Humeurs

Quand le quotidien pèse

Aujourd’hui, je ne vais pas parler voyage. Parce qu’il n’y a pas que ça dans ma vie d’expat, il y a aussi le quotidien. Brut, ennuyeux, monotone, un peu moche. 

Faire les courses, ménage et lessives, aller au travail, pas de pause déjeuner ici ça n’existe pas, en revenir, faire à manger, encore des courses, aller boire un café. On a la même routine partout où qu’on soit, et je n’ai pas d’enfant à ajouter au mélange. Vivre dans un autre pays a pimenté un peu la situation les premiers jours, mais maintenant les habitudes sont prises.

Mon quotidien ne me plaît pas. Je suis très vite rentrée dedans, je me lève tôt, avant six heures, pour aller à l’école, et je suis fatiguée le reste de la journée. J’ai cours, parfois ça se passe bien, d’autres moins bien. Je grignote et je rentre à la maison. Je traîne sur Internet, je ne blogue pas parce que j’ai page blanche quand le moral ne suit pas, je fais la sieste, je regarde des séries ou je lis. Je me couche avant dix heures pour recommencer le lendemain, sans passion, sans envie.

MA VIE EST CHIANTE (et ce post l’est aussi).

Je n’ai pas de loisirs, pas de hobbies, je sors boire des coups parfois avec des rencontres éphémères, couchsurfing ou amis d’amis mais ce sont des rencontres uniques tant qu’on ne les transforme pas, on va parler voyages, se raconter un peu nos vies, faire des projets qui ne prendront pas vie. La faute est mutuelle. Il y a de la zumba en bas de chez moi mais j’ai toujours des excuses.

Je traîne aussi une affreuse culpabilité d’être une mauvaise prof, je bricole des worksheets à 21h que je recycle dix fois. Pourtant j’ai un millier d’idées mais il y a encore toujours des excuses : l’absence de technologie, pas d’ordi, pas de vidéo, pas de tableau, pas de photocopies, pas envie… donc la veille, je stresse, la nuit je stresse, le matin je stresse. Il suffirait de s’asseoir et préparer….  j’ai l’impression aussi que je suis trop dans l’analyse et pas assez dans l’action. Je sais ce qui ne va pas et comment y remédier, mais je préfère observer le problème.

Et ce pour tous les pans de ma vie. J’aimerais aller découvrir un nouveau truc chaque week-end, un musée, un monument, un salon de thé, ramener des impressions et des photos, mais j’ai toujours toujours une excuse. Je ne savais pas qu’il était possible d’atteindre un tel stade dans la procrastination.

Mon corps entre dans son deuxième automne-hiver de l’année, après avoir changé d’hémisphère. Il encaisse mal le choc et le froid, la pluie devenue quotidienne.  Vitamines, magnésium, boosters en tous genres n’ont pas réussi à me faire tenir debout lundi au milieu de tous ces gamins. J’ai perdu ma patience et je suis rentrée chez moi. Cela va mieux, je me soigne, mais le moral est lié au corps ici je crois.

Je me sentais pareil en Australie donc ce n’est pas une histoire de pays, mais peut-être que si, je commence à rêvasser pour repartir au Canada, j’aurais trop de regrets si je n’essayais pas. Mais il est aussi difficile de ne pas franchir la ligne et de ne pas idéaliser mon année là-bas, où il y a eu aussi pas mal de jours où je n’ai fait que me terrer sous la couette. Et avec ma connexion si lente, les PVT seront partis avant même que la page ne s’ouvre.

Peut-être que c’est seulement une histoire de saison, peut-être que c’est trop, peut-être que j’en ai marre de cette vie.

Mais je ne me ressemble pas. J’ai perdu ma curiosité, cette envie de voir et comprendre, d’échanger aussi. Je procrastine dans ma solitude. Chaque soir, je me dis en secouant la tête que non, c’était la dernière journée comme ça et que demain, tout changera, mais dans les faits les lendemains ne sont guère mieux.

Je sais ce que vous allez dire, mais je ne trouve pas que je suis trop dure avec moi-même. Les projets et les envies sont là – comme aller à Cracovie aux vacances d’octobre. Et je sais que le sport me ferait du bien aussi. Il faut que je puise l’énergie – et je vais écouter attentivement vos conseils et remarques.

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35 Commentaires

  • Répondre Ophélie G.

    Personnellement, je pense au contraire que tu es trop dure avec toi-même. La routine, c’est moche souvent. Le fait que tu vives un second automne/hiver ne doit pas aider non plus, j’imagine. Pourtant, tu as une chance incroyable de vivre l’aventure que tu vis actuellement. Certes, tu n’as pas l’air de t’épanouir dans cette vie hongroise. Ceci étant dit, ce n’est pas pour toujours, pas vrai ? Sitôt ton contrat achevé, tu auras tout le loisir de partir là où tu en as envie. Et puis, je pense que tu devrais le tenter ce PVT, même si ta connexion est trop lente. Parce que j’ai le sentiment que si tu ne le fais pas, tu vas véritablement le regretter.. Et ce serait dommage, vraiment.

    Bref, même si on ne se connaît pas pour de vrai, si jamais te prend l’envie de discuter, tu sais où me trouver. Courage Kenza. ♥ xx

    13 octobre 2015 à 19h01
    • Répondre Kenza

      Merci Ophélie. Je vais effectivement tenter le PVT, il suffira d’aller dans un café avec du wifi 🙂 peut-être qu’on pourrait se croiser pendant les vacances de Noël ?

      16 octobre 2015 à 20h51
      • Répondre croco

        Il parait que c’est galère le PVT pour le Canada et que c’est un peu au random. Prévois un plan B pour ne pas être trop déçue si ça ne marche pas.

        18 octobre 2015 à 16h14
  • Répondre Charlie Dupin

    Courage ! ^^ Qu’est-ce que tu pourrais faire pour aller mieux, là maintenant, tout de suite et dont tu as vachement envie ? 🙂

    13 octobre 2015 à 19h02
    • Répondre Kenza

      J’ai bien aimé ton commentaire, il m’a fait réfléchir ! La réponse serait : des visites de mes copines.

      16 octobre 2015 à 20h57
      • Répondre Wholealone

        rah putain!!! Bon je regarde les billets!

        18 octobre 2015 à 21h25
  • Répondre Souroure

    Je sais parfaitement de quoi tu parles, le train train quotidien saupoudré de procrastination, c’est juste horrible. Et puis pas facile de s’y mettre, de se bouger etc… J’ai un peu l’impression que c’est aussi dû à ton environnement non ? J’avais lu ton article précédent sur ta vie à Budapest et la ville paraissait morose, triste et un poil raciste… Du coup ça n’aide pas… C’est facile à dire, mais il faut essayer de trouver des petits détails, des petites choses simples, des jolis endroits qui pourraient être motivants. Et puis tentes le PVT au Canada, ça sera l’occasion de se croiser 🙂

    13 octobre 2015 à 19h08
  • Répondre Manon

    J’ai l’impression de me retrouver quelque part dans certaines parties du post! Petit conseil le soir quand tu retrouves ta motivation, une petite to do list mais avec des trucs plus fun que faire la lessive 😉 tu verras après la satisfaction quand tu coches ! J’espère que ça ira en s’améliorant ! 🙂

    13 octobre 2015 à 19h28
  • Répondre Steph

    Arf tu viens de décrire ma vie donc je n’ai pas vraiment de conseils à te donner… à part celui de ne pas culpabiliser parce que c’est encore pire.
    Donne toi des objectifs simple et courts comme aller mettre le nez dehors au moins 10 minutes dans la journée, trouver au moins un truc positif qui s’est passé dans la journée et t’endormir sur ça.
    Pour le reste je commence à peine à y voir un peu plus clair et ça c’est juste parce que la voiture commence seulement à me redonner la maîtrise de mon temps… mais je rentre encore à 19h en ayant fini la classe à 15h.
    Sois patiente avec toi-meme, écoute ton corps, repose-toi.
    je t’envoie des tonnes de bisous.

    13 octobre 2015 à 19h36
    • Répondre Sophie

      Bonjour camarades expatriées !

      Je passe ici par hasard (en cherchant des idées pour préparer la classe de FLE que je donne dans 1h… hum…) mais j’ai bien envie de laisser un petit mot. Les paroles de Steph sont pleines de sagesse: tu peux aussi t’écouter, accepter un temps de repli et de réorganisation interne. Quand je débarque quelque part, après la découvert, j’ai souvent un moment où je me mets en chrysalide, avec une flemme énorme de rencontrer des gens, peu d’énergie etc… mais je sais que, avec du temps, les choses se mettent en place assez naturellement. Puis avoir toujours des cours excellents, c’est pas possible ! (D’ailleurs, la plupart du temps, les cours préparés moyennement marchent mieux que ceux que je prépare à fond… mais c’est un autre sujet).

      Sinon, je me fais des systèmes de récompense. C’est un peu infantilisant, mais j’ai droit, parce que c’est avec moi-même. Alors je me fais un thé si j’envoie un texto pour sortir avec cette collègue sympa, je regarde cet épisode de série seulement après avoir préparé une activité pour demain, je m’achete ce fromage-un-peu-cher à condition d’aller à la zumba… Puis, comme je suis contente de moi, ça remplit ma réserve d’amour propre et ensuite j’ai plus d’énergie pour faire des trucs qui rempliront ma réserve qui me donnera de l’énergie etc…

      Autre bonne idée: les visites de gens. Ca force un peu à regarder autour de soi autrement, à préparer des sorties, repérer des bars, puis à montrer « sa » ville. Le problème, c’est que c’est ponctuel, donc il faut pas trop en attendre, sinon la déprime revient au galot juste après. Mais ce qui est chouette avec quelqu’un qui arrive, c’est que ça illumine aussi les semaines d’avant.

      En bref: prends soin de toi, trouve ton rythme, laisse-toi le temps. Si tu penses trop à l’ailleurs (au Canada, c’est ça ?), tu risques de ne pas te laisser la chance d’aimer l’endroit où t’es.

      Bon courage,

      Sophie

      26 octobre 2015 à 12h47
  • Répondre Cindy / Nilujettte

    Ma belle,

    Je vais me contenter de te faire une grosse bise de loin, avec une pensée pour toi.
    Je ne suis pas la mieux placée pour te donner des conseils, après tout, je n’ai jamais franchi le pas d’alelr vivre à l’étranger, contrairement à toi 😉

    Tu auras des jours meilleurs, effectivement, deux automne / hiver la même année, ce n’est pas le pieds mais je te fais confiance pour arriver à aller au-delà de ce temps maussade pour imaginer ce qui vient après.

    Peut-être que tes vacances d’octobre à Cracovie rallumeront la petite étincelle au fond de tes yeux que tu as perdu ces temps-ci, et te donneront la joie de voir au-delà de ton quotidien, et de cette routine qui nous fait peur à tous, peut importe sur quel hémisphère on se trouve…

    13 octobre 2015 à 19h39
  • Répondre TJ

    Un conseil: REVIENT AU CANADA!!!!

    Le Manitoba t’attend les bras ouverts 😀

    13 octobre 2015 à 19h52
  • Répondre Ena

    Envie de se sédentariser? Pas en phase avec ton pays d’accueil? En mal du Canada? C’est une sensation assez inconfortable que de sentir qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Il ne me faut pas taire cette sensation mais au contraire l’accueillir, la comprendre et voir comment on peut y remédier. Bon courage.

    13 octobre 2015 à 20h10
  • Répondre carrie4myself

    C’est normal; tu perds a chaque fois tes racines. Tu recommences a zero et ton envie, désir n’est pas forcement present face aux gens que tu rencontres. Y a l’excitation du debut (nouveau pays, langue, travail etc.) et maintenant tu redescends et tu vois que c’est partout pareil. Si ton entourage est hyper sympa, festif, aimant, cette routine se déroule sans soucis, sinon on se renferme.
    L’hiver n’aide pas: le froid, gris, pluie….
    Alors tu mets un joli kway, un magnifique parapluie et tu danses sous la pluie. Tu seras en forme ensuite, tu verras 😉 tu iras boire un cafe/chocolat chaud dans un cafe sympa, avec un bon bouquin. Tu observeras les gens, tu imagineras des histoires sur eux. Et qui sait au detour d’un regard, d’un sourire, tu feras connaissance de quelqu’un. Mets du piment dans ta vie sinon on ne s’en sort pas.
    Tout ceci est peut etre le signe aussi, que tu as envie de te poser et ne plus etre la globe trotter comme tu l’as ete ces dernières années. On « vieillit ».
    Bon courage Miss 🙂

    13 octobre 2015 à 20h14
  • Répondre cestmoijasmin

    Oh ma Kenza, je n’aime pas te savoir ainsi. Et effectivement il faudrait que tu bouscules un peu ta routine, ça te ferait du bien 🙂
    Sinon, un skype te ferait plaisir ?

    Gros bisous

    13 octobre 2015 à 21h07
  • Répondre Solja

    Bonsoir !
    J’ai découvert ton blog le mois dernier, et je le dévore depuis. Je l’aime beaucoup et m’y retrouve souvent, j’étais moi aussi lectrice pendant ces deux dernières années.
    Je viens de revenir à Paris, ville que je n’aime pas, et je ressens tout ce que tu décris, même si pour toi c’est encore amplifié puisque que tu es dans un pays étrange et étranger.
    Je voulais juste t’envoyer un petit mot pour te dire « courage ! » et que même si tu ne me connais pas et moi très peu (juste par le biais de ton blog) je suis là pour discuter avec toi si tu as envie.
    Je penses que tu auras mon mail avec ce commentaire, sinon je te le donnerai sans souci (ou fb).

    Prends soin de toi.

    13 octobre 2015 à 21h24
  • Répondre the travelling petit pain

    Je te comprends parfaitement. Je suis moi-même expat et en ce moment ça ne va pas fort. Ma mère me dit de faire une cure de magnésium, mais ça ne règlera pas tout: je suis lessivée, je ne fais rien et je n’ai envie de rien. Je n’ai pas de temps à consacrer à préparer à mes cours et je me sens nulle, pas fière de moi. Je rêve d’ailleurs…

    13 octobre 2015 à 21h52
  • Répondre Elanorlabelle

    Je comprends tellement. Lorsque j’étais à Budapest justement, j’ai eu de gros moments de doutes et j’étais rentrée dans une routine université – maison – séries – café qui ne me satisfaisait pas vraiment. Je me souviens le soir, regarder le danube en buvant un verre de vin, écouter de la musique des années 60 et réfléchir à l’écriture de mon mémoire… seule. La solitude est sans doute ce qui m’a le plus marquée durant ces quelques mois passés là-bas. Pourtant, j’ai aussi passé de bons moments et à rebours je regrette vraiment de ne pas m’être davantage bougé les fesses et d’avoir trop écouté mon coté « je ferais ça demain ». Essaye de profiter au maximum de ton séjour là-bas, justement, pour éviter les regrets.
    Peut-être que cette vie nomade te fatigue mais peut-être aussi que tout simplement tu as perdu de vue le pourquoi qui t’as emmenée à ce choix ? On a tous nos moments de doutes, de malaise, de mal-être. Quant au PVT, tente! Au pire, si ta connexion ne suit pas, ce ne sera pas ta faute, tu auras tenté: pas de regrets (oui, j’ai un « problème » avec les regrets 😉

    Bonne chance!!!

    13 octobre 2015 à 22h04
  • Répondre Melle Bulle

    Mine de rien, ce que tu décris, ce sont les prémices d’une déprime pour ne pas dire dépression. Et je pense que expat ou pas, tout le monde peut y être confronté … Tu as besoin de personnes autour de toi pour te motiver et te faire sourire, voire rire ! Tu as besoin d’un déclic aussi. Peut-être l’as-tu eu en écrivant cet article et que du coup, petit à petit, tu vas remonter la pente et commencer à aimer ta vie. En attendant, tu as pas mal cerné le « problème », donc à toi de trouver ta méthode pour te motiver un petit peu plus chaque jour à faire des choses que tu aimes … commence par petit d’abord … et le reste suivra 🙂

    13 octobre 2015 à 23h20
  • Répondre Doudou

    Ma petite Tagada.
    Tout le monde peut avoir un petit coup de blues mais je suis sûre que ces messages vont te remonter le moral.
    On se Skype quand tu veux.
    Gros bisous ❤️❤️❤️

    14 octobre 2015 à 0h00
  • Répondre pomdepin

    Je ne me permettrais pas de te donner un conseil…juste que j’ai eu un passage un peu comme ça à Mexico, et que ça a disparu tout seul, le jour ou j’ai accepté une invitation à aller déjeuner avec des collegues. Un declic: d’un coup j’ai décidé de vivre comme si j’étais chez moi. Mais ce n’était pas la même situation.
    Sinon, je t’envoie un hug virtuel. Prends soin de toi. Xx

    14 octobre 2015 à 0h09
  • Répondre Sabine

    Ce n’est pas facile, je trouve que tu es très courageuse de vivre ça seule, d’enchainer les destinations, les rencontres et les hivers… Ton corps est peut être tout simplement fatigué… On est beaucoup a avoir cette tendance à la procrastination, et il faut avoir le moral et la forme pour lutter… As tu entendu parler du projet 365 de Marie (les tribulations de marie) et Marie-Charlotte (D’ici et d’ailleurs), 1 jour, 1 seconde. J’aime beaucoup se projet car il te fait réaliser que tu vis beaucoup de choses que tu oublies aussitôt faites et revenir dessus tous les mois, ça me permet de prendre du recul et de se dire qu’elles sont comme même chouette nos vies 🙂

    Des bisous et du courage

    14 octobre 2015 à 0h49
  • Répondre tarab2014

    Aller, un petit (ou gros) coup de mou après une arrivée dans un nouveau pays on l’a tous vécu (enfin tous ceux qui sont partis), ça fait partie du processus (mais ça tu le sais déjà). Dans tes posts précédents je lisais déjà entre les lignes ta déception sur la Hongrie et Budapest, ça joue sûrement un rôle là-dedans. Peut-être que le charme de la Hongrie est-il quelque chose qui prend du temps à découvrir, qui saute moins aux yeux qu’au Canada ?
    Difficile de te donner des conseils, surtout qu’on ne se connait pas vraiment, d’autant que j’ai flirté avec le blues, voire la dépression, pendant une bonne partie de l’année dernière. Ce qui marche pour moi c’est d’essayer de me fixer un petit but par jour, un petit but dont le résultat m’apporterait une réelle satisfaction (genre pas faire les courses, la vaisselle ou la lessive) : écrire un billet, au moins en commencer un, se fixer une petite sortie pendant le week-end, un truc et un seul à visiter (pas trop loin, pas trop long, juste un truc), se faire masser, manger une bonne pâtisserie dans un salon de thé, bref, quelque chose qui apporte du plaisir, même un peu. Et étendre ce petit plaisir à d’autres choses (comme se dire « je bosse 30 mn, pas plus », car le plus dur c’est de s’y mettre, après ça roule). Et chercher à « embrasser » son pays d’accueil plutôt que le subir, aller à ça rencontre même (surtout !) quand ça pèse, moi c’est la passivité face à la situation qui me tue…
    Pas sûre que mon « conseil » t’aide à quoi que ce soit mais en tout cas l’expatriée que je suis est de tout coeur avec toi. Oui c’est dur au début, mais ça va aller mieux et même de mieux en mieux. Il faut tenir 🙂

    14 octobre 2015 à 1h55
  • Répondre voyagesdeprof

    Allez, courage!!! Va une fois à la zumba, ca te donnera envie d’y retourner! Continue à faire des projets (excellente idée Cracovie, ville sublime et pas chère, j’avais adoré!!!) mais essaie quand même de profiter de Budapest, même si le contexte actuel n’est pas facile… 😉 Et vois le positif : tu vis du metier que tu t’es choisi et tu vis ta vie comme tu l’entends : peu de gens peuvent en dire autant!
    Concernant le Canada : pourquoi tu n’essaies pas les candidatures spontanées? Dans les AF par exemple!!! si tu es prise, ils s’occuperont du visa pour toi (en tout cas c’est comme ca que ca s’était passé pour moi qd j’étais partie y bosser…)
    xoxo

    14 octobre 2015 à 3h18
  • Répondre Sara

    Ohh Kenza… Je ne sais pas trop quoi te dire à part de t’accrocher et que j’espère que tes vacances d’octobre te feront du bien !
    Bises et bon courage !

    14 octobre 2015 à 5h48
  • Répondre Eleanor

    <3 Ta note me touche beaucoup, et me parle parce que moi aussi j'ai un coup de blues depuis quelques jours parce que l'isolement ici commence un peu à me peser. Et du coup, on a tendance à se renfermer et au final, ça n'arrange rien. On a beau le savoir pourtant…

    Je te trouve vraiment courageuse de vivre à l'étranger ainsi, seule, de bouger autant, alors ne sois pas trop dure envers toi. Parce qu'il faut vraiment être forte pour vivre à l'étranger, loin de ses repères et de ses proches.
    Je ne sais pas quoi te conseiller, à part ce qui a déjà été dit dans les commentaires : sortir un peu chaque jour, se faire un petit plaisir, et puis, laisse-toi le temps aussi. Le temps d'apprivoiser ta nouvelle ville et vie. Et puis, oui, pourquoi ne pas tenter de trouver un boulot au Canada via les AF, et puis tente le PVT aussi même si ça échoue, au moins, tu n'auras pas de regrets. Ou peut-être qu'au final, tu as envie de te poser en France ? Laisse-toi le temps pour réfléchir, penser à tout ça.

    Courage <3

    14 octobre 2015 à 9h02
  • Répondre Mademoiselle a

    Comme je te comprends. Mais la fatigue vient aussi du fait que ton cerveau travaille en permanence pour s’adapter encore une fois a une nouvelle culture. Et ca a part l’avoir vecu personne ne comprends. Le manque de repere aussi est tres deroutant. L’integration n’est pas toujours facile et le manque de ‘pilliers’ dans la vie de tous les jours joue souvent sur le moral. Essaye de te reposer et de trouver une chose qui te ferait plaisir cette semaine et la faire. Peu importe ce que c’est, juste quelque chose qui te mettrai le sourrire au levres. Plein de courage pour toi.

    14 octobre 2015 à 11h09
  • Répondre Meyilo

    J’aurais juste envie de te dire d’essayer de découvrir un peu plus Budapest. Je suis persuadée qu’elle en vaut la peine. Et puis, courage. Cracovie, excellent choix. Profite-en pour faire un détour à Zakopane si tu le peux.

    14 octobre 2015 à 19h33
  • Répondre Loreleï

    La routine est parfois difficile à vivre, surtout quand on est seuls….
    je t’envoie des bisous depuis mon petit coin à moi jusqu’au tien 😉
    courage!

    15 octobre 2015 à 15h46
  • Répondre cookieetattila

    Bouge tes fesses! 🙂

    Comme tu dis « Mais je ne me ressemble pas. J’ai perdu ma curiosité, cette envie de voir et comprendre, d’échanger aussi.  » Pourtant, à mes yeux, ça fait partie des choses les plus importantes pour vivre une vie épanouie. Sincèrement moi je me fais chier 24h/24, j’habite dans un village paumé sans voiture, sans transport en commun où il ne se passe rien et où je ne vois personne à part ma mère et mon père… J’ai 26 ans, j’ai pas de boulot (pas d’argent), je vis toujours chez mes parents. etc etc. Mais je reste positive pcq j’ai toujours cette curiosité et cette envie de découverte en moi.
    Mettre sur papier ses émotions, ça aide. Tu as identifié les problèmes alors maintenant il faut se bouger. Et pourquoi pas aller à la découverte de Budapest? S’inscrire à un atelier de cuisine ou que sais-je?

    Désolé si mon commentaire est un peu franc mais on ne vit qu’une fois, c’est dommage de perdre son temps à avoir des regrets et le cafard. YOLO :p

    Je te souhaite beaucoup de belles aventures et un quotidien rempli de jolis moments.

    18 octobre 2015 à 16h19
  • Répondre lolli15

    Ne baisse pas les bras, cela arrive à tout le monde d’être dans une phase un peu déprimante. Ce qui doit être dur pour toi c’est que tu ne connais personne. Donc je pense que tu devrais essayer de trouver des expats comme toi, pour te sentir moins englouti dans ce nouveau pays. Et on se motive pour faire de la zumba ou un autre sport 🙂 Bouger peut relancer la machine. Après si malgré tes efforts tu vois que rien ne change, peut être devrais tu retourner dans ton pays d’origine… Ce ne serait pas un échec. Tu as suivi ton rêve, tu l’as vécu et tu as le droit de vouloir rentrer chez toi.

    28 octobre 2015 à 10h31
  • Répondre Nabz

    Salut! Je me permets d’écrire un commentaire ici, j’ai trouvé ton blog sur le forum de Mad et je suis en Erasmus à Budapest en ce moment. J’avoue que j’ai un gros coup de blues aussi alors je comprends ce que tu ressens! Si tu veux qu’on fasse connaissance et qu’on se remonte le moral ensemble, tu peux me retrouver sur Mad 🙂

    29 octobre 2015 à 10h41
  • Répondre Nina

    Si tu veux te changer les idees, tu es la bienvenue a Londres! Ou a Bruxelles 🙂
    Courage!

    29 octobre 2015 à 10h47
  • Répondre unefamilleawinnipeg

    Ce n’est pas simple tu es plein de courage ;)! Dit toi que e c’est une expérience et rien de définitif ;)) et tu es la bienvenue au Canada et encore plus au Manitoba 😉 comme ça nous pourrons faire connaissance (la maman d’une familleawinnipeg;)

    1 novembre 2015 à 21h27
  • Répondre Blueberry Girl

    Je me retrouve assez dans ce que tu dis, mais je n’ai pas cette procrastination. Je fais toujours mille chose et moi ce qui me manque ce sont des amis. C’est la solitude qui me pèse. Je dois vieillir, mais sortir jusqu’à 5h du mat, ça ne me branche pas. Et je ne rencontre pas franchement de gens…du coup les vendredi et samedi soir seule après théâtre ou expo à lire à la maison c’est pas le plus folichon.
    J’aimerai bien partager tout ça, mais bon…

    27 novembre 2015 à 10h52
  • Un petit mot ?

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