Milan, suis partie directement pour Florence en train et j’y suis restée un jour et demi. Le vendredi avec ma copine, nous sommes allées à Lucca, Lucques en français. Le week-end, je devais la suivre dans les Cinque-Terre mais je n’avais malheureusement pas le budget pour. Je suis allée à Bologne à la place, ville que j’ai adorée. Et j’ai fini mon séjour en Italie par vingt-quatre heures à Milan pour m’en forger ma propre opinion, avant de revenir à Budapest le sac chargé de produits frais.

Florence

J’ai beaucoup vagabondé dans les rues, au hasard des tournants, entre les averses, alors que les souvenirs d’école remontaient. Je ne retourne pas souvent dans des lieux où je suis déjà allée, c’était une expérience nouvelle pour moi.

Architecture Florence

David Florence

Italian Renaissance Architecture

piazza-signorina-florence

Bien sûr, mes pas m’ont emmenée au Duomo. On l’avait grimpé quand j’étais venue avec l’école, et on avait visité le baptistère aussi. Mais cette année, j’étais trop fauchée. Comme je ne gagnais que 300 euros par mois à Budapest, je ne pouvais pas me permettre de visiter des monuments trop chers quand je partais en voyage. L’entrée au Duomo était à 15 euros, c’était trop pour mon budget, sans parler de la foule. Tant pis !

Florence Duomo

Florence Duomo

Florence Duomo

Puisque toutes les églises à Florence sont payantes et qu’aucune ne coûtait moins de huit euros, je me suis donc contentée de les admirer de l’extérieur. Par contre, parmi les activités peu coûteuses, il y a les Free Walking Tours. J’en ai fait un, sur le thème des Médicis, qui m’a permis de passer le temps en apprenant quelques anecdotes. C’est en anglais et vous trouverez plus d’informations ici.

J’ai choisi une seule visite, la Maison de Dante, parce que le billet est à quatre euros et parce que c’est un auteur très important à la fois pour la littérature moderne mais pour l’Italie aussi. C’est la Divine Comédie qui a fédéré la langue italienne autour du livre. J’ai beaucoup aimé voir les vieux manuscrits, les jeux de pouvoir entre familles rivales dignes de Game of Thrones, l’architecture alambiquée de la maison en coins et recoins et passages secrets. La vue de la fenêtre n’a sûrement pas beaucoup changé depuis le 14e siècle ! Pas de passage au Musée des Offices pour moi, c’est le musée le plus ennuyeux que j’ai pu visiter de toute ma vie. Sauf pour la Vénus de Botticelli et les tableaux du Titien.

Manuscripts Dante Florence

View from Dante's house Florence

À Florence, j’ai évidemment mangé. Ma copine est une foodie donc elle m’avait passé pas mal d’adresses, notamment un marchant de sandwiches absolument fabuleux, All’Antico Vinaio, et une ou deux glaciers, notamment Gelateria dei Neri. Le matin en chemin vers le centre-ville, j’ai fait comme souvent : j’ai trouvé une boulangerie et j’ai baragouiné en italien ce que je voulais. Un cannolo au Nutella en l’occurrence. C’était encore meilleur d’avoir réussi à le commander en VO !

Florence ne serait pas Florence sans le Ponte Vecchio. Il tient debout depuis le milieu du XVe siècle et les bijouteries vendent du rêve. Les fenêtres que vous voyez sur la première photo ci-dessous, c’était le passage secret des Médicis qui leur permettait d’aller d’une rive à l’autre, d’un palais à l’autre, sans se mêler à la foule.

Ponte Vecchio Florence

Ponte Vecchio Florence

Et puis je suis aussi montée à la Piazzale Michelangelo, un petit parc en hauteur qui permet de voir toute la ville. L’ascension m’a laissée à bout de souffle, mais la vue valait le coup. Par contre, je suis redescendue en bus…

Florence view

Florence view

Lucca

Lucca est une toute petite ville fortifiée à côté de Florence. La vieille ville est très bien préservée, histoire, patrimoine, tout y passe. Les ruelles invitent à se perdre, il y a des tas de bons restos et on peut faire le tour des remparts. Les églises sont très belles, gratuites (enfin !) et il est possible de monter au sommet des tours de garde de la ville. Je ne l’ai pas fait, probablement parce que c’était fermé, mais j’aurais bien aimé. J’aime voir les villes d’en haut.

Lucca Italy

Lucca Italy

Lucca Italy

Lucca Italy

Lucca Italy

Lucca Italy

Lucca Italy

Lucca n’est pas particulièrement extraordinaire, mais ça permet d’échapper à la foule et de découvrir autre chose pendant quelques heures. J’avais une collègue qui y avait fait son Erasmus et en gardait d’excellents souvenirs, c’est sûrement une de ces villes qu’on habite plutôt qu’on visite.

Avec cet article se clôt ma semaine italienne de 2016. C’est d’ailleurs en me levant à 3h du matin pour aller attraper un avion à 6h que j’ai reçu l’invitation pour le PVT Canada ! Mes promenades se sont donc accompagnées de beaucoup de day dreaming où j’essayais de décider où j’allais aller, ce que j’allais faire, où j’essayais d’imaginer ma vie là-bas. Et de beaucoup de glaces, parce que c’est l’Italie. Normal.

Vous avez remarqué le nouveau thème ? La page d’accueil notamment a beaucoup changé avec un classement par catégories plutôt que chronologique. J’espère que cela vous plaît !

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