Humeurs

Attendre.

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Patience

C’est presque paradoxal : dans mon métier, je suis la personne la plus patiente du monde. Je suis capable de ré-expliquer à un élève quatre, cinq, dix fois quelque chose qu’il ne comprend pas, sans me lasser, sans hausser la voix, cela durera jusqu’à ce que le message passe enfin. Même pour les questions les plus stupides.

Par contre dans la vie, je suis très impatiente. Je ne supporte pas les gens en retard, les transports qui n’arrivent pas et les réponses qui ne viennent pas.

Si on compte, il me reste… dix jours au Canada à peu près, je ne veux pas vraiment savoir. Et même si je suis contente d’être revenue dans ma petite ville du Manitoba et passer les derniers instants avec mes amis, qui vont rester ici, déménager ou rentrer dans leurs pays aux quatre coins du monde (plus de vacances à prévoir, c’est plutôt chouette) je suis passée à la phase d’impatience, entre l’inachevé et le nouveau.

Je vais pleurer à l’aéroport ou dans l’avion, j’en suis sûre. Penser à l’arrivée à Roissy me met presque les larmes aux yeux. Mais ça y est, je suis prête à partir, retrouver ma famille, les amies qui sont toujours à Paris, et partir en Islande quelques jours. Je suis presque impatiente, moi qui ne veux pourtant pas quitter le Canada. Compliquée ?

Le domaine principal de mon impatience en ce moment, ce sont mes recherches d’emploi. J’attends deux réponses, dont l’une qui traine depuis deux mois à grands renforts de congés, décalage horaire, problèmes de Skype et délais de décision. La réponse devrait arriver lundi, j’espère dimanche soir. Un autre travail me fait attendre aussi, je viens de relancer pour me voir dire « pas de choix confirmé encore » mais c’est difficile, pourquoi leur faut-il autant de temps pour se rendre que je suis une prof géniale.. et très patiente ?

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