Saint-Malo

Saint Malo

 

Saint-Malo est une jolie ville, où je suis arrivée après les averses. Ville de pirates, de bateaux et de touristes. Malo est l’un des sept saints de Bretagne, avec Samson, Brieuc, Tugdual, Pol-Aurélien, Cotentin et Patern. Il y a des croix partout, et la façade de la mairie / musée municipal affiche un panneau parlant de la protection de Dieu. Et Saint Malo s’appelle aussi Saint Maclou, comme le magasin de moquette. Oui je suis pleine d’anecdotes passionnantes. Ma guide m’a emmenée en haut d’une colline pour surplomber la baie de Dinard, et j’ai ensuite vagabondé.

Saint Malo tombe Chateaubriand

J’ai fait le tour des remparts, jouant à « qui est anglais, qui est français », en essayant de deviner de quel côté est Jersey, qui en vient, et d’apercevoir le ferry. Finalement je n’ai pas pu résister à l’envie d’aller voir le tombeau de Chateaubriand, même si je m’y suis retrouvée un peu par hasard. Un panneau explique sobrement « Un grand écrivain a voulu reposer ici, pour n’y entendre que la mer et le vent » – l’absence de nom a dérouté plus d’un promeneur. La vue est belle, il n’a pas mal choisi son endroit – bien qu’il lui ait fallu trente ans de tractations avec la mairie pour obtenir un bout de rocher. Le musée y consacre un panneau, et son « Je n’aurai jamais cru qu’il eût été si difficile de se faire enterrer en France » m’a bien fait rire. De l’autre côté, il y a un fort, construit par Vauban, où je n’ai pas eu le courage d’aller. Une prochaine fois.

Saint Malo

Au musée, je fais la visite en même temps qu’une grand-mère et ses quatre petit-enfants. Comme la petite, j’ignore ce qu’est un épi de faitage… Le parquet craque, sent la cire et je m’amuse à lire tous les panneaux poussiéreux. Marins, pirates, Surcouf, Chateaubriand un panneau sur la traite des Noirs, le tabac à priser, les expéditions arctiques… le donjon, la tour de guet.

Saint Malo

La vue sur les toits, et puis c’est l’heure du goûter. Déjeuner galette de sarrasin, goûter kouign-amann (des années que je ne suis pas allée en Bretagne !). Il pleut un peu, je me souviens de mes étés à Belle-Ile et sans plan, je ne me perds même pas – oui, c’est un exploit, moi qui ne vais nulle part sans guide ni carte. Je regarde passer les gens, cherche un fleuriste, écoute les touristes parler des langues diverses et grimpe encore remparts et rochers.

A 18h j’ai pris le chemin du terminal, et en voyant le ferry, j’ai eu un petit pincement au cœur. Parce que prendre le bateau ancre davantage le départ que le tunnel sous la Manche. Mes voisins étaient Gallois, et admiratifs. Qu’une jeune femme voyage seule tout d’abord. De mon niveau d’anglais ensuite. Et enfin de l’aventure qu’ils n’auraient jamais osé (et ne laisseraient probablement pas leur fille oser). Et puis, Jersey se dessinait peu à peu, et je sais désormais où aller sur l’île si je veux voir la France, pour y réfléchir, et ne pas l’oublier.

3 Commentaires

  1. 4 septembre 2011 / 20h25

    ouh j'aime beaucoup!!Et la galette de sarrasin et le kouig aman m'ont filé un sacré coup de mal de Bretagne!!

  2. Anonymous
    6 septembre 2011 / 20h10

    J'ai beaucoup aimé ton récit sur Chateaubriand^^Oryu

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