Expatriation

Dans un mois, je quitte l’Australie.

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Dans exactement un mois, je serai dans un A380 à direction de Paris, via Kuala Lumpur. Oui je vole avec Malaysia Airlines… le billet coûtait cinq cents dollars de moins que les autres, ça a motivé mon choix. Dans un mois, un samedi matin, je débarque à Roissy à 6h30 du matin. Juste un peut tôt.

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Comment je me sens ?

Etrange. Ce n’est que la quatrième fois que je dois tout remballer, clore des comptes en banque, récupérer des papiers d’impôts, faire des valises. Mais je pense que cette année, je ne pleurerai pas.

Fière aussi d’avoir tenu. D’avoir passé 51 semaines sur 52 dans ce pays où ce n’était pas gagné. La persévérance m’a montré une autre facette, c’était une question de patience. Et de recul.

Il est temps de clore cette année australienne, au moment où tout se met enfin en place. Je viens d’emménager dans une jolie coloc, avec plein de plantes, des filles adorables et un chat. J’ai ma petite clientèle d’étudiants en cours particuliers qui vont avoir du mal à me laisser partir. Je suis à ma place à l’université. Je suis arrivée au point où les écoles me contactent pour me recruter. J’ai atteint mes objectifs professionnels.

J’ai aussi atteint mes objectifs de voyage et même plus puisque je suis allée en Asie. Si j’avais dû me limiter à un top 3 par manque de temps ou d’argent, c’aurait été Cairns et la Grande Barrière de Corail, Sydney et l’Opéra, et Uluru. J’ai vu tout ça et plein d’autres choses encore. Je n’ai pas pris le temps ni eu l’envie d’explorer le reste de l’Australie. Par contre j’ai très envie pour le mois qui reste de découvrir les moindres recoins de Melbourne. Melbourne, elle va me manquer. Cette ville est parfaite, esthétiquement comme urbainement. Sa beauté me donne un pincement au coeur quand je la traverse ou la survole des rails assise dans le train. J’espère que Budapest sera aussi belle.

Après… personnellement c’était un échec. Pour plusieurs raisons, je ferai un bilan plus définitif lorsque je serai rentrée à Paris. Cette année aurait dû être très différente, même si je n’aurais pas autant appris. Tant pis.

Dans un mois. Trente kilos de bagage et vingt-trois heures d’avion. Je pense que je suis prête.

Un commentaire ?

24 commentaires

  • A te lire, je ne vois pas d’échec :/ tout ne s’est peut être pas passé comme tu le souhaitais, mais ce n’est pas forcément de ta faute. Si tu penses “j’aurais dû faire ceci, j’aurais dû faire cela”, tu auras toujours des regrets, alors que si tu as pris certaines décisions c’est qu’il y avait une raison (que ce soit la facilité, la lassitude, un besoin de repos ou au contraire d’action). Chacun a une perception différente des choses et les vit à sa manière. Ce n’est pas comme dans les films où les temps morts sont calculés, le héros toujours accompagné ou vit des expériences extraordinaire ou comme sur Facebook ou le moindre événement est dramatisé (une photo de couple sur une belle plage serait un gage de bonheur et d’exclusion définitive à une vie sous anti-dépresseurs alors qu’en fait ce n’est rien de plus qu’une fraction de seconde). Tout ça pour dire qu’échec, c’est un peu fort comme terme^^

  • J’aime bien ta façon d’écrire les choses, tu es cash et sincère. Grâce à toi et ton top 3, je sais les indispensables de cette région. Perso, c’est la longueur du trajet qui me rebute. J’aime les voyages mais je suis plus terrienne qu’aérienne ! Je t’embrasse et te souhaite un bon dernier mois là-bas. Budapest est la ville préférée d’une de mes amies française qui y est allée deux étés.

  • Ce n’est pas forcément un échec, même si tu n’a pas vécu cette année comme tu l’attendais. Elle t’aura forcément fait grandir et apprendre des choses sur toi !
    Bon courage, et bon retour en tout cas 🙂

    A.

  • Je le trouve plutôt bien ton bilan! Plutôt happy end 🙂

    Je suis certaine que Budapest sera te charmer et j’ai hâte de lire tes nouvelles aventures.

    A bientôt!

  • Tu es dure avec toi, c’est ça d’être exigeante envers soi-meme. C’est souvent quand on s’apprête à partir quand s’est enfin posée, qu’on se sent bien. Mais ça peut prendre trois semaines, trois mois, ou trois ans ou ne pas prendre. <3 (et Budapest, me voila !)

  • On m’a dit beaucoup, beaucoup de bien de Budapest. Et perso, je commence à regarder les billets pour te rendre visite ! 😉

  • Ce n’est pas un echec dans le sens ou tu l’as fait! Tu as vecu, explore et decouvert ce pays. Moi je dis chapeau. profite bien de ton dernier mois, il passe toujours si vite!

  • Et pour t’embêter je vais te dire: as tu appris a cuisiner?! 😉
    Tu as eu des deceptions mais tu as gagne en apprentissage et connaissances. Une nouvelle vie va s’ouvrir a toi.
    Bon dernier mois Miss 😉

    • Si tu savais ! Dans ma dernière coloc, la cuisine était une horreur. Et je réalise maintenant en cuisinant pour de vrai qu’avec le prix des courses, ça coûte moins cher de manger dehors… les tomates premier prix étaient à neuf dollars le kilo !

  • Laisse-toi un peu de temps avant de considérer ceci comme un échec. Parfois, avec le recul on se rend compte qu’on a appris plus qu’on ne le pense et ça aide à aller de l’avant. Crois-moi… been there, done that and wore the tshirt 😉

    • Oui c’est vrai… mais ma situation, surtout sociale, ne changera pas en moins de trois semaines maintenant ! d’où les conclusions tirées peut-être hâtivement 🙂