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Bologne, un gros coup de coeur

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Bologne et moi, on a mal commencé. Et puis on s’est adorées. Dans ma bucket-list voyages pour l’année (scolaire) dernière, il y avait l’Italie, car ma copine australienne Brit allait étudier à Florence. On a donc organisé une longue semaine au mois de mai en jouant un peu sur mon emploi du temps et les jours fériés et on devait aussi se rendre dans les Cinq-Terres. Malheureusement, je n’avais pas du tout le budget et ne me voyais pas passer plusieurs jours à Milan, ville d’où repartait mon avion pour Budapest… Il me fallait une autre destination, et grâce à des recommandations, j’ai choisi Bologne.

Façade Bologne

Je suis arrivée à Bologne en train un vendredi midi sous le soleil, pour exactement 48h. J’ai posé mon sac à la très bonne auberge de jeunesse à côté de la gare, We_Bologna, et suis repartie de suite, via la rue principale, pour rejoindre le centre. Affamée, assoiffée, je n’ai pas compris pourquoi j’avais quitté la magnifique Florence pour cette ville si sale et si brouillon.

Rues Bologne

Et puis je me suis assise, j’ai mangé sur le pouce dans une petite boulangerie et je suis repartie. Je cherchais la place principale, qui pleine de monde à l’issue d’un festival ne m’a pas impressionnée plus que ça. En fait, je n’apprécie pas ne pas avoir de carte de la ville ni d’objectifs, une liste de choses à faire, voir ou manger. Je n’avais pas eu le temps de préparer mon séjour.

Je ne sais pas si vous êtes comme moi quand vous découvrez une nouvelle ville ou si vous acceptez de partir à l’inconnu, mais il me faut un plan d’attaque, en tous cas pour les premiers instants. J’ai récupéré une carte avec un itinéraire de visite à l’Office du Tourisme, un mail de conseils reçus et suis allée m’installer à la bibliothèque. Une fois ma carte griffonnée, j’étais prête à partir et changer ma première impression. Et effectivement : j’ai adoré Bologne.

La Piazza Magggiore

C’est le coeur de la ville, et on peut comprendre pourquoi. Vieilles pierres, espaces de rassemblement, bibliothèque ultra-moderne à l’entrée gratuite et au wifi qui fonctionne, toutes les grandes artères y mènent. Il y a des petits passages sur les côtés et des portes cochères à pousser. Il y a aussi un jeu d’écho dans l’arcade Voltone del Podesta, où un murmure à un coin est censé se transporter de l’autre côté. Désavantage du voyage solo, je n’ai pas pu tester. Et je n’ai pas non plus visité la grande église de la place.

Piazza Maggiore Bologne

Fontaine Neptune Bologne

Coupole Bologne

Piazza Maggiore Bologne

Arcades Bologne

L’ancienne université

📍Via dell’Archiginnasio

Sans l’itinéraire, je n’aurai jamais trouvé cet endroit un peu étrange et original : le Palazzo dell’Archiginnasio, le tout premier siège de l’Université de Bologne, qui est par ailleurs la plus vieille du monde – elle a été fondée en 1088. Je suis allée à la Sorbonne donc j’ai l’habitude des amphis un peu classe et d’avoir l’impression de s’asseoir dans et sur des siècles d’histoire mais là c’est autre chose. Il suffit d’entrer, pousser les portes et ne pas hésiter à poser des questions. Il y a deux pièces visitables, le théâtre anatomique et la bibliothèque. Alors que je m’apprêtais à payer les trois euros réglementaires, l’entrée était en fait gratuite, bonne surprise !

Palazzo Archiginnasio Bologna

Palazzo Archiginnasio Bologna

Palazzo Archiginnasio Bologna

Palazzo Archiginnasio Bologna

Palazzo Archiginnasio Bologna

Le Quadrilatère

Tout le centre-ville de Bologne est dissimulé sous des arcades. Plus ou moins richement décorées, colorées ou sombres, avec ou sans fresques, cela donne un air très raffiné à la ville. Les bâtiments ont des couleurs chaudes, ne sont pas très hauts, c’est une ville à taille humaine vraiment agréable.

Bologne

Arcades Bologne

Rues Bologne

En Italie, je me suis pliée au régime italien et j’ai mangé une glace par jour. Pour trouver un glacier, j’ai tout simplement observé les enseignes… et les queues devant. J’ai fini par choisir un endroit où une vingtaine de personnes attendait patiemment leur tour. La femme devant moi à qui j’ai demandé si les glaces étaient bonnes a tari d’éloges. Et effectivement, j’y suis retournée le lendemain, j’y ai mangé les meilleures gelati de ma semaine italienne !

🍦Cremeria Funivia, Via Porrettana

Crematoria Funivia Bologna

La vue depuis la Tour Asinelli

Une des raisons pour lesquelles j’ai beaucoup aimé Bologne, c’est parce que la plupart des monuments sont gratuits ou abordables – moins de cinq euros en moyenne, alors qu’à Florence la moindre entrée coûte sept euros au minimum, églises incluses. Quand j’ai vu que grimper la Tour Asinelli ne coûte que quatre euros, je n’ai pas hésité longtemps. Il  y a un peu de queue et il faut être relativement en forme pour attaquer les 498 marches – mais la vue était sublime. Aucun regret !

Torre Bologna

Vue de Bologne

Vue de Bologne

Vue de Bologne

Vue Bologne

La Piazza San Stefano

Autre monument gratuit et assez intriguant : le complexe d’églises qui en rassemble quatre (il y en a eu jusqu’à sept) qui ont fusionné – au travers d’un dédale de niveaux, de passages et de cloîtres. Il y a même le wifi dans le dernier cloître ! La visite est vraiment intéressante, ne manquez pas le petit jardin au fond avec le chat très amical.

San Stefano Bologne

San Stefano Bologne

San Stefano Bologne

Et le reste de la ville est tout aussi charmant. J’ai beaucoup marché, mais détesté le quartier de l’université, assez mal famé. Il y avait une cérémonie, c’était en fin d’après-midi, les gens un peu saouls ne m’ont pas rassurée alors je suis partie. Le lendemain, avec mes camarades de chambre, je suis revenue sur mes pas et ai passé un certain temps à chercher la fenêtre sur le canal... (cette photo est une de mes préférées, toutes destinations confondues)

 

Et puis j’ai pris un aperitivo, bu beaucoup de café, parlé italien avec des gens adorables et patients devant mon manque de pratique (dix ans, depuis le bac !), mangé du ragu à la bolognaise avec des tortellini. Si j’avais eu plus de temps, j’aurais marché jusqu’à la colline adjacente qui permet d’avoir un autre point de vue sur la ville. Bologne est presque parfaite, j’aurais voulu y rester plus longtemps et zapper l’étape milanaise !

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