Humeurs

Les plans A, B, C, D, etc.

Deux fois en quelques jours, on m’a dit que je n’étais pas heureuse ici. Je le savais, mais les mots se sont amplifiés et résonnent chaque jour un peu plus, jusqu’à prendre toute la place et devoir sortir.

Je ne vous ai pas encore parlé des plans A, B, C, D et jusqu’à G ou H voire même X parce que je suis démunie. Je ne sais pas quels choix faire ni quelles décisions prendre, j’ai peur de fuir et de ne pas affronter ce qu’il faudrait, je sais ce que je ne veux pas mais pas l’inverse. 

En ce moment,  je suis perdue, je ne suis plus moi-même. Je traîne les pieds en allant à l’école, je compte les minutes avant la fin de la journée de travail, j’entre en classe souvent à reculons, je n’ai pas envie de me lever le matin parce que le réveil sonne bien trop tôt et ruine le rythme de la journée, je me suis renfermée plus que jamais (mais ça, j’en ai déjà parlé, c’est en partie à cause d’avoir trop dit au revoir) et je ne souris plus. Je n’aime pas ce que je vois dans le miroir. Je déteste être comme ça.

Il faut que je trouve comment (me) retrouver. Je me suis beaucoup plaint de l’Australie, en pensant que l’avenir ne pourrait jamais être pire, mais j’avais tort. J’avais objectivement de bonnes copines avec qui aller boire un coup ou manger une part de gâteau, j’adorais mon travail, me levais le sourire aux lèvres, j’avais choisi de travailler tout le temps, six jours sur sept pour économiser le plus possible en passant du temps avec des étudiants géniaux. Ici, je ne fais rien de spécial, je suis pauvre, seule, et j’ai perdu l’envie de découvertes et cette curiosité pour l’autre et l’ailleurs. Donc je ne blogue plus trop, démotivée par la page blanche et méfiante du ton contemplatif que prendraient mes articles.

Je ne sais pas si cet état d’esprit est dû à l’expatriation (cinquième année de suite) la situation (la Hongrie n’est pas un pays facile et je n’aime pas travailler dans le secondaire) ou moi (c’est certain). Je dois y réfléchir, c’est un mélange à mon avis. Mais même si en théorie je sais ce qu’il faudrait faire pour retrouver un peu de vie, je n’arrive pas à le mettre en pratique.

Et j’ai peur de la suite.

Avant les vacances de Noël, je pensais que c’était décidé, il me fallait revenir à une situation familière, vivre dans une langue et une culture déjà connues. Retourner dans un pays où j’avais déjà habité, ça voudrait dire retrouver mes repères, savoir où faire mes courses, quels produits acheter, reprendre l’accent local, m’intégrer tout de suite dans le système scolaire et la vie quotidienne. Récupérer ma place telle que je l’avais laissée.

J’ai souvent eu peur de ne pas trouver de travail à l’étranger. Je voyais le retour en France comme un échec il y a quelques années, donc je postulais à n’importe quoi. Maintenant, je sais ce que je veux professionnellement : un poste avec un nombre d’heures suffisant pour vivre, des adultes ou des enfants, voire une combinaison de tous les publics et également un salaire décent. Ca semble normal, mais ce genre d’offres n’est pas si fréquent.

be-happy


Donc, avant les vacances, je pensais…
– plan A, l’utopie, le rêve : parvenir à obtenir un PVT Canada
– plan B : chercher du travail en Angleterre, pays de mes premières amours,
– plan C : rester en France, me réinstaller chez mes parents et faire des remplacements dans l’Éducation Nationale.
J’ai vu mes copines profs, j’ai vu Paris, où, même si cette ville est en moi et chez moi, je ne pourrai pas revenir. Et puis les conditions du PVT se sont obscurcies, il n’y a pas de réponses fournies sur le nombre de candidats ou le temps d’attente, c’est un doux rêve dont le réveil sera amer.

Il reste encore quatre mille places pour le Canada donc une once d’espoir, on verra mais il ne faut pas y croire. Il faudrait que je commence à chercher par moi-même mais j’ignore par où commencer ni comment convaincre les employeurs que oui, c’est possible d’employer une Française dans l’éducation. Je ne suis pas non plus prête à me lancer dans des démarches de résidence, lourdes et coûteuses en temps, investissement et argent.

Début janvier je suis rentrée à Budapest, plutôt confiante, prête à en saisir le meilleur. Au hasard d’un passage sur Facebook, j’ai retrouvé un autre projet familier, un plan de secours assez confortable : un départ avec le CIEP. Il faut normalement être étudiant à l’université pour bénéficier du droit de s’inscrire au programme – avec lequel je suis déjà partie en Angleterre il y a six ans et au Canada il y a deux ans et demi –  mais avoir déjà été assistante offre une dispense pour certains pays. La liste est courte mais mon choix a été rapide : l’Espagne, parce qu’il y a des postes dans des écoles de langues pour adultes, parce que je parle espagnol, parce que j’y vais tous les étés depuis mon enfance et le côté familier et rassurant est là, parce que mes parents seraient fiers de ce choix. J’ai monté l’imposant dossier en deux semaines et la réponse viendra en mai. Je pensais donc Espagne plan A, Angleterre plan B, France plan C.

Pourtant, je ne suis pas sûre que recommencer une nouvelle fois dans un nouveau pays me soit bénéfique. Où qu’on habite, il est trop facile de tomber dans l’emprise de la routine, problème déjà évoqué au début de l’année scolaire. Ce n’est pas parce qu’on vit à l’étranger qu’on a une vie super glamour, surtout quand on n’a pas trop d’argent ni d’amis pour en profiter – mes voyages le week-ends et les vacances sont payés sur les économies ramenées d’Australie, ce que je gagne ici sert aux dépenses quotidiennes.

L’été dernier, je m’étais mis en pause, avais passé près de trois mois sans travailler et avais apprécié les grasses matinées, l’été parisien, les amis en terrasse et les sorties fleuries. Je pouvais financièrement me le permettre. Cette année, c’est moins sûr. J’avais décidé de venir ici pour avoir la sécurité d’un emploi dès avril et m’éviter des mois de questionnements. Cela correspondait à mes critères de l’an dernier, j’avais seulement dû faire un compromis sur les adolescents (plus jamais).

Je suppose que je me sentirai beaucoup plus à l’aise en Espagne ou en Angleterre pour toutes ces raisons. Ce sont des pays qui me correspondent, dont je parle la langue, dont je veux poursuivre la découverte, ce sont des systèmes éducatifs qui ont aussi leurs problèmes mais dont le manque de moyens ne fait pas partie. Je n’en peux plus d’enseigner sans photocopies ni technologie sur mon tableau à craie.

Mais pourtant, je ne sais pas, pleine de doutes et de questions, et de culpabilité de ne pas saisir la chance qu’est d’être ici. Et à force de trop penser à l’après, j’en oublie le présent. J’ai essayé de prendre des bonnes résolutions, de changer un peu mon rythme de vie mais il reste encore quatre mois de cours. Il y aura des bons moments, des visites, des sorties, des voyages, et tout n’est pas noir non plus à l’école, les élèves sont globalement gentils mais cela semble parfois insurmontable.

En attendant de vous lire, je vous embrasse !

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44 Commentaires

  • Répondre lolli15

    Je pense que quelque soit le plan tu seras plus heureuse que maintenant. Dès que tu as la possibilité, pars, chez toi ou ailleurs mais quitte la Hongrie qui te rend si triste. Cela ne sera pas un échec car tu auras essayé. Et tu as le droit de ne pas aimé un pays 🙂

    18 février 2016 à 17h54
    • Répondre Kenza

      C’est vrai, on peut ne pas aimer un pays. Mais il y a une petite voix de culpabilité car être expat et Budapest c’est censé être super génial ! Tout comme l’Australie que tout le monde adore mais sur laquelle j’avais beaucoup de réserves.

      19 février 2016 à 8h23
  • Répondre Pomdepin

    Le pays ne te convient pas, tu as raison de préparer la suite. Si je peux aider pour le plan B ou C (je ne sais pas où tu mets l’Angleterre, juste la maintenant!), n’hésite pas.

    18 février 2016 à 18h07
  • Répondre Mathilde

    Bon courage pour la suite, la résolution lente de toutes tes interrogations et craintes. J’espère que tu vas arriver à ton plan A !
    Parfois prendre du recul, ne pas bloguer pour bloguer, se laisser du temps, ça fait du bien.
    Bises,

    18 février 2016 à 18h29
    • Répondre Kenza

      La résolution lente, la formule est joliment trouvée, les réponses vont finir par arriver. Merci pour ton petit mot Mathilde, j’apprécie vraiment !

      19 février 2016 à 8h32
  • Répondre Tameï

    J’avais remarqué que ces derniers temps tu ne postais plus beaucoup et que tu ne semblais pas plus apprécier ta vie en Hongrie que je n’appréciais la mienne en Pologne (et je te comprends).
    Je te souhaite de tout coeur que tu puisses travailler en Espagne ou en Angleterre … et même au Canada, moi non plus je n’y croyais pas et j’ai été tirée au sort lors de la 3ème ronde. Je croise les doigts pour toi. Et j’espère que ça ira vite mieux moralement.

    18 février 2016 à 18h31
    • Répondre Kenza

      Je n’arrive pas à savoir si la Hongrie en particulier ou une accumulation en général… mais hein, je croyais que tu avais postulé pour cette année, je ne savais pas que tu avais obtenu un PVT, chanceuse ! tu pars quand ?!

      19 février 2016 à 8h33
  • Répondre claire

    Je comprends tes doutes, tes questions, tes peurs
    (même si pour le coup, moi qui étais partie pour faire un peu comme ce que tu as fait les derniers années, j’ai pris une direction tout à fait différente… Mais je coche la totalité des critères dans ta liste, j’ai pas d’ados, j’ai plein de boulots super intéressants et je gagne bien ma vie – oui, en travaillant beaucoup mais c’est en fait pas vraiment un choix financier, c’est mon problème de ne pas savoir dire non à toutes les propositions ^^).
    Bref, je sais pas si tu rappelles mon été 2010 mais après la Colombie, l’au pariat nl qui a été un fiasco, j’ai cru que je trouverais rien et que je ratais tout… je me suis retrouvée à Bonn avec le moral dans les chaussettes et les premiers jours ont été super durs (je me demandais si j’allais pas vers un 3ème fiasco)… Et finalement, c’est une de mes meilleures expériences et après les choses se sont enchainées au mieux. Donc je crois qu’il peut naître le mieux après les galères même si on est pétri de doutes. Donc courage, courage, tu es une super prof, tu as un beau parcours, il y a un champ de possibles, tu vas finir par trouver ce qui te convient. Les choses ne vont pas forcément bien directement mais ce sont les expériences moins bonnes qui nous aident à prendre une direction meilleure.
    (Et plein de câlins virtuels parce que ça a l’air dur à l’heure actuelle dans tous les cas…)

    18 février 2016 à 18h52
    • Répondre Kenza

      Ah non, j’avais oublié ! je me souviens de ton retour et du jour où tu es partie à Bonn (car j’étais là) mais pas du milieu. Tu as raison… rater pour mieux rebondir. Mais parfois il faut aussi savoir s’arrêter, et je cherche encore la limite de ce côté-là.

      19 février 2016 à 8h38
  • Répondre Meyilo

    Pour le PVT, tente, on ne sait jamais, ça peut fonctionner (une de mes amies l’a eu l’année dernière alors que c’était la dernière année qu’elle pouvait le demander). En tout cas, arrête de d’essayer d’aimer la Hongrie. Tu as aussi le droit de ne pas accrocher avec ce pays. Bon courage, je comprends en te lisant à quel point ton statut peut être anxiogène. De l’extérieur, on se dit « c’est chouette, elle change de pays tous les ans, elle voyage rencontre plein de gens. Mais on ne voit pas tous les côtés négatifs comme les problèmes financiers et l’absence de sécurité de l’emploi. Encore une fois , plein de courage et bonne chance pour ta réponse en mai.

    18 février 2016 à 19h13
    • Répondre Kenza

      Oui Meyilo, j’ai tenté le PVT, bien sûr 🙂 mais contrairement aux années précédentes, il n’y a pas de liste d’attente ni de numéro, on ne sait pas quand les tirages sont effectués. C’est cool pour ton amie en tous cas. Merci pour tes encouragements 🙂

      19 février 2016 à 8h45
  • Répondre travelwithalexita

    J’attendais ton article avec impatience.. je suis bien curieuse. Il est vrai que dans notre situation c’est pas évident. On se dit que quand on accepte  » une mission » à l’étranger, si on se sent bien dans le pays d’accueil, c’est juste génial. Cependant, si on arrive pas à s’adapter et bien, le temps ne passe pas bien vite, et on commence réellement à déprimer. Je pense que c’est une bonne idée pour le Ciep en Espagne. Tu as choisi quelles régions? En te lisant je me dis que j’aurais du faire la même chose, l’Espagne le pays de mes amours, de ma première expatriation. Et tu n’es pas seule dans cette situation, je n’aime pas ma vie non plus ici en Lettonie. Cette vie qui est trop exigeante et je n’arrive pas culturellement à m’adapter au pays. Je pense que c’est bien trop différent pour moi, je suis une fille du sud, alors bon…j’ai toujours préféré l’Europe du sud.
    En tous cas, j’espère que tu auras une réponse positive et je pense que tu seras beaucoup plus heureuse que tu l’es actuellement en Hongrie. Affaire à suivre…

    18 février 2016 à 19h13
    • Répondre Kenza

      Je t’ai envoyé un mail 😀 oui, c’est une histoire d’affinités, c’est vrai .

      19 février 2016 à 8h45
  • Répondre Jasmin

    Kenza, cette expérience n’est pas du tout un échec, c’est juste que la Hongrie ne te correspond pas. C’est pas grave, C’est un peu comme en amour, parfois on se lance dans une histoire en pensant que…et puis finalement non, c’est pas ça.

    Après, je pars du principe qu’il ne faut pas se forcer dans la vie et puis tu n’as rien à prouver. Si tu décidais de rentrer, fais le la tête haute.

    Je croise les doigts pour tes plans, y’en a bien un qui fonctionnera et j’ai le sentiment que ce sera le bon 🙂

    « Faut-il partir ? rester ? Si tu peux rester, reste ; Pars, s’il le faut. » Baudelaire

    18 février 2016 à 19h42
  • Répondre ifeelblue

    arf 🙁 je me dis que tu avais l’air de ne pas apprécier tant que ça l’Australie et puis rétrospectivement c’était pas si mal, donc peut-être que ça te fera la même chose avec la Hongrie?
    peut-être aussi qu’à planifier ton futur, il ne faut pas oublier d’essayer de profiter du présent (même si ça a l’air bien tendu…). 🙂
    je croise les doigts pour qu’un de tes plans se concrétise!

    18 février 2016 à 21h21
  • Répondre Melle Bulle

    Tant de questions, tant de possibles … et je suis sûre que bientôt la solution qui te conviendra le mieux s’imposera à toi très simplement … En attendant, essaye de profiter malgré tout du présent … ton avenir arrivera bien assez vite !

    18 février 2016 à 21h36
  • Répondre Alison

    Fonce vers ce qui te fait le plus envie, tu as encore le temps de réaliser pleins de jolis projets. Ce qui est sûr c’est que quand on est pas heureux, il faut changer d’air, la vie est bien trop corte pour s’enfermer dans des situations qui nous sont pesantes.
    Tente un grand coup de poker, parfois la vie nous offre de bien jolis surprises 😉

    18 février 2016 à 22h51
  • Répondre Frenchie in Canada

    C’est vrai que c’est hyper complique d’etre dans un pays avec lequel on accroche pas. Et tu as tout a fait le droit de ne pas te sentir a l’aise en Hongrie.
    Partir dans un payas que tu connais deja et apprecie semble en effet etre une bonne solution. Et c’est vrai que c’est difficile de repartir tout le temps, on a pas trop la possibilite de se faire des reperes et de vrais amis a chaque fois.
    Garde le moral
    Hugs

    18 février 2016 à 23h47
  • Répondre tarab2014

    Tu as bien fait de mettre par écrit tes doutes et tes difficultés. Et tu as bien le droit de les ressentir comme tels… Comme les autres je dis que tu as parfaitement le droit de ne pas « aimer » la Hongrie ou de ne pas t’y sentir à l’aise, il y a des pays plus « difficiles » que d’autres ou qui nous conviennent intérieurement plus que d’autres et aucun masochisme ne nous oblige à persévérer ad vitaem jusqu’à qu’on adore ça… Ensuite tu es partie plusieurs fois, seule, pour des périodes courtes (un an c’est tout juste le temps de trouver vraiment ses marques dans un nouveau pays) et ça ça use, vraiment.
    Difficile de te conseiller quoi faire, mais mettre plusieurs tisons au feu (le Canada, l’Espagne, l’Angleterre) parait une bonne idée, et tu sauras te saisir de celui qui te clignera de l’oeil en premier. Il n’est pas interdit d’être optimiste et de se dire que ce sera peut-être yes pour le Canada. Un coup de chance ça arrive parfois non ?
    Aller, le printemps va finir par arriver, ça ne fait pas tout mais ça peut aider, courage Kenza, tu es seule là-bas mais tu n’es pas seule ici sur le blog 😉

    19 février 2016 à 0h50
  • Répondre Ana

    Bonjour,

    j’ai postulé en Hongrie pour l’année scolaire 2016/17.J’ai de fortes chances d’être prise à l’université. On sera deux, avec mon amoureux. Et avec un salaire de – disons-le – de 280 euros (mais beaucoup d’avantages: logement, tickets resto, …) Ça pique quand même, j’avoue. Je voudrais savoir si tu tiens cette morosité car tu es sans repères (amis, amoureux) ou c’est vraiment le pays, sa météo, sa nourriture, sa langue qui te minent. Pourtant tes articles gourmands (bon, c’est à Vienne !) et colorés, me donnent envie d’accepter ce poste ! Continue tes petits écrits, accepte leurs couleurs. Amicalement, A

    19 février 2016 à 0h58
    • Répondre Kenza

      Je sais, moi aussi je suis dans ce programme ! Mêmes conditions et mêmes « avantages » (avec des guillemets, oui, car le niveau de vie en Hongrie n’est pas si bas, surtout les courses). Je ne veux pas t’influencer donc je ne répondrai pas aux questions du pourquoi… qui sait, tu récupéras peut-être mon poste ! Par contre, impossible de faire un article sur la nourriture gourmande ici, les plats ne sont pas photogéniques 😀

      19 février 2016 à 8h58
      • Répondre Tiphanya

        Je ne savais pas que tu faisais ce programme. J’avais voulu y postuler il y a 2 ans je crois et finalement une amie qui l’avait fait me l’avait déconseillé car on ne peut rien faire sur place tellement le salaire est bas (et je n’avais pas particulièrement d’économie de côté). Mince alors.
        Bon courage pour la suite, je croise les doigts pour l’Espagne, ou le reste. Je croise les doigts pour un mieux dans les mois qui viennent.

        19 février 2016 à 10h29
  • Répondre Marion

    C’est bien d’avoir plusieurs plans et je croise les doigts pour le Canada l’Angleterre et l’Espagne!!! Dis toi aussi que Paris ne serait vraiment pas un échec : après mon PVT Australie j’ai du revenir 6 mois en France, je suis retournée à Toulouse et ça m’a fait un bien fou de retrouver mes repères, mes amis, ma famille pas loin, et en plus j’ai eu la chance de trouver un super boulot de prof de FLE, ca m’a vraiment aidé à me sentir au top, et surtout ça m’a aidé à mieux repartir après!!!! Courage avec les derniers mois en Hongrie, même si ce pays ne te correspond pas, continue à essayer d’en profiter pour ne pas avoir de regrets après. Profite aussi des autres pays européens (c’est tellement facile de voyager en Europe, parfois ça me manque ^^). Concernant ton blog, j’attends avec impatience tes derniers articles australiens, en espérant que le syndrome de la page blanche ne revienne pas 😉 des bisousss à toi aussi ma belle! 🙂

    19 février 2016 à 3h37
  • Répondre lucie

    Je comprends tes doutes, il faut croire que la Hongrie n’est pas un pays pour toi. C’est pas grave, ça arrive (même si j’imagine que c’est assez frustrant). J’espère que tu arriveras d’une façon ou d’une autre à réaliser le plan A, si tu penches pour le plan B n’hésite pas à me faire signe et si je peux te filer un coup de main, je le ferais avec plaisir.

    19 février 2016 à 11h02
  • Répondre Clem

    Je suis sûre que tu vas retomber sur tes pieds comme tu le fais tout le temps 🙂 Espagne, Canada, Angleterre, le tout c’est de trouver le pays qui te correspond ! Et si c’est le Canada et que ça ne marche pas, tu retenteras ta chance l’année prochaine, et celle d’après aussi s’il le faut ! Si Budapest ne te plait pas, rentre, ce n’est pas un échec si tu as essayé… L’échec pour moi c’est les gens qui regardent ceux qui voyagent, de loin, en se cherchant des excuses et en disant qu’on a trop de la chance. C’est pas ton cas ! Allez, courage, et plein de bisous ;p

    19 février 2016 à 11h03
  • Répondre Miss C

    Courage et ne sois pas trop dure avec toi-même…

    19 février 2016 à 12h24
  • Répondre Perrine

    Il y a des moments dans la vie où ça ne va pas comme on veut, mais je reste persuadée que c’est pour mieux rebondir ensuite. Je l’ai vécu en 2015 avec cette décision de ne pas passer sur un nouveau visa en NZ. Ne te culpabilise pas car c’est ainsi : le contexte ne te convient pas. Et c’est là la limite de l’expatriation : on ne peut pas toujours réussir à s’adapter à un environnement nouveau. Moi j’ai adoré la Nouvelle-Zélande, mais j’ai refusé un sponsorship. Je ne me sentais pas bien dans l’équipe de travail. Tous les français autour de moi ne comprenaient pas. Ça m’a fait du bien au moral et à mon égo professionnel de retrouver un emploi intéressant en France le temps de repartir. Jamais je n’aurai pensé que ça aurait pu se passer de cette manière-là. Mais c’est arrivé. J’aurai toujours cette question « Et si j’étais restée en NZ … ? » Mais tant pis, l’essentiel a été de pouvoir rebondir.
    Laisse donc le Canada dans la liste de tes plans, car sait-on jamais 😉 et pourrais-tu d’ailleurs tenter la Nouvelle-Zélande si tu repensais à un départ hors d’Europe ?

    19 février 2016 à 16h53
  • Répondre scheperschantal

    Courage et pleins de bisous de la Normandie on espère te revoir très vite !!

    19 février 2016 à 18h49
  • Répondre jaiecrit

    Comme je te l’ai dit, j’avais senti que ça n’allait pas trop en ce moment. Je me retrouve dans tes mots et dans ce climat anxiogène qui découle de notre métier, de notre choix de vie. J’ai aussi l’impression qu’on s’impose d’être heureux, que c’est trop bien d’être expat à l’étranger, on découvre tous les jours, on rencontre pleins de monde sauf que comme tu le dis justement, la routine s’installe comme elle s’installerait si on était resté dans la ville de notre enfance. Il y a comme une pression « sociale » (je ne sais pas si le mot est bien choisi) de toute façon on doit être heureux car on vit à l’étranger et que ça peut être que trop chouette. Sauf qu’on a le droit de ne pas accrocher à un pays, à une culture. On a le droit d’être fatigué, lassé de ce quotidien fait d’attentes, de doutes, de court terme. Les autres te l’ont déjà dit et pas que dans cet article, mais tu es dure avec toi même, cette expérience n’est pas ce que tu aurais voulu qu’elle soit, peut-être le savais-tu au départ inconsciemment, mais ce n’est pour autant pas un échec. Il faut aussi arrêter d’essayer, se forcer ne pas va te faire aimer plus la situation mais te la faire surement détester plus, je pense mais je me trompe peut-être. Recentre-toi sur TOI, ce que tu as envie de faire maintenant tout de suite, qu’est ce que tu pourrais pour changer cela, tu dis avoir les clés en main, mais ne pas savoir comment faire, peut-être des avis extérieurs, j’ai toujours cru au déclic. Il faut l’avoir pour que les choses changent, comment, pourquoi, ne sont malheureusement pas des réponses que j’ai. Evidemment je croise les doigts pour que tous les plans marchent (et tous à la fois bien sur !) mai surtout je te souhaite de te retrouver toi <3 <3 (et évidemment je t'envoie des *calins* et des inférieurs trois)(et je serais là pour de longues discussions si tu le souhaites dans quelques jours <3)

    20 février 2016 à 0h19
  • Répondre tania

    Courage , j’espère que le Canada va marcher ou l’espagne. Je crois les doigts pour tu trouves en tous les cas un plan qui te réussisse, où tu te sens mieux. Dis toi que la Hongrie n’était pas faite pour toi et que tu rebondiras ailleurs

    20 février 2016 à 13h02
  • Répondre Elanorlabelle

    Je comprends parfaitement, parce que j’ai des questionnements, pas similaires, mais proches. Savoir ce que l’on ne veut pas, sans savoir ce que l’on veut, ce qui serait le mieux pour soi. En même temps, j’ai l’impression à te lire que le noeud du problème est surtout le lieu où tu pourrais t’épanouir complètement, te sentir chez toi. Sur le reste, tu as l’air de savoir exactement ce que tu veux et je pense que c’est déjà un (très) bon point. Je suis certaine que ça va se débloquer. Même si c’est frustrant, je pense qu’il faut laisser le temps aux choses de se décanter et que les solutions apparaissent finalement d’elles-même. Des bisous!

    20 février 2016 à 14h19
  • Répondre Rodolphe

    Je te tire mon chapeau pour le parcours que tu as eu. Je viens de lire beaucoup de tes articles, et je te tire mon chapeau.
    Je suis admiratif de tant de courage et de persévérance. Je sais que la « solution » idéale devrait pointer son nez bientôt.
    Avec l’expérience que tu as, je suis confiant.
    Bravo et courage.
    Les choix sont difficiles, mais c’est dans les moments de doute qu’on arrive à mieux se connaitre.
    Tu as tout notre soutien. (ma femme est prof et m’a fait découvrir ton blog)

    21 février 2016 à 5h08
  • Répondre Sigrid

    Je n’ai pas grand chose à ajouter à tous les commentaires précédents mais je traverse une période similaire où chaque réveil pour aller travailler est difficile et l’énergie manque à tout le reste. J’ai pris mon retour en France comme un gros échec et vu que je me plaisais beaucoup là où j’étais j’ai toujours du ma l à faire le deuil (10 mois plus tard !), mais au final c’est une pierre posée pour la prochaine étape. J’espère que tu pourras te permettre et/ou obtiendras ce dont tu as besoin dans quelques mois, l’incertitude ne t’aide sans doute pas à être plus sereine, essaye de te dire que rien de « grave » ne peut arriver, bon courage !

    21 février 2016 à 16h47
  • Répondre Léonor

    Oh ben je comprends mieux ton commentaire sur mon blog maintenant ! Ne t’en fais pas trop, je pense que c’est tout à fait normal à un moment donné de passer par cette phase de remise en question. Je comprends que ça te mette mal et que ça te démotive complètement, et je comprends aussi que tu te dises que tu as de la chance de vivre à l’étranger et que tu devrais en profiter pleinement. Mais ce n’est pas parce que tu as décidé d’aller explorer le monde avec ton travail en t’expatriant un peu partout que tu dois nécessairement te sentir bien partout et ne jamais avoir le moral en baisse. Je pense que c’est normal de se sentir moins bien dans certaines villes que d’autres. Tout comme c’est normal, à un moment donné, de remettre son mode de vie en question et de se demander ce qu’on veut vraiment. Arriver à trouver la réponse est loin d’être la chose la plus facile mais n’aie pas trop peur pour la suite, et aie confiance en ton destin. C’est ce que je fais quand j’ai autant de plans en tête et que je sais pas lequel choisir. Il y a des plans qui tomberont à l’eau, d’autres qui arriveront devant toi sans que tu t’y attendes et au final je suis sûre que tu trouveras quelque chose qui te plaira :). En attendant, libère-toi de ta culpabilité de ne pas profiter de chaque moment à fond parce que t’as pas à t’en sentir coupable. Et puis ensuite, va admirer la vue depuis le milieu du pont Margherite, c’est un de mes endroits préférés à Budapest et j’y ai été plusieurs fois quand j’avais le moral en baisse 🙂 !
    Bisous
    (Et je comprends tout à fait ta démotivation quant aux salaires hongrois ahah !!)

    22 février 2016 à 20h30
  • Répondre Anne&Dubndidu

    Coucou
    Je lis très souvent ton blog… pour tous tes voyages, ton expérience d’expatriation.
    Je lis aussi souvent que tu n’es pas satisfaite de ta situation, pas heureuse.
    L’expatriation en soi est une mise en danger, une remise en cause de nos habitudes.
    Peut-être que si tu voyais chaque expérience… comme une expérience en CDD, tu verrais moins le côté négatif de la situation.
    Un pays, n’est pas un échec, tu fais déjà bien plus en partant à l’étranger, en sortant ainsi de ta zone de confort que de nombreux français bien au chaud chez eux 😉 !
    ALors tu peux dire que tu aurais découvert la Hongrie, tant pis si ça n’a pas fonctionné, est-ce important au final que ça fonctionne ? tu voulais vraiment t’installer pour longtemps là-bas ? Non donc ce n’est pas grave… passons à la prochaine expérience qui sera peut-être meilleure ou pire mais en tous les cas tu découvriras davantage que bien plus d’entre nous et c’est hyper précieux 😉

    24 février 2016 à 10h29
  • Répondre Florence

    Je suis certaine que tu vas trouvé ton chemin Kenza ! Je me demande aussi, maintenant que je suis de retour de cette année à l’autre bout du monde « et maintenant, c’est quoi le suite ? » Où est-ce que je pose mon sac ? Quelles sont les options ?
    Je croise les doigts encore et toujours pour toi, pour le Canada !
    A bientôt, bisous

    24 février 2016 à 13h40
  • Répondre Nina

    Tu as demande quelles villes en Espagne ? J espere franchement que tu auras le PVT au Canada et que tu partiras au plus vite de ce pays qui te rend si triste. Je le redis encore une fois, mais si tu veux passer quelques jours ici ou a Bruxelles, tu es la bienvenue :).
    Des bisous !

    26 février 2016 à 12h51
  • Répondre Julie / hors du temps

    Courage pour ce passage à vide, c’est une situation vraiment désagréable, mais toujours transitoire 😉
    Croisons les doigts pour l’Espagne alors !

    28 février 2016 à 12h52
  • Répondre Aurélie

    Coucou Kenza,

    Je ne sais pas quoi te dire à part que tu n’es pas la seule dans ce cas. L’expatriation, ce n’est pas si facile. On n’aime pas tous les pays où l’on habite. Si tu n’aimes pas Budapest… Tu n’es pas scotchée à cette ville et tu peux partir. C’est la bonne nouvelle. Je te souhaite que ton projet d’Espagne ou même de Canada puisse se réaliser.

    Des solutions, il y en a plein. Alors ne soit pas triste parce que tu n’aimes pas la ville où tu es. Et si le plan A ne fonctionne pas… comme tu l’as écrit.. il y a un plan B, un plan C et quelques autres lettres de l’alphabet 😉 Tu trouveras ce qui te convient. J’en suis sûre. Même si c’est parfois long. Et je sais de quoi je parle. Pense juste à profite des petites choses que tu as là où tu es. (Auto-conviction que j’essaie de m’appliquer).

    J’en avais marre de Montréal et du froid. Et de plein d’autres petites choses. Je suis revenue en France… où je galère depuis bientôt deux ans pour trouver un boulot. Je n’ai toujours pas de chez moi. Je vis soit chez mon copain, soit chez mes parents (super !). Je vis ça comme un échec… Crois-moi, il y a des jours où je pleures en me demandant ce que je fous ici et pourquoi je reste.

    Je croise les doigts pour que tout fonctionne comme tu le souhaites 😉

    1 mars 2016 à 16h17
  • Répondre Lucie

    Un petit mot pour te souhaiter du courage pour les mois à venir. Quelqu’un avant moi a dit que tu n’étais pas obligée d’essayer d’aimer la Hongrie et je suis assez d’accord. Tu as tenté et ça n’a pas marché, en soi, rien de bien dramatique au final. Et puis, cette expérience t’aura au moins confirmé que les adolescents c’est pas ton truc.
    Je te souhaite de réussir dans tes plans futurs – quels qu’ils soient tant qu’ils te conviennent !

    2 mars 2016 à 12h23
  • Répondre Nina

    Kenza, comment vas-tu ?

    9 mars 2016 à 14h28
  • Répondre Cynthia

    Coucou, je suis une lectrice assidue de ton blog depuis que je me suis lancée dans l’aventure CIEPesque ! En effet j’ai postulé également pour l’Espagne et on vient d’avoir nos réponses (pour moi, Madrid!), et donc du coup j’aurais voulu savoir ce qu’il en était pour toi, et que deviennent tes plans par la même occasion 🙂
    A bientôt!

    14 mai 2016 à 19h29
  • Répondre Stephanie

    Comme tu dis, vivre à l’étranger n’est pas forcément synonyme de glamour, alors pourquoi culpabilises-tu de ne pas vraiment aimer ce pays ? Ce n’est pas grave… c’est une expérience. Je pense que quand on est en plein dedans on ne le voit pas forcément comme ça, mais avec le recul, tu verras peut être que c’était un « mal pour un bien », que tu auras appris des trucs, sur toi, sur la vie, sur ce que tu veux, ce que tu ne veux pas (des ados, c’est ça ? 😀 )

    Je suis passée par cet état en fin d’année 2015 alors que j’étais en plein rêve à San Francisco : un retour forcé, je savais ce que je ne voulais pas, je savais à peu près ce que je voulais mais je manquais de confiance en moi, du coup je me voyais refaire ce que je ne voulais pas et ça me saoulait, bref, je tournais en rond dans ma tête et il m’a fallu des semaines, voire des mois avant de comprendre que je devais bouger mes fesses et aller chercher moi même ce que je voulais.

    Bref, le but n’est pas de blablater sur moi ! Mais ce qui a marché pour moi, c’est que je me suis mise en pause. STOP ! J’ai arrêté de réfléchir, de m’imaginer ici, ailleurs, là bas, en train de faire ça, j’ai arrêté de me dire que ça ne pouvait pas marcher, mais que si peut être… et je pense que tu as peut être besoin d’une pause aussi. J’ai vu que tu rentrais à Paris : essaie de prendre un peu de temps (quelques jours, une semaine…) pour ne rien faire et te retrouver TOI. C’est ce que j’ai fait, et tout est devenu bien plus clair. Bien sûr ce n’est pas de la magie, parfois, je me re-pose encore les mêmes questions, mais elles ne m’empêchent plus trop de dormir, et puis, je sais très bien ce que veut cette petite voix dans ma tête ! Je ne l’écoute plus trop 🙂

    Je pense qu’une pause permet aussi de reprendre des forces pour se re-lancer dans la « bataille ». Si tu veux vraiment l’Espagne (ou l’Angleterre, ou le Canada, etc) tu seras sur-motivée pour chercher, trouver, partir, vivre, t’installer. Ce sera plus clair dans ta tête !

    En tout cas je te souhaite bon courage !

    11 juin 2016 à 16h31
  • Un petit mot ?

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