Expatriation

J’ai postulé au PVT Canada

Ce n’est pas un secret : je veux retourner au Canada.

Je n’ai passé que neuf mois là-bas, perdue dans une petite ville du Manitoba que je n’avais pas choisi mais tout était extraordinaire (ou presque). Et j’ai la sensation qu’entre le Canada et moi, ce n’est pas terminé. J’ai besoin de closure, de revoir mes amis, les paysages des Prairies qui défilent, reboire le French Vanilla de chez Tim Hortons, me moquer de la monnaie Monopoly, réapprendre des expressions québécoises et retourner dans ce pays qui m’a accueillie si vite et si bien.

Je m’y sentais tellement bien, à ma place. Je n’ai pas fermé l’oeil dans les trois avions que j’ai pris pour partir et j’ai pleuré en arrivant à Roissy. C’était en mai 2014.

Je ne voulais pas postuler au PVT Canada l’an dernier : il y en a 7,000, il faut se connecter sur le site de l’ambassade lors des trois sessions et l’obtention se fait uniquement à la chance. Tout a été écrit sur le sujet, rapidité de la connexion, proximité avec les pylônes, prières, offrandes, chance pure. Je me disais qu’avec ce que j’avais vécu là-bas, les moins 50 degrés, mes qualifications, expériences professionnelles et l’amour que j’avais pour ce pays, c’était pas normal de laisser tout au hasard. Mais en fait, je ne suis pas si différente des autres aspirants au départ et cette année le système a changé. J’aurais trop de regrets si  je n’essayais pas. Pour postuler, j’ai suivi pas à pas l’excellent tuto de Pvtistes.

Après tout, j’ai toujours tout laissé au hasard, les destinations de mes expatriations, les choix plus ou moins sérieux, jusqu’à ma tasse de thé du soir.

Le plus difficile, c’est de ne pas s’emballer. Je me demande combien de candidats vont déposer leur demande, dix mille, douze mille, quinze mille ? (a priori, il y a eu jusque 50,000 demandes en 2015) et ce qui va se passer ensuite, l’attente ? J’ai une idée de plan B mais rien n’est concret et je préfère ne pas en parler pour l’instant – mais je sais où je veux aller. Je compte commencer à chercher du travail en avril et je suis aussi prête à l’éventualité de rester un moment en France si je ne trouve pas quelque chose qui me convienne pédagogiquement et financièrement.

Pourquoi je ne cherche pas de travail au Canada ? Parce que je ne sais pas où chercher ni comment convaincre les écoles d’embaucher quand même un étranger avec les modifications qui ont été apportées dans les demandes de permis de travail. Les offres d’emploi que je vois passer concernent souvent les gens déjà titulaires d’une autorisation de vivre et travailler dans le pays. Le PVT semble un bon compromis.

Alors, j’attends. Sur les voitures là-bas, il y a cette petite phrase sur les rétroviseurs.

Objets in mirror are closer than they appear.

Peut-être que mon retour est plus proche que prévu. Vous croisez les doigts avec moi ? 🍀

Maple Leaf PVT Canada

Image Pixabay

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