Costa Rica

15 jours au Costa Rica

Article mis à jour le

En décembre 2018, je suis partie deux semaines au Costa Rica. C’était mon premier voyage en Amérique Centrale / du Sud, je n’avais pas été plus bas que la Nouvelle-Orléans ou Miami. Le choix du Costa Rica a été plutôt simple : mon copain a un ami qui y vit, un Costaricien qui a fait une partie de ses études en France. Ils sont restés en contact depuis et on est allés à la fois lui rendre visite et prendre le soleil, parce que l’hiver canadien est un peu rude.

Nous avons passé notre premier week au Costa Rica chez notre ami (jour 2 et 3), puis nous sommes partis six jours en road-trip. Nous sommes revenus le jour 9 et avons passé la seconde semaine de notre voyage à Alajuela, sauf pour un second mini road-trip dans la Vallée Centrale (Irazu, Turrialba, Guayabo, Cartago, jours 13 et 14).

Ce long article chronologique va présenter notre voyage au jour le jour, avec une seule photo quotidienne. Si je suis parfois expéditive, c’est parce que d’autres articles plus détaillés suivront, probablement par zones géographiques (la vallée centrale, Monteverde, San José, etc.). Pour passer directement à un jour particulier, cliquez sur le sommaire ci-dessous !

 

Jour 1 : le voyage

On avait deux options : avoir sept heures de correspondance à Toronto ou juste une heure trente. Au Canada en hiver, le risque de tempête de neige n’est jamais très loin, donc on a opté pour la sécurité. Mais notre premier vol Winnipeg – Toronto partait à six heures du matin. C’est tôt. Heureusement, l’aéroport de Winnipeg est à dix minutes de voiture et la queue n’est jamais longue à la sécurité, elle l’est plus au Tim Hortons.

L’avion a décollé avec une heure de retard. Mais ce n’est pas grave, puisqu’on avait sept heures à tuer à Toronto ! Une fois en escale, on a fait le tour du terminal 1 côté vols domestiques, pris un petit déjeuner, puis un déjeuner tardif, et il était l’heure d’aller du côté des départs internationaux. Il y a cinq heures de trajet entre Toronto et la capitale du Costa Rica, San José, sur un vol avec Air Canada Rouge. Air Canada Rouge, c’est la version low cost du transporteur national : pas de repas, pas d’écran, pas de place. Mais c’est pas cher alors on assume !

On devait arriver à San José à 21h30. Mais rien ne s’est passé comme prévu. On a dû attendre une heure sur la piste qu’un avion décolle pour libérer une porte, car sinon notre avion n’avait nulle part où aller. Le passage de l’immigration a été très rapide, il y avait beaucoup de guichets ouverts et les agents ne veulent savoir qu’une seule chose : la ville où vous logez. Par contre, après, on a attendu une heure pour récupérer nos sacs. Puis encore presque une heure pour sortir de la zone sécurisée, car il faut passer ses valises dans un scanner. Il était plus de minuit quand on est sorti de l’aéroport pour retrouver notre ami. C’était un bon premier contact avec le pays : les choses se font, mais à leur propre rythme, sans efficacité pratique. OK !

Jour 2 : Alajuela

Pablo habite à Alajuela, la meilleure ville du pays selon lui. C’est vrai qu’on y est bien : il fait beau constamment avec un peu de vent, ce qui évite de trop souffrir de la chaleur. Au Costa Rica, la météo varie très rapidement très vite : il peut faire 30 degrés à l’ombre dans une ville et 15 degrés dans la ville suivante si elle est en altitude.

Pour notre premier jour, on laisse les gros manteaux d’hiver, les écharpes, les gants et les bonnets dans un placard pour les troquer contre un short et un débardeur. Le Canada semble déjà loin.

J’ai mangé mon premier (et pas mon dernier) petit déjeuner costaricien typique : du riz avec des haricots, un oeuf sur le plat et du fromage frit.

On est allés au marché, qui était une explosion de couleurs et de saveurs. En expliquant aux vendeurs que nous étions étrangers (et pas américains. Ils n’aiment pas les Américains), on a pu goûter tout un tas de fruits que je n’avais jamais vus avant, pas même en Australie ou en Asie du Sud-Est.

Et puis nous avons fait un tour dans le centre-ville d’Alajuela. Tout le monde était dehors, il y avait de la vie, de l’activité, de la musique, des enfants qui jouaient, du soleil, tout l’inverse de Winnipeg en plein mois de décembre. Premières églises et premier lézard, aussi. J’avais l’impression de retrouver l’Espagne de mon enfance, tout était étrange et familier à la fois.

Alajuela iglesia Costa Rica

Jour 3 : le Musée National du Costa Rica

Journée plus calme que la veille où tout s’est concentré en un après-midi : on a fait un tour dans le quartier autour du Musée National, on a passé plusieurs heures dans le Musée qui est extrêmement riche et intéressant, et puis on est repartis parce qu’on devait aller chercher la voiture de location avant 18h.

Musée national du Costa Rica

Jour 4 : le parc Carara et Tarcoles

Premier jour de notre road-trip ! On est parti en direction du sud-ouest pour atteindre le parc de Carara avec un passage par le Rio Tarcoles, un pont en-dessous duquel vivent des dizaines de crocodiles. C’est très impressionnant et effrayant à la fois de les voir en liberté d’aussi près.

Le parc Carara était notre second arrêt. Forêt tropicale, singes hurleurs, agouti, lézards… le tout dans un endroit sans touristes et assez calme. On y a passé 2 heures environ, mais sans faire tous les chemins de randonnée et en s’arrêtant discuter avec un vieux naturaliste américain qui nous a montré plein de choses sur les arbres.

Après, on est allés voir la plage de Tarcoles, juste pour voir, et on a fait une pause dans la petite ville de Quebrada Ganado, parce qu’il faisait plus de trente degrés et qu’on avait un peu chaud.

On a dormi à l’hôtel Cerro Lodge, qui a des singes et des perroquets en liberté, une piscine ainsi qu’un très bon dîner et petit déjeuner sous forme de buffet.

animaux Costa Rica

Jour 5 : Monteverde et orchidées

La journée a mal commencé. On voulait aller à Monteverde, voir la cloud forest. Il y a trois réserves accessibles au public, plus ou moins touristiques. J’avais choisi d’aller à la Réserva Bosque Nuboso Santa Elena, parce que j’avais trouvé que c’était la moins fréquentée et tous les bénéfices sont reversés à l’école du coin. Mais en entrant Santa Elena dans le GPS… ça ne nous a pas emmenés où on le souhaitait. On a fait un détour d’au moins 1h30 avant de comprendre qu’on partait vers l’est, la mauvaise direction, alors qu’on devait se diriger au nord-est. Ajoutons aussi que la fin de la route pour Monteverde n’est que de la piste. Un trajet de 145 km nous a pris 4h30… c’est révélateur de l’état des routes et de la circulation au Costa Rica.

Le parc m’a plu mais j’aurais aimé y passer plus de temps pour rentabiliser les 16 dollars payés pour y accéder. On s’est perdu plusieurs fois, on n’a pas effectué le trajet que l’on souhaitait mais la différence de végétation entre la forêt sèche de la veille et cette forêt humide au ras des nuages était flagrante. On a marché 5 km mais avec un dénivelé de 61 étages !

Reserva Santa Elena cloud forest Monteverde

 

Le jardin des orchidées
La fin de l’après-midi, on l’a passée au jardin des orchidées de Monteverde, qui a des milliers d’orchidées miniatures. La visite guidée est très drôle et amusante, on apprend plein de choses : la gousse de vanille par exemple est le fruit d’une orchidée !

On a dormi dans une chambre privée à l’auberge de jeunesse Pension Santa Elena, c’était pas cher et très correct. La ville fait peur au premier abord, j’ai eu l’impression de me retrouver à Cairns ou Airlie Beach dans un paradis pour backpackers car des panneaux criards promettent des réductions sur des activités tous les dix mètres. Mais finalement, la foule se tasse et c’était agréable d’être dans une petite ville où tout pouvait se faire à pied sans avoir besoin de prendre la voiture.

Jour 6 : Sarchi, Grecia

On est partis à 8h45 et on est arrivés à Sarchi vers midi. Sarchi, c’est la capitale de l’artisanat au Costa Rica, célèbre pour sa charrette multicolore qui est entrée au patrimoine mondiale de l’Unesco. J’avais mal lu le Lonely Planet et j’avais compris qu’il y avait un marché central à Sarchi. En fait non, pas du tout, les vendeurs de souvenirs et d’art sont disséminés dans la ville. On a fait un petit tour en chassant le motif qui se trouve vraiment partout, des bancs aux murs en passant par les poubelles et les lampadaires, mais finalement le meilleur moment de la journée, ça a été une pause milkshake dans un petit café tenu par une dame adorable.

Sarchi Iglesia

On s’est aussi arrêtés à Gracia, la ville suivante, qui a une très belle église. Et on a cherché désespérément les chutes d’eau de los Chorros, parce que c’était un peu nul d’être au Costa Rica sans avoir vu de chutes d’eau. En fait, la plupart se trouvent sur des terrains privés, appartenant à des hôtels ou à des complexes touristiques, et cela peut coûter jusqu’à trente dollars d’y accéder. Il y  a des chutes d’eau accessibles et visibles gratuitement, mais elles ne sont pas toujours très bien indiquées. Celles-ci se trouvent dans un parc municipal. Mais l’accès était fermé depuis plusieurs mois… Fail.

Le soir, on a dormi à Ciudad Quesada, une ville dortoir proche du parc où nous nous rendions le lendemain. L’hôtel qui vendait du rêve sur le papier était en fait complètement vide, sans services et sans amabilité. Je ne vous le recommande donc pas ! (C’est le Tina Eco Lodge).

Jour 7 : le parc Juan Castro Blanco

Cette journée rattrape les quelques échecs de la veille. J’avais volontairement choisi d’aller dans des parcs peu connus, plus isolés, plus éloignés du sentier touristique classique (pas de visite à Manuel Antonio par exemple). Le parc Juan Castro Blanco répond à tous ces critères… tellement qu’on s’est retrouvés devant une barrière close, un jeudi matin à 10h. En fait, le parc n’est officiellement ouvert que le week-end. Que faire ? Heureusement, on a croisé un homme qui travaille pour la compagnie qui semble exploiter les abords du parc et il nous a renseigné sur les sentiers et rassuré sur le fait que oui, le centre est fermé mais le reste est praticable.

Sans ce monsieur, on n’aurait jamais trouvé le sentier, dont le début n’était pas fléché, et on n’aurait jamais fait cette magnifique randonnée. J’en reparlerai plus longuement mais je vous laisse avec juste une seule image, celle du lagon vert.

Pozo Verde Juan Castro Blanco

Le soir, on a dormi juste à côté du parc, à l’Albergue Pozo Verde. On avait notre propre petit chalet penché en flanc de montagne, les deux propriétaires étaient adorables, le fils à la gestion et aux travaux et la maman à la cuisine. C’était une de nos journées préférées, de la marche à l’hôtel, tout était parfait.

Jour 8 : Zarcero et Orosi

On a passé cette journée presque entièrement dans la voiture et on a juste fait deux arrêts : Zarcero, une petite ville aux statues végétales psychédéliques sur la place de l’église, et le mirador d’Orosi, qui permettait de voir la vallée entière. Cette région du Costa Rica a beaucoup de bains thermaux mais cette activité s’est soldé par un échec, car les bains thermaux d’Orosi sont en fait la piscine municipale, avec trois petits bassins et des enfants qui couraient partout. Heureusement, on était dans un super bel hôtel, le Orosi Lodge, ce qui a permis de sauver un peu la journée.

Orosi Valley

Jour 9 : Tapanti et Cartago

Comme plus tôt dans la semaine, une journée ratée est souvent suivie d’une super journée très prolixe. On a commencé par aller se promener dans le parc national de Tapanti. Il n’était pas sur mon itinéraire initial mais la proximité du parc de la ville d’Orosi et sa description m’ont vendu du rêve. En effet, le parc est génial et inscrit à l’UNESCO.. mais c’est l’endroit le plus pluvieux du Costa Rica, ils reçoivent jusqu’à sept mètres de pluie par an ! J’ai donc fait ma première randonnée sous des trombes d’eau.

Tapanti Park Costa Rica

On a ensuite pris une route scénique, entre les averses, on s’est arrêté à plusieurs points de vue, et on a fait une pause méritée dans la ville de Cartago. On a passé une heure dans le marché municipal, frémissant de vie, d’échoppes et d’odeurs, c’était trop cool ! Et puis on est retournés sur Alajuela, on devait rendre la voiture à côté de l’aéroport. C’était la fin de nos six jours de road-trip.

Jour 10 : Fraijanes

Dimanche très tranquille : on a simplement fait un pique-nique dans un parc municipal très canadien, avec des sapins et des chalets en bois autour d’un lac. L’entrée était payante mais le parc était grand, avec beaucoup d’infrastructures. Par contre, il est en hauteur donc il y a du vent !

Fraijanes Costa Rica

Jour 11 : San José

On est le 24 décembre et avant de fêter Noël, on va faire un tour à San José, la capitale du Costa Rica, aperçue seulement lors de notre troisième journée et notre visite du musée national. La journée a été complètement épique. Nos amis nous avaient longuement sermonné sur la sécurité, la criminalité, les pick-pockets, les dangers d’avoir l’appareil photo en bandoulière… Donc nos appareils photo sont restés dans les sacs et on a fait toutes nos photos au téléphone.

Le bus local fonctionne super bien, il y a des liaisons Alajuela – aéroport – San José toutes les quelques minutes, dès qu’un bus part un autre prend sa place. Deux compagnies se disputent le marché, coûtent le même prix, il n’y a aucune différence sinon que la gare routière de l’une n’est pas vraiment officielle, c’est un poteau dans la rue.

On a passé quelques heures à déambuler dans les rues, entre le théâtre national et le Barrio Amon, on a trouvé du street-art, mangé une glace sur la plaza de la Culture, c’était cool. Par contre, le marché était vraiment nul !

Plaza Cultura San Jose

Et Noël ?
C’était Noël; et on a été accueilli dans deux fêtes, dans deux familles aux ambiances complètement différents. Au menu ? Du riz et des haricots, le plat national. Il n’y a pas de tradition fixe, chaque famille cuisine ce qu’elle veut.

Jour 12 : rien !

Jour 13 : Irazu et Turrialba

À 3 400 mètres d’altitude
Nouveau road-trip, mini celui-ci ! On a repris la direction de la vallée centrale pour voir des volcans, des ruines et manger, en résumé. Le volcan Irazu était le seul volcan facilement accessible à ce moment-là, pas mal d’autres (dont le Poas) étant fermé au public pour causes d’éruptions. Par conséquent, c’était le site le plus touristique que nous ayons visité, et l’un des plus chers aussi (15 dollars). C’est aussi la première fois que je me retrouve aussi haut : à 3 423 mètres d’altitude. C’est une sensation étrange, on s’essouffle très vite, on tombe presque en hypoglycémie.

Costa Rica Irazu

Je retiens de cette journée un fantastique chocolat chaud (au Ranch de Zapito) et une après-midi à discuter avec les tantes de notre ami. L’hospitalité costaricienne était vraiment très agréable.

Jour 14 : Guayabo et Cartago

Après un petit déjeuner à base riz-haricots-oeuf-fromage dans un soda, un petit restaurant de route, on a visité le seul site archéologique du Costa Rica : Guayabo. C’est un ancien village qui date d’environ 1000 avant JC et qui est progressivement restauré. La visite est très intéressante, le parc est balisé, il y a plein de panneaux explicatifs : c’était très positif, même si on n’a pas vu de paresseux dans les arbres.

Sur le chemin du retour, on s’est arrêté à la basilique de Cartago, magnifique et gigantesque.

Costa Rica Guayabo

Jour 15 : le retour

Et il était temps de quitter le Costa Rica et revenir à Winnipeg, où un petit -25 nous attendait – soit un choc thermique de 50 degrés de différence. J’ai aussi regretté de ne pas avoir acheté plus de chocolat Britt en découvrant à quel point ils étaient délicieux à l’aéroport (et trois fois plus chers qu’en supermarché). Par contre, notre retour a été un peu entaché par la perte de l’appareil photo de mon copain au passage de l’immigration à Toronto. Je trouve que c’est un peu bête de voler un vieil appareil photo deux minutes avant de passer devant un douanier mais comme il n’y avait aucun nom ni coordonnées dans la sacoche, il est probable que le tout soit simplement resté aux objets trouvés…

Mes impressions

Ce qui était cool :

  • la végétation partout, la nature luxuriante
  • la gentillesse des gens
  • les fruits et légumes frais et avec du goût
  • la variété des paysages, des reliefs
  • être loin du tourisme de masse
  • la facilité à obtenir une carte sim et la recharger
  • échapper à l’hiver canadien
  • le café délicieux ❤️ (j’en ai ramené un kilo dans mes bagages)
  • l’hospitalité de notre ami et de sa famille
  • l’absence de grandes enseignes dans les petites villes, que des supérettes et des petites échoppes pour tout et n’importe quoi

Ce qui était moins cool : 

  • la circulation complètement folle
  • la nuit qui tombe très tôt, à 17h30 maximum
  • on a fait seulement 780 km en 6 jours en ayant passé entre 2 et 5h par jour dans la voiture
  • attendre, beaucoup, souvent, longtemps
  • les adresses : 300 m au sud de l’église, à gauche du petit supermarché rouge. Il n’y a pas de noms de rue !
  • les chiens errants, pas dangereux mais un peu effrayants quand même.

Pratique

Les billets

On a réservé nos billets en mai pour un départ en septembre. Le meilleur prix était en mars, soit près de neuf mois à l’avance. On est partis un vendredi car les prix doublaient le samedi et on est rentrés juste avant le premier janvier car pareil, c’était beaucoup moins cher. On a payé 800 dollars par personne pour Winnipeg-Toronto-San José, avec le charter low-cost d’Air Canada pour la seconde partie du voyage.

L’arrivée au Costa Rica

Pas de visa nécessaire pour les français, les séjours de tourisme de 90 jours sont gratuits. Enfin presque, les taxes sont incluses dans le prix du billet d’avion si vous arrivez par les airs. Le douanier a simplement demandé dans quelle ville on allait loger. C’est tout ! Pas de précautions particulières à prendre niveau vaccins mais il faut mieux vérifier sur le site des Affaires Étrangères, côté français ou canadien. Et je ne partirai jamais sans assurance voyage, j’étais couverte par mon assurance Pvtistes.

Espagnol ou anglais ?

That is the question. Beaucoup de Costariciens parlent anglais, surtout dans les lieux touristiques. Mais dès qu’on sort un peu du sentier touristique, dans de plus petits hôtels ou dans des gargotes, plus personne ne parle anglais. Je parle espagnol au niveau B1-B2, et à part le premier jour où je ne me sentais pas assez à l’aise dans la langue et l’accent, j’ai ensuite géré toutes les discussions, qu’il s’agisse de questions, de transactions ou de conversations plus informelles avec la famille de notre hôte. Même au marché de San José, dans la boutique de souvenirs, l’un des vendeurs a soupiré de soulagement quand je lui ai parlé en espagnol. Je pense qu’utiliser l’espagnol permet d’avoir un meilleur service, un capital de sympathie plus important.

La location de voiture

Avoir une voiture nous a facilité la vie. La location peut coûter assez chère et deux assurances sont obligatoires officiellement. Mais beaucoup de cartes de crédit contiennent au moins l’une de ces assurances, une lettre demandée auprès de Visa permet de lever les frais. L’essence coûte le même prix absolument partout dans le pays et à toutes les pompes, les prix ne sont donc pas affichés et il n’y pas besoin de comparer. On a payé 500 dollars je crois pour 6 jours de location d’une voiture avec 4 roues motrices car les routes ne sont pas en bon état et beaucoup ne sont que de simples gravelles. Pour circuler, on a utilisé l’application Waze plutôt que le GPS de la voiture, car elle est gratuite et actualisée en temps réel par les utilisateurs.

Pratique

Les prises électriques au Costa Rica sont les mêmes qu’en Amérique du Nord, donc pas besoin d’adapteur pour nous. On était aussi à la même heure que le Manitoba, soit sept heures de moins qu’en France. Mais nous avions un rythme différent : malgré la sensation d’être en été et la chaleur, le soleil en décembre au Costa Rica se lève vers 5h et se couche à 17h30, comme en hiver. Il fallait donc commencer la journée tôt – la plupart des parcs et attractions ferment à 16h. On a eu des températures entre 12 degrés en altitude et 35 près de la mer. Et enfin, on a pris une carte sim de la marque Kobi, pour mille colones. Pour recharger, il suffit d’aller dans n’importe quelle supérette avec le logo sur le fronton et de donner le numéro de téléphone, c’est immédiat. On a dû recharger deux fois à cause des données utilisées par le GPS, pour mille colones à chaque fois, ça nous a coûté six euros / dix dollars au total, soit pas grand-chose.

Pour préparer le voyage, j’ai beaucoup utilisé les blogs suivants : My Tan Feet qui propose d’ailleurs des réductions chez une agence de location de voitures, Our American Dream pour leurs suggestions de parcs et les distances faisables en une journée et Costa Rica Vibes.

Et j’allais oublier : Pura Vida ! Pura Vida, c’est l’expression magique qui permet de dire entre autres merci, s’il vous plaît, au revoir, à bientôt… C’est multi-fonctions et on peut l’entendre tout le temps. J’ai hâte de retourner au Costa Rica en tous cas, et de vous montrer la beauté des paysages plus en détails. C’était d’excellentes vacances ! Merci Pablo !

Note : cet article contient des liens affiliés. Si vous réservez via ces liens, cela ne vous coûtera pas plus cher et je toucherai une petite commission.

Un commentaire ?

10 commentaires

  • Trois jours plus tard : yayyyyyy
    c’est bien parce que y’a des choses que tu ne m’avais pas racontées et y’a des photos ! Et ça a l’air vraiment beau ! En dehors des paysages et des animaux, ce qui me fait rêver, c’est les fruits !!!!!!!

  • Heureusement il y a eu les poins positifs pour rattraper les flops
    grr la perte de l’appareil photo à la douane
    je ne pensais pas que les routes étaient en si mauvais été que ça
    j ai gagné un guide do Costa Rica depuis 2 ans reste plus qu à y aller

  • C’est impressionnant comme mes deux semaines n’ont rien à voir avec les tiennes ! On dirait presque qu’on a visité deux pays différents

  • Chouette voyage ! Une dose de soleil en hiver, ça fait toujours du bien… Je ne pensais pas qu’ils mangeaient des haricots et du riz même à Noël ! Après 3 mois passés entre le Costa Rica et le Nicaragua (qui a la même spécialité culinaire), je ne pouvais plus voir un haricot !

    • C’est leur repas préféré a priori dans cette famille donc autant en manger tout le temps haha. Mais oui je comprends, on a un peu arrêté le riz quand on est revenus !

  • J’ai bien failli y aller cet hiver (mais finalement ce fut Cuba^^) et je me rends compte que je cherchais à faire sensiblement un parcours comme le tien! Je vais épingler pour une prochaine fois! 😉