La valise, le tri, les souvenirs

Dimanche dernier, ma mère m’a engueulée sur Skype.

Vous allez vous demander pourquoi je vous raconte ça, quel rapport cela peut avoir avec les voyages et l’expatriation. Mais tout est lié. Et pas seulement parce que la première fois que je suis partie, il y a six ans, c’est parce que je ne m’entendais pas du tout avec mes parents.

Mon frère a demandé à changer de chambre l’an dernier. La mienne étant inoccupée, je pensais ne pas revenir de sitôt, ça m’a semblé tout à fait normal, j’ai accepté. Mais dans cet échange je perdais de la superficie et j’ai dû faire du tri.

faire du tri J’avais des centaines de livres, moi qui les dévorais. Des fringues à faire exploser l’armoire, après trois ans de shopping en friperies. Été, automne, printemps, hiver, des tenues pour toutes les saisons, tous les styles. De la robe de prof à celle de pub, longueurs, couleurs, des chaussures, un nombre incalculable de sacs. J’avais aussi gardé des cours du lycée et ceux de huit ans d’université : deux licences et trois ans de master, une douzaine d’énormes classeurs à levier. Mes trucs de prof. Et les souvenirs.

Bricoles ramenées ça et là, babioles kitch, cadeaux, petites peluches, des albums photos, beaucoup de courrier. Tous mes carnets depuis que j’ai dix ans, le matériel et l’immatériel.

J’ai trié, rangé, jeté, donné. J’y ai passé près d’une semaine et j’avais réussi à faire tenir le contenu de ma chambre et de mes 25 ans sur une étagère Billy avec une grosse boîte de papiers officiels. L’armoire fermait de nouveau. J’avais l’impression d’avoir jeté un bout de moi, parce que j’ai une mémoire d’éléphant. Avec un livre je me souvenais ce qui se passait dans ma vie à ce moment-là et les échos qu’il créait, avec une robe une sortie ou une journée qui sortait de l’ordinaire, avec les lettres les souvenirs d’amitiés passées et terminées. J’avais relu toutes les cartes d’une ancienne amie très proche avec nostalgie avant d’apprendre son suicide une semaine après.

J’étais partie en Australie avec une valise pleine, 30 kilos et quelques.

Dimanche dernier, ma mère a fini de refaire ma chambre. Et dès la conversation entamée, son jugement a été sans appel : tu as tellement trop d’affaires, j’espère que tu ne vas rien ramener avec toi. L’armoire déborde, il n’y a qu’une demi-étagère de libre sur la bibliothèque, tu accumules trop de choses, dans cinq ans on s’en va tu sais tu auras intérêt à trouver un point de chute, on n’emmènera pas tes affaires avec nous.

D’accord.

Je quitte Melbourne dans exactement une semaine mais je n’ai pas commencé à faire ma valise encore. Avant cette conversation, j’avais déjà l’envie ancrée de faire le plus du tri possible. Jeter tout ce qui est un peu abîmé, troué, usé, les publicités colorées, les robes trop courtes. Ne pas garder ces vêtements ou chaussures que j’ai emmenés il y a un an mais pas porté une seule fois.

Par contre je veux ramener les nouveaux souvenirs, les robes préférées, les cartes, les choses achetées au Cambodge. Tout en laissant derrière toutes ces choses de maison.

C’est la mode du minimalisme. Je comprends et je vois le gâchis derrière mes choix. Tout ce que je ne peux pas emmener par restriction de poids des compagnies aériennes, je finis par le laisser chez mes parents. Après j’en ai besoin, je le rachète sur place, et je le ramène ensuite, créant un doublon. C’est ma troisième ou quatrième cafetière à piston, j’ai le même sweat à capuche de chez H&M en deux couleurs achetés dans deux pays différents… si j’avais emmené le rose, je n’aurais pas eu besoin du vert.

Est-ce que la solution ne serait pas d’emmener plus de choses quand je pars ? Dépasser les trente kilos de bagage mais éviter le rachat ? Mais toutes ces affaires qui prennent la poussière chez mes parents, je ne les utilise que quatre semaine par an, est-ce la peine de garder autant ? est-ce qu’un container de 150 kilos est la solution comme certains font même pour un an ?faire du tri

J’ai lu des articles hier sur la méthode Kon Mari et je vais appliquer ces principes en faisant ma valise.
– l’objet ou le vêtement est-il en bon état ?
– est-ce que je l’ai utilisé ou porté cette année ?
– est-ce que je vais m’en resservir ?
– est-ce qu’un mauvais souvenir y est associé ?
Je m’en irai à l’aéroport le coeur léger, sans m’inquiéter de l’étape de la balance.

Et de retour chez mes parents, je rouvrirai l’armoire, profiterai de ces vêtements oubliés et referai un tri avant de partir pour une autre année… avec ma valise bleue de choses dont je ne veux pas me séparer.

Et vous ? quand vous déménagez, comment vous vous organisez ? vous accumulez ou vous triez régulièrement ? vous avez des conseils ou des techniques ?

23 Commentaires

  1. 12 juin 2015 / 12h41

    J’ai realise hier qu’en 18 ans j’ai eu 15 adresses differentes. Tu dois te dire que je m’y connais en demenagement? Ben pas vraiment… a chaque fois j’accumule pendant un temps et je trie lorsqu’il faut partir. J’avoue que la technologie aide beaucoup. J’ai jete mes cours papier pour les mettre sur l’ordi (et Dropbox!).
    Bon point pour toi… tu es seule a decider. Ajoute un mari qui aime bien garder les choses dans l’equation et tu n’es pas sortie de l’auberge (Comment ca je parle par experience??)

  2. 12 juin 2015 / 12h45

    Coucou !! C’est marrant, je suis passée exactement par là les trois dernières semaines. Demenagement intra-Singapour (article à venir) et puis de retour en France pour les vacances, j »ai passé 3 jours à trier et jeter mes affaires de mes 10 à 22 ans, comme toi. Enormement de lettres, de photos, des cours, des babioles qui rappellent des vacances, des amitiés… Qui sauver, qui jeter ? Pas facile… Bon courage pour ton demenagement !!

  3. 12 juin 2015 / 12h57

    Pour le moment pour nous, rien de spécial. On a (presque) tout laissé chez les parents de P. (le plus important. Le moins important est chez ma mère, loin ^^) avec un gros gros tri de base quand on a déménagé de notre appartement à chez eux.
    Je ne pense pas que l’on reparte en mode itinérant comme on le fait aujourd’hui… Je ne peux pas le dire avec certitude mais je crois que si on repart ailleurs, ça sera peut-être pour nous poser vraiment donc cette fois, on aura toutes nos affaires… J’espère parce qu’elles me manquent.

    J’essaie de me détacher et je me rends compte que je peux vivre sans mes collections et mes souvenirs… Mais je ne peux pas les toucher, les regarder, les apprécier quand j’ai un coup de mou et je crois que c’est ça qui est le plus dur ici 🙂

    Anyway, je te souhaite bien du courage pour ton tri. Je suis un peu comme toi, toujours pleine de souvenir et j’ai, du coup, toujours du mal à m’y mettre et à me décider.

    Bises !

    A.

  4. 12 juin 2015 / 15h27

    Lors du déménagement de mes parents, j’ai trie mais j’ai garde pas mal de choses. On garde car on a de l palace.
    La, tes parents sont un peu (beaucoup!) hard avec toi.
    Certains disent en effet que si tu ne portes plus le vetement, tu donnes, vends. Et il ne faut garder que l’essentiel, ce qui est positif. Pas facile.
    Et tant pis si tu ne lemets que 4 semaines/an.
    En GB je n’avais pas tous mes shorts et t-shirts car…je ne les portais pas! Mais en France oui, meme si c’était juste pour une semaine ou 15j….ils étaient/sont chez mes parents!
    Bon courage pour la derniere ligne droite 😉

  5. tiphanya
    12 juin 2015 / 17h26

    Tu sais, on voyage avec notre cafetière, notre boule à thé et du thé ! (oui je ne parle toujours pas au passé, peut-être un jour)
    Pour les vêtements, j’arrive à être minimaliste, mais pour les livres impossibles !
    Il y a des jours, j’aimerai être « riche » pour acheter un appartement – camp de base. Où je pourrais poser tous mes souvenirs, tous mes livres et partir plus légères sans inquiétude. Un endroit où il y aurait aussi mes vetements et où je pourrais faire halte en passant de l’été à l’hiver. Ce serait vraiment l’idéal !

  6. Aurélie
    12 juin 2015 / 18h44

    J’ai bien aimé ton article, je me sens très concernée par la problématique du « porter de l’importance aux choses, tout garder de peur d’oublier des souvenirs, en a-t-on vraiment besoin pour être heureux » ?

    Les voyages font porter un regard nouveau sur notre rapport aux objets. Cet été je pars un mois en Thaïlande avec des amies. Evidemment le grand sujet est la taille du sac à dos à emmener. Mes voyages, et surtout mon voyage sur la côte est de l’Australie en couchsurfing m’a permis de voir qu’avec mon petit sac à dos, c’est quand même possible. Mais je comprends mes amies et le stress de se dire qu’on aura pas assez de fringues. Pour moi, certes on s’habille toujours pareil, mais avec des lessives régulières, pas besoin de s’encombrer.

    Récemment j’ai organisé un vide-dressing avec des amies, et les habits dont personne ne voulaient, non portés depuis 2 ans ont été rassemblés dans des sacs et mis dans les « bennes à vêtements » il y en a plein à Paris ! Comme ça tu fais une bonne action et tu te débarasses 🙂

  7. 12 juin 2015 / 19h30

    Je plussoie le comm de Tiphanya, ce serait le top. La, rien que apres 2 ans en Angleterre, j’ai accumulé un max et cela me fait mal de devoir faire des choix. Et je n’aime pas gaspiller donc devoir racheter une nouvelle bouilloire pour l’an prochain, cela m’énerve un peu…

    En tout cas, bon courage, mon propre tri est prévu pour début juillet ! Meme si c’est juste pour laisser mes affaires de rechange dans une box de stockage pendant 5 mois, je sens que je vais y passer des heures…

  8. 12 juin 2015 / 19h42

    Quand j’ai suis rentre des USA l’an dernier pour revenir en Europe il a fallu faire du tri. Du tri de ma vie pendant 5annees. Et c’est pas facile car j;’ai des souvenirs comme toi pour beaucoup de choses. Alors j’ai fait du tri maais a deux on a quand meme eu un petit container. Et maintenant certaines choses que je n’ai pas pris me manque. C’est bete mais moi le minimaliste ca ne doit pas etre pour moi. et pourtant je n’accumule vraiment pas grand chose. je trie tous les ans.

  9. 12 juin 2015 / 20h43

    En partant en Irlande, mes parents m’ont emmenée en voiture, par le ferry, donc la voiture était pleine à craquer, et j’ai pu emmener tout plein de choses. Il restait encore des vêtements en France, que j’ai ramenés petit à petit. Maintenant je n’ai plus de vêtements en France, mais il reste mon bureau, tout ce qu’il y a dedans, et touuuus mes livres (et mes cours aussi, mais eux ils sont au grenier, pas de souci :p )
    Je ramènerai tout le reste en Irlande quand j’aurai un appart plus grand (ou une maison !), pour le moment, j’ai juste mes livres préférés (et ça fait déjà beaucoup).
    En tout cas, je t’admire, je n’ai jamais réussi à partir pour un an avec une valise de 30kg (rien que parce que tous mes trucs de profs prennent trop de place, et que je ne compte pas les re-fabriquer ou rechercher dans chaque pays ^^)
    (Et si je déménage d’Irlande un jour, j’ose même pas imaginer ahah !)

  10. 12 juin 2015 / 21h50

    A chaque déménagement, on se voit laisser un bout de soi. Mais quand je suis partie vivre à l’étranger, contrairement à l’occasion que tu avais, je n’ai pas pu laisser mes affaires chez quelqu’un d’autres. Alors j’avais une valise de 25 kilo à remplir. Je devais résumer 25 ans de ma vie à 25 kilo. Un kilo par an vécu, c’est bien trop peu. J’ai du faire de gros choix, et pour ça il a fallu faire un grand travail sur moi même, me convaincre que tout ça n’est que matériel et que la richesse est bien ailleurs. Ça n’a pas été facile mais une fois la valise fermée et le reste donné, vendu ou jeté, je me suis sentie tellement plus légère et libre, un peu comme si j’avais réussit à briser une chaine.

  11. 12 juin 2015 / 22h50

    Je suis plus de l’autre côté… je n’aime tellement pas accumuler que parfois je me débarrasse de trucs qu’il aurait été sage de conserver. On est 5 à vivre ensemble, ce serait facile d’accumuler comme pas possible. On a chacun environ 4 journées de vêtements. Plusieurs fois par année, je m’amuse à trier, à jeter, à donner, à transformer… On déménage souvent et j’aime que le déménagement soit facile. J’aime voir des armoires à moitié vides…

    Il n’y a que mes instruments de musique (j’en ai plus d’une cinquantaine, de par mon passé professionnel…), mes livres de voyage et mes trucs d’Université que je n,arrive pas aussi facilement à larguer. Là, je suis sur le cas des caisses de paperasses d’enseignement, des cours de l’uni, etc. pas facile!

    Courage, courage, tu vas y arriver 😉

  12. Caro_frenchy
    14 juin 2015 / 1h16

    Coucou la miss,
    je lis ton blog depuis un bout de temps mais j’ai jamais rien commenté. Et là, ton post m’a vraiment interpellé!

    Ton dilemme, je le connais que trop bien… 28 ans et cet été ça va être mon 15ème déménagement. Quand j’étais plus petite et que l’on déménageait à cause/grâce au boulot de mon père. Ma mère nous faisait jeter des millions de choses, du coup on a pas tellement entasser quand on était jeune.

    Par contre après quand mes parents son partis à Marseille et moi en angleterre en tant que jeune fille au-pair ça a été un autre problème, j’ai mi au moins plus de 2 semaine à faire mes cartons, car chaque étagère que je vidais, je retombais dans des souvenirs (albums photos, cartes, carnets, ancien agenda ou carnet scolaire…).

    Depuis que je vis en Angleterre, chaque été quand je descends à Marseille mes parents me demande de jeter/vider/tirer. je m’attèle à un cartons et ça me prend la semaine… Que faire de mes bouquins en Anglais de ma license? Et tous mes cours de M1 (que je veux garder pour mon futur M2), et ceux du DUECDF qui m’aideront aussi pour mon M2. Je ne peux pas les scanner, le faire page par page me prendrait une éternité. Et tous les classeurs vides avec intercallaires?

    Bref un vrai dilemne…

    Maintenant, depuis 6 mois je prépare psychologiquement ma mère / famille à mon départ à l’autre bout du monde pour 1 / 2 ans voir plus… Mais il y a la question de nos affaires à Londres. La solution de ma mère: jette/donne TOUT. J’ai interdiction de tout ramener à Marseille 🙁 …
    Je suis une sentimentale, comme toi le moindre objet a une histoire… Je ne peux pas jeter, ça serait me séparer d’une partie de moi, mais comment lui faire comprendre??
    Comme on en discute depuis 6 mois, j’ai eu le droit de passer de « jette tout/ne ramene rien » à « le scrapbooking c’est okay, tes DVDs okay, fringues et cours non ».
    Il fut encore que je la travaille pour les BDs et autres livres + toutes les ressources que j’ai chiner pour mes cours de prof de langues.

    Aussi mon autre soucis, c’est que toit tu as la « chance » ‘être limitée par le poid autorisé dans la valise. Moi si je loue une camionnette pour tout déménager de Londres à Marseille, le poids/place ne sera pas un problème……

  13. 16 juin 2015 / 7h01

    Arf, je compatis… Pour être moi-même passée par là au gré de mes divers départs et déménagements, je sais à quel point c’est l’horreur… Surtout quand comme toi, comme moi, on est sentimental(e) avec ses affaires. Chaque tri me prend des heures car chaque papier, chaque objet me rappelle des souvenirs et des moments précieux… Alors j’essaie de me dire que les souvenirs sont dans ma tête, et que s’alléger matériellement permet de s’alléger psychiquement aussi, je n’y arrive pas toujours comme je voudrais…. d’où des prises de tête régulières avec ma mère aussi 😀
    Enfin, le gros changement pour le prochain grand départ (juin 2016), c’est que cette fois mon ami et moi gardons un « port d’ancrage » rien qu’à nous, sous la forme d’un home sweet home qui attendra notre retour… avec toutes nos affaires. Et ça, c’est vrai que c’est un luxe qui change la vie.

  14. Elé
    16 juin 2015 / 23h19

    Personnellement, je fais beaucoup de tris, souvent. Ca me détend (mais pourquoi cette camisole ?). Je pense que mes parents seraient ok pour me garder des affaires, ce qui est bien. Ca doit être dur de réduire quand on n’arrive plus à réduire !
    Au moins la prochaine fois, vu la proximité, tu pourras prendre avec toi « juste l’été » / « juste l’hiver », de façon à ne pas trop dédoubler les vêtements. Mais les deux fois où j’ai vécu à l’étranger, il est sûr que j’ai dû sacrifier des choses qui ne rentraient pas dans la valise… peut-être pour le meilleur, cela dit.

  15. jeannerolland
    23 juin 2015 / 19h23

    Je me suis tellement retrouvée dans ton article !

  16. 1 juillet 2015 / 2h23

    J’ai rencontré le même problème que toi en rentrant en France pour les vacances et la phase de tri s’est imposée d’elle- même. On garde toujours trop de choses, « parce qu’on ne sait jamais », « ça pourrait servir ». Au final, j’ai oublié que j’avais tout plein de trucs, et j’ai donc fini par tout donner ou vendre (sauf les livres, je ne suis pas maso). Bref, je compatis à tout ça, parce que c’est un peu le problème de tous les expats, tous ceux qui choisissent d’avoir au moins deux « chez-soi »..

    • 9 juillet 2015 / 5h00

      Moi aussi j’avais oublié que j’avais gardé autant de trucs, je vais re-trier avant de repartir… ça me motive pour une fois, je vois ça de façon positive. J’ai jeté les souvenirs encombrants, réellement et mentalement !

  17. 2 juillet 2015 / 15h42

    A chaque déménagement, je vais un gros tri, et ce tri s’étend à chaque fois à mes souvenirs d’enfance. Parce que mon point de chute entre deux déménagements c’est ma chambre chez mes parents (plus un bout de la chambre de mon frère)(plus un bout du garage)(ah et un bout d’abri de jardin)(oui bon :P), alors il faut que les nouveaux souvenirs trouvent de la place au milieu des anciens, donc je me sépare de souvenirs plus si importants, plus aussi forts, plus aussi … nécessaires ?

    Là, avant de partir j’ai tout rapatrié une nouvelle fois, et le fait de ne pas avoir de chez moi fixe m’oblige à m’adapter, à me passer de beaucoup de choses dont j’ai l’habitude. Et donc j’oscille entre des furieuses envies d’acheter tout Darty en rentrant (oui une presse à sandwichs est ESSENTIELLE !), et les moments où je réalise que sans grand chose j’arrive à être bien aussi, alors à quoi bon ?

    On verra bien en rentrant comme on dit 🙂

    Mais un point non négociable, les petites choses souvenirs de voyage, le shooter traditionnel, un porte-clef, un vêtement, des photos, des cartes, des dessins, des cadeaux. Ils ne sont rien comparés aux souvenirs vécus, mais ils sont la trace, celle où en posant mes yeux dessus tout me reviendra instantanément. Et comme j’ai une grande peur d’oublier tout ces instants, mon côté fourmi est indélogeable pour le moment !

  18. Nicolas
    14 février 2017 / 18h06

    J’ai bien aimé ton article. Adepte de la randonnée, la question se pose aussi lors du remplissage du sac à dos, là je vais partir outre atlantique pour 2 ans, et j’aimerais que mon sac ne soit pas plus lourd que quand je part en rando pour quelques jours…
    Et puis penser à toutes ces affaires qui prennent la poussière chez nos parents… est ce raisonnable ?
    J’ai lu dernièrement un livre sur la vie de Peace Pilgrim, une femme qui a parcouru des milliers de kilomètres en Amérique, elle portait avec elle ses seules possessions, a savoir: ses uniques vêtements (pas de rechange) un peigne et du courrier. C’est tout ! Et cela pendant 28 ans !
    Ça donne à méditer !

    • 18 février 2017 / 13h31

      Toi aussi tu es pvtiste au Canada ? Bienvenue ici en tous cas 😀
      Je n’ai jamais fait de rando où il faille porter son sac avec vivres et tente plusieurs jours. Mais effectivement, ça fait réfléchir, et avant ce grand départ il va falloir tout bazarder. Ca va avec l’idée d’aller de l’avant je pense. Merci pour la suggestion de lecture !

      • Nicolas
        18 février 2017 / 21h26

        Oui pvtistes pour le Canada, seulement je ne sais pas quand je part ni où j’atterri, ni ce que je vais y faire ! Certainement la soirée entre pvtistes de demain sur Twitter vas m’éclairer.
        J’ai déjà fait du tri il y a quatre ans quand j’ai troqué un 70 m² + garage pour un 12 m².
        Je vais dégraisser encore un peu plus mes possessions sans essayer de me briser le cœur !

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