Expatriation

PVT Canada : où j’en suis

Pour résumer un peu l’avancée – ou non-avancée – de mes démarches, je vais détailler longuement ici ! Ce post me servira ensuite de to-do list, écrire les choses les rend un peu plus tangibles.

Je n’en suis pas très loin, n’ayant pas encore de date de départ, de billet d’avion ni aucun truc administratif de fait. 

Certes, j’ai mon visa, le PVT Canada, obtenu le 22 juin dernier. J’ai un an pour partir, je dois arriver au Canada avant le 21 juin 2017 sous peine de perdre le dit-visa. C’est un visa ouvert qui me permet de m’installer et de travailler n’importe où pendant deux ans, sans aucune restriction (sinon celle de passer une visite médicale pour pouvoir travailler avec des enfants).

Ce sera mon sixième départ mais pour la première fois de ma vie, je :
– n’ai pas de job qui m’attend
– dois décider où et quand partir
– retourne dans un pays où j’ai déjà vécu
– espère que cette fois c’est la bonne et espère rester vivre au Canada (oui)

Il faut pour avancer répondre à deux questions : où et quand, le reste des démarches étant un peu conditionné par les décisions prises.

 

PVT Canada

 

Où partir en PVT Canada ?

Je ne veux pas aller au Québec, je pense que mon choix de vie est assez explicite (et le titre de mon blog en remet une couche) : ce que j’aime c’est vivre en anglais. Donc ce sera la partie anglophone pour moi. Avoir déjà vécu au Canada et pas mal voyagé (des séjours en Colombie-Britannique, Alberta, un an au Manitoba, un week-end à Toronto et un autre à Ottawa) m’a permis de dégager assez vite les endroits où je n’irai pas : Vancouver car j’ai détesté cette ville (oui, c’est rare, je sais), Ottawa (sans vraies raisons particulières à vrai dire), Calgary-Edmonton (plutôt à cause du travail) et Brandon. Même si j’ai apprécié y vivre, il n’y a rien là-bas professionnellement, cette ville est trop petite et trop au bout du monde (et sinon je parle de ma vie à Brandon dans une interview sur le site de Pvtistes, à lire ici !)

J’ai donc pas mal hésité entre Toronto et Winnipeg. Toronto c’est pour la facilité à trouver du travail comme prof de français, pour la grande ville, pour les gratte-ciels, pour les lacs, pour la proximité avec la côte est américaine et Winnipeg parce que c’est familier, parce que certains de mes amis y sont et d’autres connaissances qu’il sera facile de transformer en amitiés, parce que Brandon est à côté pour voir mes autres amis qui n’ont pas déménagé et parce que ce sera plus facile de demander la résidence permanente via le Manitoba en y ayant déjà vécu et travaillé. Mais Winnipeg n’est pas une destination très glamour.

Mais finalement… c’est en prenant un verre avec les Caribous que la réponse est arrivée. Le but de ce départ, c’est de retrouver un contexte familier, au niveau de la langue, des magasins, de la culture, de la vie en général. J’avais dit que je repartirai vivre seulement dans un pays que je connais déjà. Et finalement, toutes les choses qui ont pesé en Hongrie et en Australie, elles pourraient se reproduire à Toronto. Même si c’est une grande ville, je serais une parmi la foule, avec moins de repères et des liens sociaux à créer de zéro. Et je serais tout aussi frustrée de ne pas voir mes amis à deux heures d’avion que de l’autre côté de l’océan. Donc c’est décidé, je vais m’installer à Winnipeg.

 

Et quand partir au Canada ?

C’est la question qui fâche. Je n’en sais rien. Et sans billet d’avion, ce départ n’est pas vraiment tangible et je ne peux pas non plus acheter mon assurance-santé sans avoir fixé la date au préalable.

Mon idée première était de ne pas me précipiter, effectuer les démarches correctement, travailler à Paris pour économiser de l’argent (car je suis revenue vivre chez mes parents), profiter de mes amis avant de repartir loin. J’envisageais donc un départ au printemps, pour prendre le temps et éviter le coeur de l’hiver. Je pensais trouver facilement des remplacements dans l’Éducation Nationale. Mais ça traîne beaucoup, quand mes candidatures ne sont pas purement et simplement refusées. Je m’étais dit que je déciderai le 15 octobre.

Mais c’est le jour où j’ai fini six semaines de travail assez intensives et où je suis partie en vacances en me disant que je pourrai décider plus tard et chercher du travail plus tard aussi (c’est l’objectif de cette semaine). Et comme le travail va et vient mais que les besoins se font moindres (il n’y a plus de touristes qui viennent prendre des cours de français à Paris en hiver, c’est l’équivalent de la basse saison) il serait peut-être logique d’avancer mon départ au Canada, car en plus, si je veux travailler dans l’éducation, arriver en avril alors que les grandes vacances approchent n’est pas forcément une bonne idée.

Samedi on a fait un deal avec une amie : je vais prendre mon billet d’avion le 22 novembre.

Pourquoi cette date ?

Parce que la semaine d’avant, je vais aller à Destination Canada. C’est un salon (sur invitation) pour l’immigration au Canada anglophone où des représentants des provinces et des employeurs viennent prospecter. Je suis en contact avec l’ambassade depuis l’an dernier, car grâce à mon blog, ils souhaitent que je vienne témoigner de mon expérience dans ma mini-ville perdue dans les Prairies, tout en encourageant vivement mon projet. Il y aura des officiels du Manitoba et du conseil scolaire francophone avec qui parler, et je pense qu’eux pourront me dire quel est le meilleur moment pour arriver.

 

Et le reste ?

J’ai aussi pris rendez-vous pour une visite médicale à 200 euros (outch, avec radio et analyses sanguines) ce mercredi pour pouvoir avoir le droit de travailler avec des enfants. Sans cette visite, l’interdiction de se trouver dans un établissement scolaire apparait noir sur blanc sur le PVT accroché dans le passeport – et bien sûr, hors de question de me trouver dans cette situation ! Mais il y a pas mal de récits de couacs sur les forums, de pvtistes qui ont fait la visite mais dont le douanier n’a trouvé aucune trace informatique en leur établissant leur permis de travail. Cela me fait peur et je vais essayer de demander des justificatifs pour éviter que cela n’arrive. Je pense donc stresser jusqu’à la dernière minute – et me consoler ensuite en buvant un French Vanilla de chez Tim Hortons, le premier truc que je veux faire en arrivant sur le sol canadien.

Vous savez tout. Ça fait du bien de poser des mots. Rendez-vous donc le 22 novembre pour un debriefing du salon et la date de mon départ !

Un commentaire ?

43 commentaires

  • Tout comme tu as détesté Vancouver, nous on a détesté Toronto où on avait pourtant prévu de vivre en arrivant au Canada avec notre PVT ^^. Mais on s’est rendu compte qu’il y avait un monde entre l’idée qu’on se faisait de cette ville, la visiter en tant que touriste et y vivre !
    En tout cas, bon courage pour te décider 😉

  • Moi j’adore l’idée que tu ailles à Winnipeg car je ne sais même pas où c’est sur une carte ! Et comme nous sommes déjà le 23 novembre, je vais surveiller les prochaines nouvelles.

  • Bon bin c’est cool tout ça, tu avances, tu fais des choix, ton réseau t’ouvre des portes… je trouve que tout va dans la bonne direction! Continue comme ça, le rêve est au bout des doigts!
    Bises
    Steph

  • AAh des infos intéressantes, j’ai aussi détesté Vancouver à mon arrivée, j’ai attendu de voir ce que l’unique entretien d’embauche allait donner, puis je suis restée. Le job est vraiment chouette ! Et j’ai aimé Vancouver petit à petit… Hors downtown off course.
    Winnipeg m’a laissé un joli souvenir le temps d’une matinée entre 2 trains, du coup je suis un peu restée sur ma faim… J’ai hâte d’entendre tes péripéties canadiennes.

  • Super toutes ces nouvelles ! Et je pense que tu fais le bon choix en optant pour Winnipeg. Bon courage pour les dernières démarches, et je suivrai l’avancée de tes projets avec plaisir !

  • Moi je trouve que tu avances pas mal ! Je suis sûre que tu as pris la bonne décision, ta réflexion est très bonne (c’est vrai que c’est bien de mettre tout ça par écrit ça aide à y voir clair !). Suite très bientôt alors !

  • Ça commence tout de même à vraiment prendre forme! C’est certains qu’une fois la date choisie, ce sera plus “reel” pour toi.

  • Courage Kenza 🙂
    J’aime bien le nom de Winnipeg, ça a un côté tout doux. Vivement le 22 novembre pour la MAJ.
    Des bisous de Linz, on commence à avoir bien froid!

  • Bon beh c’est bien tout ça, le projet prend forme lentement mais surement 😉 et comme tu as jusqu’à juin, autant prendre ton temps! Et arriver au printemps professionnelement parlant ce n’est peut-etre pas une si mauvaise idée, les alliances francaises et autres centres de langues sont ouverts souvent toute l’année!

    • Mais justement, j’ai l’impression que Winnipeg c’est un peu mort pour ça :/ à Toronto, oui, j’aurais trouvé sans problèmes mais le français n’est pas très populaire à l’ouest…

      • Si tu as suffisamment d’économies tu peux toujours profiter de l’été canadien et commencer à travailler un peu plus tard vers aout ou septembre 😉

  • Winterpeg a la réputation d’être une ville à l’image des plaques d’immatriculation “Friendly Manitoba” 🙂 C’est là où mon conjoint a grandi, il en garde de bon souvenirs. Moi j’avais bien aimé aussi!

    • Oui je sais pour le Friendly, j’ai déjà habité un an au MB ! (mais sans voir un seul bison comme annoncé sur la plaque !)
      Mais du coup toute sa famille a bougé en Ontario aussi ?

  • Bon courage Kenza! Tu seras heureuse de revenir à ta maison canadienne. Sinon je t’aurais conseillé la côte est, moins connue et pourtant a beaucoup à offrir (avec un plus pour Halifax et Charlottetown).
    Bonne chance pour Destination Canada, je suis sûre que tu auras une promesse d’embauche ou presque à la clé!Et avec un peu de chance tu pourras enchaîner avec un permis Jeune Pro!
    Je ne savais pas que le PVT pouvait être pour 2 ans (je pensais 1…) maintenant l’idée d’y revenir me tente (moi aussi je suis comme toi, prof de FLE qui en a marre des contrats de 9 mois et qui a eu un excellent séjour au Canada!).
    Te souviens des opportunités FLE/S disponible à Winnipeg? Penses-tu pouvoir trouver ailleurs que dans le scolaire?

    Steph

    • Depuis que le PVT est de deux ans, il n’est plus possible d’enchaîner avec un Jeune Pro. Par contre, rares sont les sponsos en Jeune Pro, seules les AF de Vancouver et d’Ottawa le proposent. J’avais candidaté à Halifax en leur proposant un permis spécial francophones aux frais et démarches simplifiés et je n’ai jamais eu de réponse… c’est le problème, il faut déjà être sur place avec une autorisation de travail (il y a des tas de français non qualifiés mais déjà avec un visa qui enseignent) et c’est difficile d’y voir clair sur la situation de l’emploi et l’équivalence des diplômes à distance. Je te fais une update dans quelques mois !

      • Aha Halifax aussi ne m’a jamais répondu alors qu’ils avaient laisser entendre qu’ils me sponsoriseraient pour un Jeune Pro….
        Bon courage pour faire face au non-qualifiés!

  • Hello Kenza, tu parles de non-avancée mais, au contraire, en lisant ce post, je te sens vraiment sur le départ. J’ai l’impression que tu as fait un pas de géant ! Vivement le 22 pour des news. 🙂

  • Déçue de ne pas te croiser à Destination Canada ! 🙂
    Je trouve ça génial que tu retournes à Winnipeg, et ça me semble tellement logique, aussi, après l’année que tu as passée en Hongrie. Vivement les prochaines mises à jour !

    • Il est possible que ce soit filmé, je t’enverrai le lien si tu veux voir :p
      merci pour ton soutien en tous cas ! (en attendant que toi aussi tu t’inscrives dans le bassin… ??)