Humeurs

Départ de Hongrie… et retour au Canada !

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Merci à tous pour vos encouragements, ici et là. Je vais prendre le temps de répondre et je ferai bref ce matin. Tout s’est enchaîné. Les derniers jours en Hongrie ont été en demi-teinte, entre accusations et délations. Dans l’avion j’ai rédigé un long bilan sur mon expérience de professeur de FLE en Hongrie.

Hier, au milieu des valises, j’ai reçu un premier mail. Une offre de poste en Espagne. Malgré tout ce que j’ai expliqué, les hésitations ont demeuré encore quelques heures. J’y vais, j’y vais pas ? Pourquoi ? Et que faire à la place ? Tout recommencer une nouvelle fois dans un sixième pays ?

Je suis allée à l’aéroport en comptant les minutes, sans me retourner, voulant juste mettre de la distance entre là et moi, les questions en tête et les grammes qui passent d’un bagage à l’autre.


Mon sac a sonné au détecteur, un sac de rando où j’avais mis tous mes trucs de prof et de papeterie. Papiers, autocollants, jeux de cartes, masking tapes, livres de linguistique et manuels scolaires, trousses colorées, cahiers fleuris. J’ai dû très vite me justifier je suis désolée, je suis prof. Comme s’il fallait s’excuser.. Finalement il y avait un peu de mon essence dans ce sac. La tête de l’agent de sécurité à chaque objet qu’elle sortait du sac était drôle – et dans l’autre sac sous mon bras, il y avait mon linge sale, heureusement que ce sac-là n’a pas sonné.

J’ai dépensé jusqu’au dernier forint, ne voulant même pas ramener d’argent hongrois. Les gens, la queue. Alors que je me tenais debout à la porte d’embarquement, troisième dans la file comme pour partir plus vite, j’ai reçu un mail. Un mail du Canada. J’ai obtenu un PVT !

La symbolique parfaite du dénouement tant attendu. J’ai quitté la Hongrie le coeur léger, prête pour la suite. Destin, karma, comme on veut mais le mail ne pouvait pas mieux tomber.

Je repars donc au Canada. Je ne sais pas encore quand, je vais y réfléchir, mais je n’irai pas à l’étranger avant, car le Canada, c’est ce que je veux vraiment : partir ne ferait que mettre des obstacles non nécessaires à la prochaine destination.

Je vais prendre le temps de préparer ce départ, travailler un peu et gagner de l’argent car il faut posséder une certaine somme à l’arrivée. C’est donc un visa ouvert de deux ans, qui permet de travailler n’importe où – une fois que j’aurai passé une visite médicale. Je ne sais pas encore si je vais essayer de trouver quelque chose avant de partir ou si j’attendrai d’être sur place. Là je penche pour Winnipeg mais Toronto m’attire aussi pas mal. On verra !

Merci merci merci pour vos mots, vos doigts croisés et tout, merci ! ❤️

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