Expatriation

Ces questions sur l’expatriation.

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Deux fois par an, c’est la même chose : les messages commencent à affluer doucement, remplis de ces habituelles questions auxquelles je ne sais pas toujours répondre.

Tu pars quand ? Tu es prête ? Comment tu te sens ? Tu es contente ? Tu ne veux pas te poser ?

Ne vous y méprenez pas, j’apprécie l’attention, une ancre dans ma vie un peu bancale. Mais j’ignore quoi vous dire.

Il y a les faits, clairs et précis que je peux énoncer.
Je pars quand ? Mercredi prochain, le 26, à 7h du matin.

Je suis prête ? Non, pas du tout, je suis au fin fond de l’Espagne et je ne rentre à Paris que dimanche. J’ai un logement qui m’attend, cela enlève pas mal du stress inhérent à un départ, il suffit d’arriver et de s’installer.

C’est mon cinquième départ à l’étranger, l’habitude commence à être là, avec une liste mentale de choses à ne pas oublier et tout le calvaire administratif que ça représente. Je n’ai pas de sécurité sociale, je me bats avec les impôts de trois pays , des chèques et des virements, problèmes de banque, j’ai dû passer des coups de fils avec 17h de décalage horaire.

Quand je vais débarquer à Budapest il va falloir penser taux de change, ouverture de compte en banque, carte de transport, forfait téléphonique pour quelques mois plus tard faire tout l’inverse et jeter ces cartes bancaires ou de fidélité d’endroits dans lesquels je n’irai plus.

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Comment je me sens ?
Je ne sais pas, c’est un gros mélange. Inquiète, impatiente, stressée, terrifiée par ce nouveau pays dont il va falloir tout apprendre : la langue, la culture, l’éducation, les gens. Ce départ je l’ai voulu mais maintenant que je suis réinstallée dans ma routine parisienne si confortable, rouvrir l’armoire et refaire la valise me semble une corvée. J’ai toujours détesté ça, dans un sens ou dans l’autre.

Pourtant quand j’y serai, Paris sera très vite à des kilomètres physiques et métaphoriques, surtout dans l’excitation et les découvertes des premiers jours, quand tout paraît exotique et différent avant de devenir des repères et des habitudes.

Voilà comment je me sens. Impatiente et effrayée.

Je ne sais pas combien de temps j’y resterai, ça dépendra de plusieurs facteurs, si j’aime la ville, les amis que je vais me faire, mon apprentissage de la langue, mon adéquation avec le système scolaire hongrois. Je ne sais pas non plus quand je veux « me poser », arrêter de faire des valises pour les déballer définitivement, je n’en ai pas encore ni l’envie ni le besoin. Alors je continue.

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