Expatriation

Histoire expatriées – les relations sociales

Je suis la marraine de l’édition du mois d’octobre des #Histoiresexpatriées ! #Histoiresexpatriées, au cas où vous l’ayez manqué, c’est un rendez-vous mensuel créé par l’Occhio de Lucie où des expatriés publient autour d’un thème.

J’ai choisi les relations sociales… vaste sujet ! Et je vais organiser mon article chronologiquement et géographiquement.

York

Quand je suis partie la toute première année, j’étais assistante en Angleterre avec le CIEP à York. Ma mentor teacher était aussi la coordinatrice de tous les assistants de primaire donc elle s’était occupée de nous loger tous ensemble et de faciliter notre rencontre une fois sur place. Je vivais en colocation avec une française et une suisse, alors que dans l’autre maison c’était l’auberge espagnole avec une sénégalaise, une québécoise, une espagnole, un français et un chilien. Il y avait aussi une dizaine d’assistants français, hispaniques et allemands qui travaillaient dans les collèges-lycées et on était ensemble tout le temps. On vivait ensemble, travaillait ensemble, socialisait ensemble quasiment tous les jours. C’était facile.

Je ne connaissais pas de Britanniques jeunes, bien que mon école de rattachement soit en face de l’université (la seule qui avait rejoint notre groupe est d’ailleurs aujourd’hui mariée avec l’un des mecs). Par contre, j’étais assez proche de plusieurs enseignantes et j’ai passé de bons moments avec elles et bu un certain nombre de tasses de thé. Je pense qu’elles étaient contentes de prendre sous leurs ailes la petite de vingt ans que j’étais !

Jersey

Avant de partir à Jersey, je connaissais une fille qui y avait été jeune fille au pair. Elle m’a donc mis en contact avec ses deux amies de l’époque. J’ai aussi trouvé un logement à l’avance chez une française qui avait une maison trop grande pour elle après un divorce. Et une fois sur place, j’ai rencontré mes deux collègues de l’AF, que j’ai d’ailleurs trouvé froides, et beaucoup d’au pairs.

En fin de compte, mon amitié avec les deux locales n’a pas duré du tout, malgré une presque tentative de colocation qui aurait été un désastre. C’est drôle parce qu’aujourd’hui l’une d’elle est mariée et a des enfants avec un mec qui avait dragué ma collègue dans un pub – small world. Very small world.

Ma propriétaire est devenue mon amie et elle vivait sur l’île depuis quinze ans donc elle connaissait beaucoup de monde et cela m’a permis d’avoir une intrusion plus authentique dans la vie locale et les pubs aussi. Mes collègues sont devenues d’excellentes amies après quelques mois, le temps de s’apprivoiser. Et parmi les jeunes filles au pair… J’ai malgré moi fait un tri entre celles qui étaient capables de communiquer en anglais et celles qui ne l’étaient pas. La première année, on était un bon noyau, avec une hongroise, une espagnole, une allemande et une tchèque. La seconde année, ces deux dernières sont restées sur l’île et on continuait de se voir. Je m’étais aussi beaucoup rapprochée d’une collègue française à l’école.

En arrivant, je m’étais inscrite sur Couchsurfing et j’ai eu une très mauvaise expérience sociale avec un mec qui se prenait pour le dieu du site et de l’île. Il m’a d’ailleurs laissé la seule revue bof sur mon profil. Un jour, alors que je sortais de l’école et que je marchais pour rejoindre l’arrêt de bus (sur une route où il n’y a absolument rien), il s’est arrêté et a tenu à me ramener en ville plus d’un an après ce commentaire négatif… #awkward.

En fait, j’aime bien avoir plusieurs groupes d’amis rencontrés par des canaux différents et ne pas les mélanger. Et à Jersey, j’étais vraiment toujours occupée, je sortais tout le temps, je ne rentrais chez moi que pour dormir ou écrire mes devoirs de master. Il y avait toujours quelque chose à faire, un verre à aller boire, un resto où aller dîner, un charity shop à dévaliser.

Mais une des raisons qui m’a fait quitter l’île outre la pluie et l’isolement, c’est le fossé social. Jersey est une île pour les riches, un paradis fiscal, où l’on trouve des gens aisés ou des gens qui travaillent pour les gens aisés. Il y a 100 000 habitants environ, pour une superficie de 120 km carré : l’île est seulement un peu plus grande que Paris intra-muros ! Jersey compte huit établissements secondaires, deux privés de filles, deux privés de garçons, trois publics et un public sélectif. Tout le monde se connaît depuis l’enfance. Mais une fois le lycée terminé, il n’y a pas d’université, les jeunes doivent partir au Royaume-Uni s’ils veulent faire des études supérieures. Il y a un trou dans la population entre les terminales de 18 ans (aka mes élèves, car j’enseignais entre autres dans le système scolaire) et les gens qui revenaient de l’université – j’avais l’impression qu’ils étaient tous mariés avec des gamins. J’avais 22 ans à l’époque et je ne fittais dans aucun groupe. Difficile de pénétrer un cercle de gens qui se connaissent depuis l’enfance, et je ne trouvais personne de mon âge non plus.

Brandon

Au Canada, il fallait tout recommencer à zéro. Et les premiers jours, je me suis sentie très seule après avoir quitté une vie sociale aussi intense. Mais très rapidement, j’en ai retrouvé une tout aussi forte, organisée autour de trois groupes.

D’abord, les étudiants internationaux. Je les ai observés pendant presque deux avant d’oser les approcher (il n’y avait pas d’autre français sur le campus à part moi). Et puis j’y suis allée, et ça a été génial. C’était une vraie série télé parfois, c’est difficile de faire vivre ensemble des gens de cultures aussi différentes, mais on s’amusait tellement. On étudiait ensemble, faisait des nuits blanches, dînait, faisait des fêtes, avait fait campagne pour le conseil étudiant… J’en avais parlé dans cet article.

J’étais aussi assez proche de quelques étudiantes, assez pour manger avec elles à la cafétéria, boire des thés et passer des séances studieuses (j’écrivais mon mémoire de M2 cette année-là).

Et enfin, j’avais également, sésame ultime, rencontré des Canadiens, grâce à Couchsurfing. J’avais contacté quelques personnes qui me semblaient sympathiques à mon arrivée en expliquant que je venais de débarquer sans connaître personne (Brandon est une petite ville de quarante mille habitants). Une m’a répondu en disant qu’elle hébergeait un québécois et que je pouvais venir passer la soirée avec eux pour traduire. La soirée s’est bien passée, elle a continué de m’inviter, et j’ai réussi à entrer dans son groupe d’amis. On se voyait au moins trois ou quatre fois par semaine, on allait partout, elles m’avaient emmené dans les encore plus petites villes dont elles étaient originaires, l’immersion sociale était complète.

Melbourne

Une nouvelle fois, je n’étais pas très motivée à l’idée de quitter mes amis pour devoir m’en faire d’autres, encore, pour si peu de temps. Alors, il y a eu un tournant : j’ai décidé que ça ne valait pas trop la peine, surtout avec un contrat de travail de six mois. Et en fait, cela correspondait exactement à l’ambiance au travail : les employés en visa permanent ne socialisaient pas avec les employés en visa temporaire. Il y avait vraiment deux clans, et de toutes façons, j’avais des horaires de travail trop bizarres pour vraiment socialiser, je travaillais jusqu’à 21h30 certains soirs et le samedi-dimanche.

J’avais fait du Couchsurfing en arrivant et mon hôte est devenue une amie, assez proche pour m’inviter à passer Noël avec sa famille et pour aller dormir chez mes parents lors de son voyage à Paris. C’est la seule australienne avec qui j’ai sympathisé. J’avais eu de la chance pourtant : je connaissais la stagiaire qui allait quitter Melbourne et elle m’a donné ses amis clé en main : une canadienne, une taïwanaise, un australien. Mais les visas des deux premières expiraient vite et je n’ai pas pu passer tant de temps que cela avec eux.

Les six premiers mois quand je travaillais à l’Alliance, j’étais copine avec les stagiaires, plus proches de moi en âge et intérêts. Puis ensuite je suis partie en voyage pendant six semaines, et à mon retour tout le monde avait quitté la ville. Pas envie ni besoin de reconstruire un cercle social pour quelques mois : je m’entendais bien avec une collègue, assez pour aller manger des gâteaux de temps en temps et passer mon dernier soir en Australie avec elle, et le reste du temps je travaillais, entre université et cours particuliers.

Oh et c’est aussi à ce moment-là que j’ai commencé à rencontrer des gens grâce à mon blog ! Et ça a continué depuis.

Budapest

Puisque je partais dans un programme, je me disais que la vie sociale ne serait pas trop difficile, qu’on serait suffisamment nombreux pour avoir toujours quelqu’un avec qui sortir ou parler. En fait, oui et non. À Budapest, je ne m’entendais pas avec tout le monde et nos horaires étaient incompatibles. Ceux qui enseignaient à l’université finissaient vers 20, 21h quand moi je commençais à sept heures le lendemain… Et l’argent représentait une autre excuse également : en gagnant trois cent euros par mois, on n’a pas trop le budget pour sortir et voyager – j’ai préféré voyager.

Heureusement, je me suis fait de super copines, qui habitaient en province. Donc on passait des week-ends les unes chez les autres. La jeune fille au pair hongroise rencontrée à Jersey était entre temps rentrée en Hongrie et c’était agréable de la voir régulièrement – elle vit à Debrecen, deux heures à l’est de Budapest.

Budapest a cependant marqué une année de solitude très forte. Je ne savais pas où rencontrer des gens, je me sentais trop décalée par rapport aux expats au niveau de vie plus important que le mien, dans mes écoles aucun enseignant ne m’adressait la parole sauf ma mentor, mais je ne voulais pas spécialement passer beaucoup de temps avec elle hors cadre scolaire. Je restais donc chez moi tout le temps, de 14h jusqu’à l’heure du coucher, sortant ponctuellement pour un café ou un cours particulier, comptant les jours jusqu’à ce que je reçoive des visites ou parte en week-end.

Je regrettais même l’Australie à certains moments. Parce qu’il se passait des journées entières sans que je sorte de chez moi ni n’adresse la parole à personne, j’étais à la limite de la dépression je pense, alors qu’à Melbourne il y avait toujours un but à ma journée, un cours à aller donner, un endroit à aller photographier. À Budapest, il n’y avait que l’ennui et la routine si pesante.

Winnipeg

Dernière expatriation en date et je commencerais directement en disant que ma vie sociale est presque aussi plate que le paysage qui m’entoure. Car en effet, j’ai commencé mon PVT sur une grosse déception : mes amies canadiennes d’il y a cinq ans m’ont rayé de leur vie. Moi qui pensais retrouver une vie sociale facilement, en reprenant où cela s’était arrêté, j’ai vraiment déchanté. Les internationaux eux sont toujours là, certains à Winnipeg, d’autres à Brandon mais on ne se voit pas souvent. Le travail est vite venu s’interposer, je travaillais trop la première année pour trouver le temps d’avoir des amis. J’ai rencontré quelques personnes, mais deux dont j’étais proche sont parties, laissant un vide assez important.

C’est difficile de rentrer dans un cercle social ici. Les Winnipegois sont assez casaniers, détestent les propositions de dernière minute et surtout ont les mêmes amis depuis l’école ou l’université. Sans avoir de conjoint canadien, sans travailler avec des canadiens, c’est peine perdue. Mon copain est dans la même situation, on va essayer de une activité (du curling ! j’en rigole d’avance) pour essayer de socialiser un peu.

Je suis assez pessimiste sur la suite et mes capacités sociales amoindries, mais on verra ! Je conclurai cet article bien trop long en disant que la vie professionnelle doit jouer beaucoup aussi. Je travaille toujours en français avec une énorme majorité d’autres français. Et même si je côtoie des gens de toutes les nationalités au quotidien, il y un rapport marchant, une relation de clientèle entre eux et moi et je ne peux devenir leur amie. Je suis de ces enseignantes qui ne veulent pas se rapprocher de leurs étudiants. C’est un choix que j’ai fait il y a quelques années, bien que finalement cela limite vraiment mes relations sociales.

Retrouvez les participations des autres blogueurs ci-dessous :

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18 Commentaires

  • Madame Dree

    J’ai hâte d’en savoir plus sur le curling en tous cas ! XD

    15 octobre 2018 at 40452 Reply
  • Lucie

    Exactement ce que j’ai vécu en enseignant : j’ai souvent des élèves jeunes, sympas, certains avec qui je pense “on pourrait être amis”, mais le fait d’être leur prof bloque chez moi ce type de rapports. Je crois aussi que lorsqu’on a multiplié les déménagements comme tu l’as fait et moi aussi (même si j’ai moins changé de pays), on se coupe involontairement du parcours “normal”, on sort du cadre et donc on a plus de difficultés à entrer dans les cases si pratiques pour rencontrer des gens (mon opinion personnelle c’est qu’en réalité on pourrait s’en passer)
    J’espère lire ici un article “Des bénéfices du curling sur les relations sociales au Canada” haha 🙂

    15 octobre 2018 at 60614 Reply
  • Barbara

    Très intéressant les différences entre les pays, les villes… En résumé les relations sociales sont pleines de rebondissements où que l’on soit….

    15 octobre 2018 at 90956 Reply
  • Marion

    C’est sympa ces Histoires d’expats, comment ça se passe si on veut participer? 🙂

    15 octobre 2018 at 101030 Reply
  • Clarisse - Pipelette & Gambettes

    Au delà des personnalités et des contextes je crois qu’il faut aussi noter j’ai l’impression qu’on a pas tous la même notion de ce qu’est l’amitié. Et en France (peut être en Europe ?) on a souvent une construction sociale qui fait qu’on classifie beaucoup les rapports ; il y a les collègues avec qui on ne fait pas ami-ami, les connaissances, les copains et les vrais amis avec qui ont a prit du temps à construire une relation importante. J’ai été vraiment déçue de tomber dans le panneau aux USA, je peux nouer des amitiés rapidement, mais je me suis complètement méprise sur certaines personnes qui n’étaient finalement que des connaissances très chaleureuses mais pas enclins à vraiment s’investir. Quand on ne parle même pas la langue … J’ai appris à accepter que tout le monde ne peut pas être mon ami et que des connaissances et des copains c’est bien aussi 🙂

    15 octobre 2018 at 101055 Reply
  • Marie

    C’est vraiment une thématique très intéressante et je sens que je vais prendre beaucoup de plaisir à lire les articles ce mois-ci (à défaut de participer, en grande asociale que je suis). Merci de l’avoir proposé ! En tout cas ton premier témoignage me conforte qu’en tant qu’expat, c’est difficile de se créer un cercle d’amis originaires du pays où l’on habite…

    15 octobre 2018 at 111153 Reply
  • Alex

    Mmmmh Kenza : Un article sur le curling stp! 😀
    Sans rire (mais je rigole pas, je veux vraiment un article sur le curling), ton article était vraiment intéressant! Je me suis retrouvée dans certains passages et j’ai même eu un pincement au coeur quand tu as parlé des amitiés perdues à ton retour à Winnipeg… Des bisous <3

    15 octobre 2018 at 121218 Reply
  • Frenchie au Canada

    J’avais commence a te lire en Hongrie il me semble et je me souviens que tu avais parle de cette solitude qui te pesait!
    C’est vrai que ce n’est pas facile de se refaire de bons amis a chaque fois! Un bon sujet en tous cas, qui m’inspire. Mais j’ai peur d’etre trop tard pour ce mois-ci 😉

    15 octobre 2018 at 140250 Reply
  • Zhu

    Mouarf, j’attends des retours du curling! 😆

    Ça m’a pris TRÈS longtemps avant de me faire des amis à Ottawa. Les Canadiens sont sympas au premier abord (et au deuxième, etc.), mais souvent, ça ne va pas plus loin. Je me suis souvent sentie très seule les premières années… et même si je ne suis pas super sociables, ça me manquait beaucoup de ne pas avoir de gens autour de moi. Ça va mieux maintenant, mais mn cercle social reste restreint.

    15 octobre 2018 at 180655 Reply
  • Lucie

    Tu nous tiendras au courant pour le curling, hein ? 🙂 J’ai l’impression qu’ au fil des expats et peut-être en vieillissant un peu, c’est de plus en plus difficile de se faire des amis. Enfin, rencontrer du monde c’est facile mais rencontrer des gens avec qui on accroche c’est autre chose.

    16 octobre 2018 at 30304 Reply
  • Laura

    SOS copines en détresses!
    A l’unanimité on se rend compte que se recréer un cercle d’amis en dehors des études ou ce qui s’assimile à l’erasmus c’est point simple! Nous en Italie on se rend compte qu’il est beaucoup plus simple de tisser des liens forts avec des personnes qui sont/ont été expat. Au final on recherche tous un peu de stabilité sans être super stables nous même. Nous sommes des nomades en recherche de sédentarité amicale ^^
    Ça t’en fais des expériences en tout cas! C’est ouf!
    Baci de l’Italie. Ciccia e Cerva

    17 octobre 2018 at 30340 Reply
  • Fanny - Le jour où

    J’avais eu la même sensation que Clarisse aux USA : tu rencontres des gens facilement mais c’est très dur de garder le lien. Je crois que ça t’a fait le même coup avec tes anciens amis canadiens. C’est décevant… Mais le curling, pourquoi pas ?! C’est typique, ça peut être un super moyen de rencontrer du monde.
    Pour ma part, ça ne fait qu’un mois et demi que je suis expat en Angleterre alors les relations sont assez restreintes. Mais le peu de gens que je rencontre sont super sympas. Même si je vis dans une petite ville, il se passe plein de choses. Je viens de trouver un travail. On verra à la longue ce que ça donne…
    Bon balayage !

    17 octobre 2018 at 40457 Reply
  • Perrine

    Je suis aussi du genre “on va boire un verre ce soir?” personne ne répond. Il faut tout faire en avance ici. Hors je n’aime pas programmer ma vie comme ça. Du coup la spontanéité européenne me manque un peu.
    Sinon j’espère que tu vas écrire à propos du curling 🙂

    18 octobre 2018 at 111128 Reply
  • Camille

    Intéressant, ton article, Kenza. Je me demande aussi souvent comment faire, car étant introvertie (mais sociable), j’ai du mal à aller spontanément vers les gens. Cela me demande un effort réel et ma légère paranoïa ne m’aide pas 😉
    Mais j’ai fait pas mal de progrès récemment, notamment en randonnant seule et en voyageant seule : je savais que si je ne parlais pas aux gens, je me sentirai mal. Donc j’ai fait cet effort. Et ça a énormément payé ! Des tonnes de rencontres très chouettes.
    Je réagis aussi à ce que tu dis sur le fait d’être prof et de ne pas socialiser avec tes élèves. Je suis moi-même prof de yoga, c’est différent, mais similaire. Or j’ai commencé par avoir des élèves qui étaient en majorité des amis ou des connaissances. Donc, fatalement, je socialisais avec eux. Et j’ai eu ensuite d’autres élèves qui n’étaient pas des amis mais des inconnus, et j’ai socialisé avec certains d’entre eux. Une de mes élèves m’a même gardé mon chat plusieurs fois, je lui ai fait de petits cadeaux, etc. C’est particulier, car quand tu es prof de yoga, tu ne vas pas picoler avec tes élèves, déjà parce que tu picoles assez peu (!), et parce que ce serait assez désastreux pour ton image. Mais ça n’empêche pas de pouvoir avoir des relations personnelles avec tes élèves, me semble-t-il.
    Ceci étant, tout est une question d’âge, et clairement, si j’étais plus jeune, je séparerais plus ma vie privée de ma vie pro.
    Moi qui suis sur le point de m’installer dans un endroit inconnu, j’espère justement retrouver facilement une vie sociale !
    Bonne fin de semaine.

    19 octobre 2018 at 50528 Reply
    • Kenza

      Merci pour ton commentaire et ton avis ! Intéressant ce que tu dis sur l’âge aussi je trouve. Et je suis curieuse : tu pars où ???

      19 octobre 2018 at 150304 Reply
      • Camille

        Ha ha ! Je ne suis pas sûre, soit en province soit à l’étranger ! 😉

        21 octobre 2018 at 90950 Reply
  • Cécile

    Merci pour cet article honnête ! Même si je suis désolée de lire que c’est parfois dur et déprimant…

    20 octobre 2018 at 80838 Reply
  • Cécile

    J’ai fait une fausse manip… Je voulais ajouter que le curling était certainement une super idée pour rencontrer d’autres gens ! J’ai aussi hâte de lire un article à ce sujet 🙂

    20 octobre 2018 at 80839 Reply
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