Paris et en France

Saint-Malo, 2

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La France n’est qu’à soixante-quinze minutes de Jersey. Et même si c’est beaucoup d’attente, et un décalage horaire uniquement favorable dans un sens, c’était bon de rentrer un peu. Et de faire découvrir un peu mon pays, dont j’ai parfois si honte, mais dont je suis fière, aussi. Parler français, servir d’interprète et de guide, changer de langue en une même phrase et être d’accord avec l’un des cours de master : « est bilingue toute personne qui utilise quotidiennement deux langues pour communiquer ».

Saint Malo

Il faisait beau, et presque chaud. On a regardé nos cartes d’identité huit fois en tout. Il y avait des airs parisiens, aussi. Les rues vides, le shopping, les prix qui semblent incroyables parce que je ne m’habille presque plus que dans les charity shops. Rater le marché de Noël, retrouver les mêmes caissières que fin août, voir passer les mêmes personnes plusieurs fois. Jouer à qui est anglais qui est français. Prendre le temps, et marcher sur la plage. Manger des crêpes.

Saint Malo

J’ai enfin trouvé un bonnet assez grand, et la boutique de gourmandises m’a laissée comme une enfant. Confiture de lait, et sablés, et les souvenirs associés à la Mère Poudlard. Certains ramenaient des baguettes sur le bateau, nous avions du kouign amann dans nos sacs. Déguster des viennoiseries dans le terminal en regardant les gens, et j’ai osé allumer un cierge dans la cathédrale. La voisine du deuxième étage et demi est décédée, nos conversations me manqueront. Une journée en France, c’est profiter de la douceur, du cidre sucré et faire des projets pour le printemps. La mer était très agitée au retour, sur ce bateau casino où un jour, j’aurai assez de sous pour profiter du duty-free. Prochaine traversée dans trois petites semaines, et leurs visages sur le quai à Montparnasse.

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