La vie privée du prof

En ce moment, deux invitations sont en attente sur mon Facebook, venant de deux élèves ados. Il y a encore quelques mois, ça aurait été facile : j’aurais supprimé sans réfléchir une demi-seconde. Je ne laisse pas pas les élèves rentrer dans ma sphère privée, point.

Mais cette fois-ci, je n’ai pas encore refusé leurs demandes. Je me dis que cela ne me porterait pas préjudice – en Hongrie, les élèves et les profs sont très proches, ils se tutoient, s’appellent par leurs prénoms et sont bien sûr amis sur Facebook dès leurs dix ans. Si les élèves m’ont retrouvée, c’est grâce aux autres enseignants car en général je ne donne pas mon nom de famille. Les accepter, ce serait donc se rapprocher d’eux, faire un geste dans leur sens – et les exposer à un peu de français de temps en temps même si mon mur est moribond.

Pourtant, comment séparer alors le prof de l’élève ? quelle place laisser à la vie privée ? je reçois pas mal de demandes d’étudiants qui souhaitent m’interviewer pour des dossiers d’orientation sur le métier de prof de FLE et une question récemment me demandait de revenir sur le rôle du professeur de FLE par rapport à ses étudiants. Il y a tellement de choses à en dire que ça mérite un article entier !

Vie privée du prof

Photo de Luigi Morante.


À l’école primaire…

J’ai commencé ma carrière avec en école primaire en Angleterre. L’Éducation Nationale anglaise est extrêmement paranoïaque en ce qui concerne la sécurité des enfants : il est impossible de rentrer dans une école sans qu’une vérification complète du casier judiciaire n’ait été effectuée. Et il y a une règle d’or : don’t touch the children. On le répète cent, mille fois lors des formations. Mais je n’ai jamais réussi à m’y plier. Les enfants, surtout dans l’une des écoles desservant un quartier plutôt défavorisé, étaient hyper tactiles. Dès que je mettais le pied dans la classe des maternelles, dix gamins venaient s’agripper à mes jambes. Comment leur dire « ah non, lâchez-moi, le gouvernement ne veut pas » ? Par la suite, j’ai travaillé avec d’autres enfants, plus réservés, ce n’est donc pas une règle absolue mais je dois avouer que j’adorais leurs hugs.

Au collège-lycée… sur une petite île.

Jersey, c’est tout petit. Il y a cent mille habitants, sur un bout de rocher de 115 km². Quand vous avez une vingtaine de classes, vous êtes destiné à les croiser… tout le temps. J’ai appris à prendre les petites rues à la sortie de l’école, à ne pas faire mon shopping après 16h ou le samedi (car la plupart des élèves sont caissiers ou serveurs le week-end), à ne pas sortir certains soirs (car ils rentrent facilement dans les pubs avant l’âge légal). Chaque lundi matin, les élèves disséquaient mon week-end, quand elles m’avaient vue, avec qui, ce que je faisais, ce que je portais, ce que j’achetais. C’était pénible.

J’étais par contre très proche des terminales, nous n’avions que quelques années de différence, je me reconnaissais dans certaines d’entre elles (pas toutes, nous ne venions quand même pas du même milieu social). À la fin de l’année, je me souviens être allée dîner avec elle, avoir passé une après-midi bronzette au parc. Je pense encore à elles, elles ont vraiment fait une différence.

Sur un campus…

Changement de décor ensuite : au Canada, j’enseignais à l’université donc je vivais sur le campus. Quand vous avez vu vos étudiants en pyjama – et vice versa – à 5 heures du matin lors d’une alarme anti-incendie, tout change ! Les étudiants étaient partout au quotidien, dans la cafétéria, à la salle de sport… si j’avais habité dans le dorm des filles, j’aurais même dû partager la salle de bains avec elles. Non merci. Il était très facile de devenir amie avec eux, certaines sont devenus proches, on faisait des soirées devoirs ou films les unes chez les autres. Je voyais qui sortait avec qui, qui avait trop bu la veille, qui faisait ses devoirs au bar, je rencontrais leurs parents venus en week-end. Je ne me mettais pas de barrières, même après que mon statut de lectrice se soit transformé en contrat de prof.

Et avec les adultes ?

Quand j’ai commencé à enseigner aux adultes, j’avais 21 ans. La plupart des étudiants étaient beaucoup plus vieux que moi et j’avais un peu un sentiment d’usurpation. C’est vite passé, j’ai compris que knowledge = power, c’est moi qui suis en position de force.  Je n’aimais pas mélanger vie privée et vie pro. Je refusais mes collègues sur Facebook, mes étudiants aussi. Mais finalement… j’ai commencé à changer d’avis sur la question. Parce que les étudiants peuvent permettre d’avoir une vie sociale. Évidemment, certains sont intéressés et pensent qu’aller boire un café avec vous équivaut à une heure de français gratuite. Mais avec certains, c’est une jolie relation qui se crée, je me souviens avec affection de ma classe de débutants du jeudi et j’ai même revu une étudiante à Budapest il y a quelques semaines. Donc maintenant, je ne ferme pas les portes. Bien sûr, le prof ne devient pas soudainement meilleur pote avec toute sa classe, certaines classes gardent leur distance, ça dépend des contextes et des cultures. J’ai été très déçue par un de mes groupes australiens, on s’entendait très bien mais ils n’ont même pas daigné m’écrire une carte de Noël. Déjeuner, dîner de classe, ça me semble normal – peut-être parce que j’ai enseigné chez les Britanniques ?

Une fois, je suis sortie avec un étudiant d’une de mes classes. Je ne le referai plus, c’était clairement une erreur même si jouer à cache-cache rendait la situation très amusante. Quand ça s’est fini, il a été difficile de garder la tête hate et faire comme si de rien n’était. Je ne sais pas qui avait le plus honte entre lui et moi… je ne recommencerai pas.

Alors, accepter ou refuser ?

J’ai bien envie d’accepter ces deux petites – même si ça me mettrait dans une position délicate non pas vis-à-vis des règles ou du corps enseignant, mais de tous ceux que j’ai refusés depuis le début de l’année. Je continue d’y réfléchir… !

25 Commentaires

  1. 14 janvier 2016 / 11h12

    J’ai du mal aussi avec la fameuse règle de « dont touch ». Quand un petit bout de 4 ans pleure à chaude larmes après être tombé et veut un câlin, je trouve ça cruel de dire non.

    • 14 janvier 2016 / 16h06

      Oui… tu t’es déjà fait reprendre du coup ?

  2. 14 janvier 2016 / 13h47

    C’est un questionnement intéressant. Les limites profs/élèves sont parfois difficiles à discerner, surtout quand l’élève en question est plus âgés. J’ai sur FB une de mes anciennes profs du collège et je pense aussi que c’est plus une envie de maintenir une relation qui était agréable plutôt que de la curiosité pour nos vie privées. A la fac, nous invitions même un de nos profs à nos soirées tellement la différence d’age était minime. Bien qu’il ne faut pas oublier l’aspect professionnel (et le respect qui s’en suit) et surtout les conséquences qui peuvent en découler (comme des relations majeur-mineurs qui peuvent rapidement être mal perçues), je pense qu’on ne peut pas empêcher certaines relations de se créer. Quant à savoir où mettre les limites… vraiment difficile à dire.
    Pourquoi ne pas attendre la fin de l’année scolaire pour tous les accepter ?

    • 14 janvier 2016 / 16h09

      C’est la solution que je retiens en général 🙂 j’attends et j’accepte ! mes étudiants de fac en Australie avaient bien compris ça. Votre prof allait-il aux soirées avec vous ? dans un contexte autre que la France, j’accepterais pour trois raisons : la vie sociale, le manque de distance prof / étudiant en général et le statut encore intermédiaire du lecteur de langues. Par contre, si j’étais prof en France, je n’accepterais pas :/
      Je connais plusieurs personnes qui sont sorties avec des lycéens/nes lors de leurs contrats d’assistanat et je trouve ça pas terrible du tout…

  3. 14 janvier 2016 / 13h52

    Quand j’étais en lycée, je leur disais qu’ils n’auraient mon accord qu’une fois qu’ils auraient leur bac 😉 !

  4. 14 janvier 2016 / 15h55

    Intéressant ton article, moi je décide toujours de les rajouter mais à la fin de l’année, quand je termine mon contrat. Comme ça, je reste en contact avec eux, mais pendant l’année, ils ne sont pas exposés à ma vie privée, j’ai comme toi un peu du mal avec ça…

    • 14 janvier 2016 / 16h10

      Ah mais toi aussi tu es prof de FLE alors, j’étais pas sûre ! tu les ajoutes ou eux t’ajoutent ? je n’ai jamais franchi le pas de chercher un élève (sauf dans le cas où lui ne me trouve pas)

  5. 14 janvier 2016 / 18h15

    Cela doit être dur de poser des limites, surtout quand il n’y a pas beaucoup de différence d’âge … Perso c’est zéro contact facebook en dehors de mes amis et potes : pas de collègues de boulot, encore moins d’élèves. 🙂 Mais peut être qu’avec ton statut de prof c’est différent

    • 17 janvier 2016 / 16h47

      Oui, c’est un statut un peu particulier, et un contact un peu différent… tes élèves t’appellent par ton prénom ou ton nom de famille d’ailleurs ?

  6. 14 janvier 2016 / 18h44

    C’est delicat! C’est vrai que facebook a debarque dans ma vie quand je travaillais deja… Mais j’ai le souvenir d’avoir ete boire un coup chez mon prof de philo de terminal. Et quand j’avais pris des cours du soir d’espagnol avec un assistant (organise par la fac, en groupe), on avait finit par tous etre amis. Pour ma part, je n’aime pas ajouter des collegues sur fb, alors des eleves…

    • 17 janvier 2016 / 16h49

      C’était une époque différente 😀 (petit coup de vieux) tu refuses donc quand tes collègues t’ajoutent ?

      • 18 janvier 2016 / 17h39

        oui je refuse.. a moins que ce soit des collegues avec qui je suis copine dans la vraie vie 🙂

  7. lauween
    14 janvier 2016 / 19h21

    Ca dépend de la conception qu’on a de facebook. Moi j’en fais de plus en plus une plate-forme personnelle, si bien que j’y mets de moins en moins de choses privées. Aucun intérêt pour mes anciens étudiants/élèves ! L’année dernière certains étudiants de l’université avaient parlé de créer un groupe qui permettrait de me poser des questions ou de partager les cours, communiquer en français, etc. Ca n’a pas vu le jour mais ça serait un contexte où je pourrais « dévoiler » mon identité facebook à mes élèves. A part ça non merci ! Je reconnais que quand on a développé une relation particulière avec un élève de cours particulier, la meilleure étudiante du groupe qui est à fond, c’est envisageable. Toutefois le rapport élèves/profs que tu décris en Hongrie permet totalement ce rapprochement alors pourquoi pas, si tu es confortable à l’idée d’ouvrir ton compte à tes élèves.

  8. Adeline du blog Tootwix
    14 janvier 2016 / 12h46

    J’ai beaucoup aimé lire ton billet. Il est très intéressant de découvrir les « coulisses » de cette relation professeur/élèves à travers les âges en quelque sorte et de « l’autre côté » (je ne suis pas professeure). Il ne m’est jamais arrivé d’avoir envie d’ajouter des professeurs ou anciens professeurs sur les réseaux sociaux, néanmoins peut-être qu’en étant à ma dernière année d’étude ça me ferait plaisir de garder un peu de contact avec les enseignants que j’ai bien aimé. Affaire à suivre…
    En tout cas super article !

    • 14 janvier 2016 / 16h07

      Bienvenue Adeline, j’espère que les billets suivants te plairont autant 😀
      Ca me rassure d’avoir ton point de vue, moi non plus je n’aurais jamais ajouté mes profs de fac (mais c’était une autre époque, j’ai eu Facebook en Licence 3 haha)… on n’a pas les mêmes distances prof/étudiant en France je pense.

  9. 14 janvier 2016 / 21h47

    C’est marrant, c’est le genre de questions que je me suis posée, en tant qu’élève ou étudiante, quand je voyais certains copains être intrusifs dans la vie de nos profs … Et puis, un jour, le hasard a fait que … je suis devenue la marraine de la fille de mon prof de philo. A l’époque, je ne savais pas qui il était réellement, car ma mère me l’avait caché. Et un jour, j’ai compris qu’il était le conjoint d’une des meilleures amies de ma mère. On est donc, l’un et l’autre, rentrés dans la sphère privée de l’autre, et j’avoue que ça a été étrange toute l’année de terminale. Lui qui était un prof à part, pas du tout formaté Education Nationale (il préférait donner son cours de philo dehors, ou dans un café … fumer avec nous … jouer aux cartes, etc et j’ai jamais autant appris avec un prof en un an … bref je m’égare). Il était donc très proches des élèves, tout en ayant une certaine distance. Le fait de le connaître donc en privé, m’avait conduit, en public, à être distante … l’opposée de mes amis, qui pouvaient même se vanter d’être proche du prof de philo … alors qu’au final, ils ne savaient rien de lui, et moi tout, ou presque …
    Question complexe, et pour avoir plusieurs amies prof … je sais que tu n’es pas la seule à te poser la question …

  10. 15 janvier 2016 / 1h22

    J’ai adoré te lire!!!! Qu’est ce que ça me manque ce contact avec les élèves… J’ai tenté les inscriptions pour un Master FLE à distance mais je dois passer par un DUFLE avant. C’est pour la rentrée septembre mais il faut que je trouve une solution pour les examens, ouvrir un centre aux US?
    Je réfléchissais comme toi vis à vis de FB, c’est finalement très commun pour nous, Français, d’être si réticent. Perso, je les accepterais. 😉

  11. 15 janvier 2016 / 2h17

    AAAhhh je viens d’écrire un loooong commentaire mais il y a eu un bug et il a disparu! on recommence! et dsl si tu as un doublon^^ donc :

    La relation prof/élève, j’en aurais des choses à dire à ce sujet! Avant j’acceptais les étudiants sur les reseaux sociaux seulement une fois mon contrat fini! Mais depuis que je suis en Freelance, aie aie aie ce n’est plus du tout pareil!
    Je dois avoir environ un tiers de mes étudiants sur facebook et Instagram! Mais seulement les adultes, les ados, je ne me vois vraiment pas les accepter…
    C’est d’ailleurs un groupe d’étudiantes qui m’a convaincue de m’inscrire sur Instagram : l’une d’entre elles est artiste peintre et publie ses toiles sur Instagram. Avec ce groupe d’étudiantes, la relation élève/prof s’efface petit à petit et honnêtement, même si j’aime bien, c’est quand même bizarre : on rigole comme des vieilles copines pendant les cours, on se boit toujours un verre voir plus après chaque leçon… et pourtant je suis toujours leur prof et elles me payent pour les leçons! donc voilà, étrange… mais beaucoup plus sympas que le scenario ou tu n’as que des étudiants froids qui ne sont pas du tout sur la même longueur d’onde que toi…

  12. Eleanor
    15 janvier 2016 / 9h25

    Intéressante réflexion 🙂

    Quand j’ai commencé dans mon ancien lycée, un soir, j’ai reçu une dizaine d’invitations d’élèves sur mon compte FB, ils m’avaient trouvé et comme j’étais jeune (26 ans) ils pensaient que j’allais accepter. Et puis, en discutant avec une copine-collègue, j’ai fait comme elle : je me suis créée un profil FB pour mes élèves ! Et je ne regrette pas une seconde de l’avoir fait, car cela me sert en grande partie à garder le contact avec mes anciens élèves, à voir ce qu’ils sont devenus notamment. Je ne demande jamais personne, ça vient toujours d’eux, et sauf exception rare, je n’ai jamais refusé un élève (d’ailleurs, parfois, c’est étrange de voir qu’un élève avec qui ça se passe mal en cours te demande quand même en ami sur FB ^^).

    Avec certains, des liens se sont tissés, parce qu’on a vécu des choses ensemble, parce que le courant passait, c’est comme ça, ça s’explique pas. Avec certains, on a vécu des décès aussi, des confidences, du soutien. Comme cet élève qui a vécu un décès à trois semaines de son bac et qu’on a fait réviser avec ma collègue chaque jour au lycée pour ne pas qu’il abandonne et rate son bac. Et aujourd’hui, on est toujours régulièrement en contact. Plus souriant, on a même été invité au mariage de deux d’entre eux il y a quelques années !

    Et c’est tellement enrichissant ces relations humaines je trouve. C’est ce que je préfère dans ce métier je crois, les relations avec les élèves. Evidemment en restant la prof, sans faire copain / copine, sans tolérer le manque de respect ou la familiarité. Mais aussi être une personne qui peut les aider, les soutenir, être à leur écoute. Je n’imagine pas être prof juste pendant les heures de cours et ne pas s’intéresser à eux. Certains sont comme ça, pas moi. J’ai besoin de m’investir, c’est ce que je suis.

    Aujourd’hui, j’ai régulièrement des petits messages d’eux, me demandant ce que je deviens, comment je vais, ils me donnent de leurs nouvelles aussi. Et ça fait toujours sourire. 🙂

    Pour finir, une fois, j’ai reçu un message d’un ancien élève avec qui les relations avaient été très très compliquées pendant les deux années où il avait été mon élève. Et deux ou trois ans après, il m’a envoyé un mail sur FB pour me dire qu’il avait conscience d’avoir été difficile, irrespectueux, qu’il s’en excusait et qu’il avait mûri et il me remerciait de l’avoir supporté !

  13. Anaïs
    15 janvier 2016 / 21h06

    Au Canada aussi tu as généralement un background check et tu évites au max de toucher les élèves, mais je trouve tout de même la relation prof/élève beaucoup plus ‘proche’ qu’en France. Il y a plein de substituts possibles aux « hugs » sans avoir à dire « non, tu ne peux pas ». C’est lié à l’approche positive reinforcement.
    Comme tu le sais, même si je ne suis pas en classe, j’ai régulièrement des enfants qui réclament des hugs et le tout est de proposer une alternative. De la même manière, tu peux être ‘friendly’ et créer une vraie relation avec les enfants sans les appeler ‘sweetie’ ou ‘honey’.
    Je crois qu’il y a une vraie différence entre être amical et approchable et être dans une relation affective.
    Personnellement, je trouve déplacé un enseignant qui fait des câlins à ses étudiants. J’ai été confronté à cela dans des programmes scolaires au musée et cela me met mal à l’aise. Je ne crois pas que ce soit le rôle d’un éducateur.
    Après je trouve aussi ça dérangeant de ne pas pouvoir rassurer un enfant quand il est effrayé, est tombé ou autres par un contact physique. Je crois que dans ces cas là, juste prendre la main peut faire une grosse différence et cela me dérange de ne pas être vraiment autorisée de le faire.
    Bref, tout est dans la mesure.

    Je crois que pour des étudiants plus âgés cela doit être bien compliqué de prendre ce genre de décisions sur facebook et dans les relations personnelles! Heureusement que les paramètres de confidentialité facebook permettent de faire des choix sur le contenu partagé! (pour ma part je fais cela pour les bénévoles du musée qui veulent m’ajouter et pour certains collègues dont je ne me sens pas super proche)

  14. 16 janvier 2016 / 12h31

    Dakar est tout petit et ça fait beaucoup rire mes élèves de me croiser par hasard avec michoco ! C’est ma 1ère année d’enseignement mais c’est sûr que ça pose question. Cela dit, crois moi c’est moi pire que quand ce sont 600 demandeurs de logements qui te demandent comme amis facebook !! (Dans 1 autre vie j’ai travaillé dans un office hlm…). Selon-moi tout dépend de ce que tu fais de ton facebook !

  15. 18 janvier 2016 / 14h32

    Hello ! Pour garder une part de vie privée, j’ai changé mon pseudo sur facebook. Mes étudiants ont déjà assez à se mettre sous la dent en faisant une simple recherche sur Google. J’ai cependant accepté quelques étudiants il y a très longtemps sur facebook, mais c’était une fois qu’ils avaient fini leur formation. Je pense que je ne le ferais plus. Bonne semaine

  16. Nina
    19 janvier 2016 / 12h39

    Notre recteur de faculte et certains de nos profs sortaient avec nous en M1 et M2, au restaurant (diner de cours) et ensuite au bar. Maintenant c est devenu une habitude et quand on fait un repas dans notre ville d etudes on les invite systematiquement 🙂

  17. 19 janvier 2016 / 15h45

    Un joli article qui permet de te connaître un peu mieux !
    Accepter ou refuser… Pas facile. J’ai tendance à pas mal partitionner mes différentes vies, donc j’avoue que je ne me pose jamais trop la question (je refuse). Mais si ça vaut dire que tu contres les us hongrois, c’est plus compliqué, en effet…

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