Winnipeg

5 choses que je n’aime pas à Winnipeg

J’ai beau adorer vivre ici, il est temps de parler des points négatifs de Winnipeg !

J’ai essayé dans cette liste de 5 choses que je n’aime pas à Winnipeg de me limiter aux choses purement winnipégoises et pas forcément canadiennes en général, parce que j’aurais d’autres choses à dire (un futur article probablement).

Winnipeg Sign

1 – le réseau de transport

Commençons par le point le plus négatif de Winnipeg : le réseau de transport public. Il est mauvais et globalement inefficace et se compose aujourd’hui seulement de lignes de bus. Pourtant, Winnipeg avait un réseau de tramway vieux d’un siècle qui a été mis hors de circulation en 1970 et qui aurait été génial s’il avait été maintenu. Le réseau de bus qui l’a remplacé est inefficace et n’a pas suivi les derniers développements urbains.

Si vous habitez dans un quartier résidentiel et devez aller travailler en centre-ville du lundi au vendredi, pas de problèmes. Mais dès que votre trajet sort de ce schéma ou contient une correspondance, c’est la misère. Sans parler du dimanche, où la majorité des lignes ne circulent tout simplement pas. J’ai passé des heures, sans exagérer, à attendre des bus toujours en retard, pas fiables, pas pratiques, par toutes les températures. Notons aussi que seulement une poignée d’abribus – quand il y en a, parce qu’un arrêt de bus est en général marqué par un banc ou un poteau – sont chauffés.

Résultat ? Je passe mon permis de conduire.

2 – les chenilles

Vous avez remarqué que je n’ai pas mis le froid dans ma liste des choses que je n’aime pas à Winnipeg ? Parce qu’en fait, le froid, ce n’est pas gênant. J’accepte les hivers à moins quarante degrés et leur contrepartie de plus de 300 jours de soleil par an sans problèmes. Mais si vous pensez que la semaine des moins cinquante degrés est la pire de l’année à Winnipeg… Détrompez-vous. Tous les ans, entre fin mai et début-mi juin, il y a une apocalypse de chenilles.

Elles pendent des arbres dont elles dévorent les feuilles, surgissent devant vous, se collent à vos cheveux et à vos vêtements. C’est dégoûtant et très pénible. Les infestations dépendent des années et des quartiers, selon la nature des arbres et la résistance des habitants aux pesticides chimiques (explications et photos dans cet article de juin 2020 de Radio-Canada). C’est vraiment pour moi le pire moment de l’année à Winnipeg.

3 – les moustiques

Donc chronologiquement vous avez moins cinquante degrés en février, puis quelques mois plus tard les chenilles affreuses et quand elles sont enfin parties car muées en papillons de nuit… c’est la saison des moustiques qui commence. Les moustiques canadiens sont méchants et ne ressemblent pas du tout à leurs cousins européens : ils piquent de jour comme de nuit, à travers tissus et épaisseurs.

C’est mon quatrième été à Winnipeg et les moustiques sont pires que jamais. C’est à cause de la pluie, de la chaleur, de l’humidité et du vent qui a empêché la propagation des pesticides (oui, il y a beaucoup de pesticides en fait à Winnipeg).

Winnipeg map street-art

4 – l’absence de considérations pour les piétons

À cause du mauvais réseau de transports publics, les piétons sont une espèce rare à Winnipeg. Les choses semblent s’améliorer : certaines rues sont devenues piétonnes devant la pandémie pour inciter les gens à être actifs et les pistes cyclables fleurissent chaque année.

Mais le chemin pour la reconnaissance des piétons sera long. Les conducteurs s’en fichent complètement (surtout en tournant à droite au feu rouge, ce qui est autorisé par le code de la route nord-américain), la ville ne déneige pas les trottoirs, des patinoires de glace sont laissées tel quel pendant des jours, lorsque les routes sont déneigées, la neige est amassée sur les trottoirs et pas retirée, des congères ou des flaques rendent inaccessibles les passages piétons. Il y a du travail à faire.

5 – l’absence de bouche d’égouts dans les rues

J’ai habité partout dans le monde et je n’ai jamais vu nulle part de ville sans bouches d’égouts dans la rue. Les Prairies ont une météo capricieuse, c’est très courant d’osciller entre moins et plus 40 degrés en l’espace de quelques mois. La fonte des neiges au printemps et les orages d’été amènent une certaine dose d’eau dans les rues.

Mais… Il n’y a pas de bouches d’égout nulle part. L’eau ne peut pas partir et s’amoncelle sur parfois des dizaines de centimètres, transformant chaque orage en scène de fin de monde à Winnipeg. Pourquoi ne pas évacuer l’eau par le sol ? Je n’ai pas réussi à trouver d’explications.

Voilà, ce sont les 5 choses que j’aime vraiment le moins à Winnipeg !

Un commentaire ?

5 commentaires

  • Ahah les bouches d’égouts c’est pareil à Mtl… Je ne comprends pas pourquoi ça existe pas ! Ça crée des océans à traverser lorsque la neige fond ou un gros orage…

  • Ouf, c’est dur les chenilles dans les cheveux !!! Rien que de te lire, ça m’a suffit !
    J’imagine qu’il est raisonnable d’opter pour le port d’un chapeau (large)…

    Les moustiques sont également une plaie dans le sud de la France… gros moustiques noirs et moustiques tigres (même en hiver quand les T° sont bonnes). Dès que je sors (y compris en pleine journée), je me fais attaquer… Du coup, je préfère rester à l’intérieur… même quand il fait beau et chaud, dommage…

    Tu as raison de passer ton permis, c’est quand même bien utile de l’avoir, que l’on conduise tous les jours ou pas. D’ailleurs, as-tu une date de passage (avec port du masque obligatoire I guess?) ?

  • Quelle horreur, des chenilles et des moustiques de partout ! Je déteste les insectes, alors je te comprend 🙂 C’est dommage que la ville n’utilise plus leur tramway.