The world is your oyster.

World map flags

Cette expression anglaise, qui a servi de base à la carte de transport londonienne, veut dire que le monde est à nous et selon Shakespeare, un coup d’épée suffit à révéler la perle cachée.

Cette semaine, on m’a demandé, questionné, affirmé, regretté. Que fais-tu l’année prochaine où vas tu tu rentres en France mais qui va nous faire cours dommage que tu partes et si tu restais t’as pas eu de réponses encore mais tu sauras quand dis-moi.

J’ai longtemps hésité, insomnies-hésité. Moi qui suis très souvent sûre de mes décisions. Et puis j’ai eu des mauvais moments à l’école et des discussions avec mes chefs (le directeur de l’AF et la chef du département des langues) mes amies, mes collègues.

Il est temps de partir. Jersey, c’est un tremplin, pas un endroit où on s’enterre. Et assistante, c’est typiquement ce genre de jobs. La raison de ma venue, c’était pour remplacer quelqu’un qui faisait ce travail depuis vingt-cinq ans.

Si j’ai fait du FLE, si j’enseigne le français aux étrangers, c’est pour voir le monde. Pas vivre pour toujours sur une île de 120 km² et surtout pas pour enseigner à des ados. En septembre j’aurai mon master, quatre ans d’expérience professionnelle dans des contextes éducatifs différents (enfants, adolescents, adultes, français professionnel, bilinguisme) et je veux commencer à cocher sur une carte du monde « je suis allée ici, j’ai vécu ici, j’ai voyagé dans cette ville, j’ai vu ça, et ça, cet endroit est fantastique, là j’ai été en galère, je baragouine telle et telle langue ». D’accord, beaucoup de « je » dans cette phrase mais vous voyez l’idée. Ne rien regretter.

Et pourtant, j’adore le Royaume-Uni. J’adore l’absence de critique sur le look, les pubs, la queue pour prendre le bus, les jupes courtes, les scones, parler anglais, les émissions de cuisine, Boots, New Look et Cath Kidston. Malgré les côtés négatifs, la vie chère, l’insularité, l’hypocrisie, leur système éducatif secondaire.

Mais l’envie de voyager prime. La suite de ma carrière aussi.

Alors je remplis des dossiers et je refais mon CV qui ne tient plus sur une page. Je rêve à des destinations en me demandant ce qui sera le plus intéressant professionnellement, où les gens sont les plus amicaux, où il y aura le plus grand dépaysement (ou la plus grande proximité), où aller, que voir, que faire.

Début janvier, j’ai eu un entretien en pyjama avec la grippe. Qu’importe, « votre dossier est excellent je vous souhaite de partir pour le Canada ». Mars commence aujourd’hui, et le cachet de la poste doit faire foi avant le 15. J’envoie des emails grâce à la magie de Facebook et je me perds sur Wikipedia. Trois choix, trois langues, trois continents : un acte manqué, de l’altitude et un petit peu de froid.

Les dés sont presque jetés !

5 Commentaires

  1. Steph
    1 mars 2013 / 18h47

    Exciting!!!!!!! vivement ce weekend!!!

  2. Proserpine
    2 mars 2013 / 15h52

    Merci Elodie ! mais oui je vais continuer à bloger !

  3. Elodie Heuclin
    2 mars 2013 / 14h56

    Wouh le Canada, j'aimerais beaucoup y aller (malgré le froid que j'ai un peu de mal à supporter). Je te souhaite plein de bonnes choses, j'espère que tes voeux se réaliseront et ainsi tu pourras continuer de nous en parler ici, je l'espère en tout cas car j'aime te lire.=)

  4. S.
    10 mars 2013 / 22h53

    Bonne chance!!! Tu partirais dans quel contexte?? 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *