Prof d’anglais en France

Ceci est un article-fleuve. C’est l’histoire de comment je suis devenue professeur contractuelle en anglais dans un lycée professionnel du 93 entre deux expatriations. Il y a du pratique, et beaucoup d’impressions. Bonne lecture ! 


Quand j’ai pris la décision de rentrer quelque temps en France entre deux expatriations, entre la Hongrie et le Canada, j’avais en tête de travailler comme professeur dans l’Éducation Nationale. Après avoir vu plusieurs systèmes éducatifs à travers le monde, avec chacun leurs qualités et leurs défauts, après avoir tant critiqué les écoles hongroises, je voulais voir comment ça se passe en France et à quel point l’enseignement, les enseignants et les élèves avaient changé depuis ma propre scolarité. Je n’avais pas mis les pieds dans un établissement scolaire depuis mon bac en 2006 et je n’avais jamais enseigné dans le système français classique.

Tout ne s’est pas passé comme je l’imaginais, mais j’ai réussi, et j’ai enseigné l’anglais en banlieue parisienne pendant quatre mois, de décembre 2016 à mars 2017. Et alors c’était comment ?!


Mais d’abord, comment on fait pour devenir prof remplaçant en France ?

Prof remplaçant, ça s’appelle officiellement contractuel de l’Éducation Nationale pour les non-titulaires. Pour postuler, que ce soit en primaire ou en secondaire, il faut s’inscrire sur le site dédié au recrutement de chaque académie. Pour le primaire je ne sais pas, mais pour le collège-lycée, le pré-requis est d’avoir une licence de la discipline qu’on veut enseigner. Je m’y suis mis fin juin, m’inscrivant uniquement sur le site de l’académie de Paris, pour le français et l’anglais (j’ai deux licences). Je savais qu’il y avait une énorme pénurie de profs d’anglais donc je ne m’inquiétais pas pour mon éventuel recrutement mais on ne peut renseigner que deux voeux : j’ai hésité entre français et FLE, mais je n’ai pas jugé le FLE très stratégique car malgré le grand nombre d’enfants non francophones scolarisés dans des classes plus ou moins spéciales, il y a très peu de dispositifs et ces postes sont réservés aux titulaires. La candidature doit aussi comporter un scan des diplômes, un CV et une lettre de motivation, et une fois envoyée elle reste en ligne six mois.

Début septembre, je ne comprends pas trop pourquoi mais ma candidature n’a pas bougé et je me résigne à trouver du travail dans le FLE car je n’ai plus de sécurité sociale. Je trouve donc un contrat à 11 euros brut de l’heure, ce qui est du vol, mais il fallait absolument que je travaille. Et j’attends des nouvelles du rectorat.

Le couperet tombe assez vite par mail : ma candidature n’est pas éligible. Donc, avoir deux licences et un master de didactique des langues, avoir enseigné sept ans, être bilingue, ça ne suffit pas pour l’Académie de Paris. Alors que les annonces de postes d’anglais vacants pullulaient sur le site de Pole Emploi, le schéma d’entrée classique m’a jugé inapte. Certes, je n’avais jamais vraiment enseigné l’anglais mais j’ai les bons diplômes, et je suis prof de langue étrangère. Je me trouvais plus recevable que quelqu’un qui n’aurait jamais mis les pieds dans une salle de classe, il suffisait de me poser des questions en entretien pour juger de mes aptitudes à changer ma langue d’enseignement.

Un peu dégoûtée, j’élargis mes options et… je m’inscris sur le site de l’Académie de Créteil, qui comprend les départements du 93, du 94 et du 77. La banlieue est de Paris, celle qu’on voit à la télé à chaque fois qu’il se passe un truc. Celle des banlieues qui craignent, des émeutes et des problèmes sociaux. J’ai un peu peur mais je clique sur envoyer.

Quelques semaines plus tard, mi-octobre, je reçois un coup de téléphone pour me convoquer à un entretien la semaine suivante. Malheureusement j’ai cours, les horaires ne sont pas négociables, je ne peux pas y aller. Ils ne sont pas capables de me dire quand auront lieu les prochains recrutements à cause des vacances, tant pis. Heureusement, ils ne m’ont pas appelé en numéro caché, j’ai donc pu sauvegarder leurs coordonnées.


Je quitte mon école de FLE pourrie mi-octobre justement, je pars une semaine en vacances, et à mon retour je prospecte dans le FLE. “Oui votre CV est très bien mais on n’a pas de cours, c’est l’hiver”. “On vous met en attente pour le printemps”. Cette hypocrisie m’énerve – un recruteur m’a nonchalamment demandé mes dispos plus de six mois après m’avoir reçue en entretien – alors je décide de relancer le rectorat.

Première surprise, je ne me fais pas envoyer balader. Seconde surprise, ça marche : entretien quelques jours plus tard, à Créteil, avec un inspecteur et une longue liste de papiers à apporter. Je ne sais pas du tout comment préparer, je lis sur Internet qu’il s’agit d’une explication de texte courte et d’un entretien de motivation. Je regarde les programmes mais c’est un peu trop abstrait, il y a eu la réforme du collège par-dessus tous les termes techniques, je décide donc d’y aller un peu au jugé.

Un looong trajet de métro plus tard, je suis reçue par un inspecteur, très gentil au demeurant. Nous sommes quatre à passer, et si nous sommes jugés aptes, nous aurons tout de suite un briefing administratif. Il me donne un texte littéraire sur des Irlandais qui fuient la famine des pommes de terre et s’inquiètent à leur arrivée à Ellis Island. Rien de bien compliqué mais j’ai complètement oublié les milliers de dates que j’ai pu apprendre pendant ma licence d’anglais qui remonte à cinq ans maintenant… C’est pas grave, je baratine (en anglais), je relève les figures de style, j’élargis et hop, passage en français, quelques questions sur mon CV dont la fameuse “mais pourquoi passer de l’enseignement du FLE à celui de l’anglais” et c’était dans la poche. Validée pour le collège et le lycée. On nous dit d’ailleurs qu’il s’agit uniquement du général. Mais en fait non…

Le briefing administratif ensuite me fait peur, pour des tas de raisons différentes. La liste des responsabilités est plus importante que ce que je pensais, l’Académie de Créteil est vraiment gigantesque, on ne peut refuser qu’un seul poste sous peine de ne plus être appelés, il n’y a pas de remplacements de moins de quinze jours, attention aux réseaux sociaux, attention à ce qu’on dit aux élèves, attention aux parents, programmes, exigences, examens, socle commun. Je sors un peu dépitée et je me demande si je vais y arriver.. être en classe, oui, je sais faire mais pas dans ces conditions trop formelles, pas dans des banlieues, et je suis en train d’arranger mon départ au Canada en même temps donc je joue aussi avec le calendrier et je ne sais pas du tout ce qu’on va me proposer, les vacances de Noël étant dans moins d’un mois.

Mais le coup de fil arrive vite.

Le rectorat m’a appelé lundi après-midi -j’avais passé l’entretien le mercredi – pour me proposer un double poste, en collège et en lycée professionnel, dans le 93, dans la ville la plus proche de chez moi géographiquement (ils avaient regardé mon adresse et le temps de trajet). C’est un congé maternité de quatre mois qui finit fin mars, le timing est parfait, j’avais entre temps eu la confirmation que je partais au Canada en avril. Ils me demandent de prendre rendez-vous avec les deux proviseurs adjoints et de me rendre dans les établissements le lendemain.

J’appelle l’un des deux proviseurs, qui me dit de venir à dix heures trente. Je cherche des infos sur Internet mais je ne trouve pas grand-chose.. des taux de réussite et c’est tout.

Lund soir, je panique, je n’en dors pas. Vais-je y arriver ? Gérer des lycéens de lycée pro ? Aller travailler dans le 93 chaque jour ? Me prendre des trucs à la figure, verbaux ou physiques ? Ai-je la carrure ? Comment est-ce que je vais les tenir ? J’ai une copine qui est certifiée et enseigne dans le même type de banlieue depuis deux ans et elle me rassure. Et à vrai dire, j’ai besoin d’un job, les dates collent, c’est à côté de chez moi (30 mn de trajet porte à porte, j’aurais pu avoir le triple si j’avais été envoyée dans le 77) alors je choisis d’aller voir et de prendre ma décision ensuite.

Je crois que je n’oublierai jamais mon premier trajet vers l’école. Je descends à la mairie, je marche dans une petite rue de banlieue populaire, où il y a une demi-douzaine de boulangeries (que j’ai toutes testées par la suite !), il y a la place de la mairie, une église, des terrasses de café. Les bâtiments sont vieux et un peu délabrés, tout va bien. Et puis au détour d’un virage, elles sont là. Les tours. Il y en a sept, d’une quinzaine d’étages chacune, serrées autour d’un minuscule square où trainent les dealers (mais ça je l’ai appris plus tard, de la bouche d’un cinquième, pendant une descente de police dans le square). Le collège et le lycée sont mitoyens et tout petits en face.

Je voulais observer, surprendre les comportements des élèves dans les couloirs, voir la façon dont ils se parlent et se comportent les uns avec les autres. Me faire une idée de leur attitude entre eux dans les espaces de vie. Manque de chance, c’est jour de grève et je ne croise qu’une petite classe de sixième. J’ai aussi pris le principal pour un surveillant parce qu’il portait des Stan Smiths mais chut. Et une fois la porte du bureau fermée, les questions fusent, les papiers s’accumulent et en fait il est impossible de faire machine arrière.

Ca y est. Je suis prof dans l’Éducation Nationale.


Et qu’est-ce que j’ai fait ?

J’ai enseigné, ou essayé d’enseigner à vrai dire la plupart du temps. J’avais 17h ou 19h par semaine avec :

  • une classe de cinquième
  • une classe de troisième
  • une classe de troisième prépa pro (une classe hybride entre le général et le professionnel)
  • une première gestion et administration
  • une première commerce
  • une terminale gestion et administration.

Et j’ai adoré mon expérience. Probablement parce qu’elle était temporaire, parce que je suis tombée dans une super équipe éducative, parce que j’ai eu un excellent contact avec les lycéens, parce que je recevais enfin pour la première fois de ma carrière de prof un salaire correct pour un emploi du temps appréciable. Parce qu’on m’a fait confiance. Et parce que je suis prof de métier, aussi… contrairement à beaucoup d’autres contractuels.

Le matin, j’étais toujours la première à arriver dans la salle des profs, juste après 7h. Je croisais le principal qui venait fumer sa première clope de la journée et me saluait cérémonieusement à coup de madame mon nom de famille, alors que dans toute ma carrière on m’a toujours appelé par mon prénom, hiérarchie comme collègues et élèves. Le prof de commerce arrivait souvent en même temps, on discutait en tapant un peu sur la photocopieuse pour la refaire fonctionner. La première sonnerie était à 7h55, je montais les bras chargés, j’allais ouvrir la salle et attendais les élèves. Souvent en retard, tout le temps nonchalants, pleins d’excuses plus ou moins bonnes. Parfois une période, parfois deux, puis la récréation et un premier café, puis deux autres cours ou des périodes sans cours, la pause de midi durait 1h30 et permettait de vraiment souffler, reboire un café, puis les cours de l’après-midi. Parfois je courais dans le couloir entre le collège et le lycée jusqu’à ce que je trouve des raccourcis, saluant toujours les adultes au passage, que je les connaisse ou pas. Être sur deux établissements mitoyens n’était pas compliqué, mais j’ai trouvé l’ambiance vraiment meilleure au lycée pro. Je n’ai pas du tout aimé le collège, à la moyenne d’âge plus jeune, où personne ne s’est intéressé à moi, ni les chefs de départements ni les profs principaux.

Pourtant, au lycée il y avait tous les jours ou presque des histoires incroyables, du couteau dans un sac à dos aux agressions, à la presque prison, des insultes, des menaces, de la violence, de la haine. On se demande alors comment on aurait réagi tout en espérant que cela ne nous arrive pas. Mais non.. une élève m’a indirectement traité de bouffonne une fois mais c’est le pire que j’aie jamais eu. Ce qui faisait mal, c’était l’ignorance. Parler dans le vent, essayer de les aider sans aucune réaction, essayer d’aller vers eux sans qu’ils ne l’acceptent. Ces quelques mois, à force de côtoyer tout cela, je me suis mise à moins bien parler, à acquérir malgré moi certains de leurs tics verbaux. J’entendais leurs voix parfois en fermant les yeux au moment de me coucher. Et vous savez quels élèves étaient les pires de tous ? Les cinquièmes.

Oui, ceux qui me faisaient la misère deux heures le mercredi matin et en dernière heure le vendredi après-midi, c’était les petits morveux de douze ans et demi. Ils étaient les plus méchants, les plus insolents. J’ai envie de dire irrécupérables, et c’est sûrement le cas, désolée de mon pessimisme… Il y avait un vrai fossé avec les lycéens, qui subissaient leur orientation et essayaient parfois d’en tirer le meilleur parti. J’ai l’impression qu’il y a une différence de génération et d’éducation. Les troisièmes eux par contre étaient une de mes classes préférées, ils étaient intelligents, curieux, appliqués, et respectueux de l’autorité tout en taquinant juste un peu.

Je crois que ce qui a aidé à faire une différence dans mon rapport avec les élèves, c’est mes origines. Mon nom est arabe, mon prénom aussi, certains traits de ma physionomie. Les élèves étant à 50% issus des pays du Maghreb, une sorte de respect communautaire semblait avoir émergé. Être prof de FLE aussi avec plusieurs années d’expérience m’a aussi aidé, puisque je n’ai pas construit des cours classiques, j’avais un peu plus de recul sur comment agir en classe de langues et comment rendre la langue vivante et pas juste sortie d’un livre de grammaire. Ma façon d’enseigner n’est pas même je pense que celle d’un enseignant de l’Éducation Nationale au parcours classique (je n’ai pas dit que la mienne était meilleure, juste différente, et je suis admirative de leur vocation).


En fait, j’ai surtout bénéficié de l’appui d’excellents collègues, de toutes disciplines. Surtout au moment du suivi des stages. Car en lycée professionnel, ils sont obligatoires. Je me suis donc retrouvée responsable de quatre élèves de première, à appeler leur tuteur, à organiser une visite, à me perdre dans les bus de banlieue pour aller dans des centres commerciaux, des magasins de vêtements, des Franprix. C’est un peu contraignant, mais l’avantage aussi, c’est que les élèves ne sont pas en cours pour d’assez longues périodes. Sur quatre mois, j’ai dû avoir seulement deux ou trois semaines avec une charge de cours complète. Sans perte de salaire, ce dont je n’avais pas l’habitude, prof de FLE toujours payée à l’heure effective enseignée.

Les autres enseignants ont aussi été excellents d’une autre manière quand un deuil a frappé le lycée. Un des enseignants est décédé pendant les vacances de février, nouvelle qui nous a tous choqués. On n’a jamais su s’il s’agissait d’un suicide ou d’un accident, mais malgré la réponse ridicule du rectorat, cet évènement a permis de resserrer les liens et de prendre plus soin les uns des autres. Au moins quelque temps.

À part le plan deuil du rectorat, d’autres choses m’ont attristé ou fait rire jaune, des idioties administratives, la réunion de bienvenue des contractuels aux conseils pédagogiques adaptés à un public tout sauf de REP (placer des gobelets de couleurs sur la table pour laisser les élèves manifester leur compréhension de l’énoncé. J’aurais fait ça, les gobelets n’auraient pas tenu cinq secondes avant qu’ils ne se les balancent à la figure), les EPI, sortes d’ateliers interdisciplinaires incompréhensibles, la fin des heures de colle, les parents dépités qui ne savent pas gérer leurs enfants, l’absentéisme, les bras baissés de tous les côtés.

J’ai beaucoup appris. Et on m’a fait confiance, en me proposant de devenir prof principale des terminales (au détour d’un couloir, en me disant que j’avais une façon très honnête d’appréhender le métier et que je n’hésitais pas à solliciter de l’aide quand il le fallait, ce qui était un signe positif), en me confiant des heures de FLE aussi avec deux élèves qui redoublaient car n’avaient pas eu leur bac. J’ai rempli des bulletins, assisté à des conseils de classe, téléphoné à des parents, corrigé des copies, bu plein de cafés, serré les poings, ri aussi, été émue de leur candeur et fascinée par leurs inventions linguistiques (c’est mort dans la tombe restera mon expression préférée).

Cette expérience m’a quand même confirmé qu’en 2009, il y a neuf ans (!) j’ai fait le bon choix en n’allant pas passer le Capes de lettres. J’aurais été envoyée dans la même banlieue à vingt ans tout pile, sans l’expérience que j’avais acquise ailleurs, sans l’assurance être une bonne prof qui aime son métier et sans la porte de sortie que me donnait mon billet d’avion pour le Canada. C’était une expérience extrêmement formatrice que je ne regrette pas ! Mais je reconnais que cela aurait pu moins bien se passer, le professeur contractuel est quand même pas mal livré à lui-même et est censé être opérationnel en quelques jours, ce qui n’est jamais facile, quelque soit l’emploi qu’on occupe. En tous cas, cela m’a montré que ces jeunes de banlieue ne sont pas comme on les imagine. Ils m’ont surpris, positivement, même si la misère sociale et les problèmes de moyens financiers et humains sont une réalité. En tous cas, si vous hésitez à vous lancer dans l’enseignement, c’est du sans filet mais c’est la meilleure façon de savoir si ce métier vous conviendra ou non !

15 Commentaires

  1. Ségolène
    18 mars 2018 / 101055

    Merci pour cet article ! Je l’attendais depuis longtemps je ne suis pas déçue 😀 Je voulais avoir tes impressions sur mon beau métier !

    Je me permets deux petites précisions : tu dis que les professeurs remplaçants sont contractuels mais j’apporterais une nuance : pas tous ! Je fais des remplacements alors même que je suis titulaire du CAPES et je ne suis pas contractuelle 🙂 La différence c’est que je n’ai pas la possibilité de refuser un remplacement. Et la deuxième petite nuance : les professeurs de langue qui sont à jour avec les programmes ne font pas cours avec des livres de grammaire / des manuels de nos jours. La grammaire est d’ailleurs mal vue en cours d’anglais par les inspecteurs.

    J’espère que tu ne verras pas ces commentaires comme une critique mais simplement comme une réelle volonté de comparer nos visions de l’enseignement parce que je suis tes aventures depuis quelques années et je trouve cela passionnant 🙂 Donc merci de ton point de vue, ça fait plaisir à lire ! J’y reviendrais sûrement parce qu’il est très riche ! Je te souhaite un bon dimanche et une belle semaine !

    • 18 mars 2018 / 130108

      Ah non je ne le prends pas mal du tout ! Effectivement, des certifiés peuvent seulement remplacer, je vais ajouter “non titulaires”. Et oui aussi au niveau des programmes et de la grammaire, disons que c’était l’image qui me restait de mes années d’école !

  2. 18 mars 2018 / 140208

    Très bien écrit et très intéressant, comme toujours!
    Je me suis souvent demandé comment était le quotidien dans un collège de banlieue, ce qui fait que ça se passe bien ou pas, si ça tient à l’expérience, au charisme, à la première impression, l’autorité ou autre chose.
    Et puis j’aime bien ton approche parce qu’elle est nuancée, honnête et drôle aussi parfois.

    • 19 mars 2018 / 221007

      Je pense que c’est un mélange de tout ça. Avec les troisièmes, le premier cours s’était super mal passé mais en recadrant assez vite, c’était allé mieux. C’est pareil avec de nouveaux groupes d’adultes finalement, mauvaise journée, stress, prof un peu différent du précédent;… certains groupes sont plus longs à dérider que d’autres, certains ne se dérident même jamais et j’attends impatiemment la fin de la session pour les passer à un autre prof !

  3. Anaïs
    18 mars 2018 / 180610

    Bel article, qui me confirme aussi que j’ai fait le bon choix en traversant l’océan (sinon j’aurais sûrement, comme beaucoup de mes amis, terminé prof d’histoire-géo là où on veut de moi et ton article confirme que cela ne m’aurait probablement pas convenu… surtout comme tu le dis sans l’expérience!)

    • 19 mars 2018 / 221008

      L’expérience elle s’acquiert aussi ! Mais bon, t’aurais passé l’agrég et tout :p

  4. 19 mars 2018 / 121218

    Bienvenue dans mon (presque) quotidien ! Les miens sont moins vieux (je suis en primaire) mais certains savent déjà comment me pousser à bout. Et je rêve de traverser les océans en ce moment ! En espérant que cela se fasse très (très) bientôt 🙂

    • 19 mars 2018 / 221009

      Je ne sais pas trop ce que ça donne avec les petits. Je pense que j’aurais du mal à voir les mêmes élèves toute la journée en fait… j’aime bien la variété. Je croise les doigts pour toi !

  5. Aurélie
    21 mars 2018 / 101000

    J’ai adoré ton article, je me suis imaginée dans ta peau le temps de quelques minutes…
    merci pour le blog !

    bisous

  6. 25 mars 2018 / 121215

    Aaahhh, enfin, je l’attendais avec impatience cet article, et j’ai adoré le lire !!!!
    Il y a beaucoup de points communs mais aussi beaucoup de différences entre ton experience et la mienne. Je publiairai un article sur mon experience en collège de campagne à la fin de l’année scolaire, et je pense qu’il sera complètement différent! 😉

  7. 25 mars 2018 / 150334

    Je suis ravie que tu ai vécu une expérience positive dans le système éducatif français. 🙂 Vu que je suis assistante d’éducation, c’est mon quotidien et j’aime lire ton point de vue. Et je confirme les 5èmes peuvent être affreux car ils sont entre l’adolescence et encore l’âge enfant , ils sont assez insolents. Mais les adolescents sont vraiment intéressants à observer et c’est très enrichissant de travailler avec eux. 🙂

  8. Coline ( en direct du Mexique !)
    27 mars 2018 / 160443

    Salut Kenza ! D’abord merci pour ce blog. J’y suis tombée dessus par hasard, je ne sais plus quand … en 2015 approximativement ! Je devais probablement chercher du travail car comme toi, je suis prof de FLE, mais depuis moins longtemps que toi, car j’ai obtenu mon master 2 en septembre 2015 précisément. Moi qui ne lit aucun blog, je ne le lâche plus, probablement parce que je me reconnais dans tes expériences et ton approche du métier. J’aime aussi beaucoup le graphisme, l’esthétique !

    En lisant cet article, une question m’est venue: est-ce que tu as trouvé que l’institution éducation nationale a une manière de concevoir l’enseignement différente (très très, beaucoup, moyen ??) des Alliances Françaises ou du monde du FLE en général ? Est-ce que ton expérience t’a semblé très différente de ce que tu as connu ? C’est vraiment une question qui m’interroge depuis que j’ai commencé ce travail et j’aimeras beaucoup avoir ton avis ! Parfois j’avoue que “j’idéalise” un peu l’éducation nationale tant les conditions de travail dans le FLE sont difficiles !! Enfin quand je te vois contente au Canada, je me dis que c’est possible !!

    Très bonne route à toi,

    • 5 avril 2018 / 221039

      Ton commentaire a fait ma journée, merci <3
      Je pense que l’Education Nationale a fait de gros efforts par rapport à notre scolarité. Les manuels intègrent le CECR, l’effort est mis sur l’actionnel… mais c’est difficile à cumuler avec les exigences scolaires des examens, du bac et le manque de moyens et ressources technologiques. Et avec les gros effectifs aussi.

  9. 12 avril 2018 / 60601

    Super article très intéressant, merci pour ta description sans filtre du système d’éducation “à la française” dans un milieu jugé pas évident.
    A bientôt !

    • 22 avril 2018 / 170509

      Je suis contente que ça t’ait plu !

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