Culture

Lectures d’été

The Book of Lies, Mary Harlock

Cadeau d’une amie Allemande, de Jersey, ce qui s’explique assez facilement : les Iles Anglo-Normandes ont été occupées pendant la Seconde Guerre Mondiale, ce qui fait culpabiliser les cars de touristes et explique les bunkers de béton tout le long des côtes. Le livre en question, comme le Potatoe Peeler Pie’s Society, se passe à Guernesey (n’y aurait-il pas d’auteurs à Jersey ? Une visite à Waterstones s’impose) et alterne entre le journal intime d’une ado de quinze ans qui a des secrets morbides et le récit de son oncle et de ses actions autant résistantes que collaborationnistes pendant l’Occupation. Tout aurait été facilement transposable sur l’autre île, et les blagues mi narquoises mi affectueuses sur les autochtones sont efficaces.

La découverte du ciel, Harry Mulisch

Pays-Bas, post Seconde Guerre Mondiale. La vie à Amsterdam de deux amis, l’un brillant chercheur linguiste, l’autre astronome. On les suit pendant plusieurs décennies, entre des intermèdes un peu… divins. C’est un pavé d’un millier de pages, mais qui se lit très bien. C’est plein d’auto-dérision contre les Néerlandais, ça parle d’Amsterdam, et c’est bien écrit. La fin était un peu trop métaphysique à mon goût mais c’est une jolie expérience. J’y pense encore, alors que j’ai tendance à oublier les intrigues instantanément.


Behind the scenes at the museum, Kate Atkinson

J’ai commandé ce livre en lisant la page Wikipedia de York après une session de nostalgie. J’avais déjà essayé de le lire, mais la multitude de personnages m’avait découragée. Avec un peu de temps et un meilleur niveau d’anglais, c’est au contraire un régal. La narratrice s’appelle Ruby Lennox, elle naît dans les années 50, à York. Elle raconte son histoire, sa vie dans les Shambles, et alterne les chapitres avec l’histoire de sa mère, pendant la Seconde Guerre Mondiale, et celle de sa grand-mère pendant la Première Guerre Mondiale. Une fois les liens de parenté bien établis (ça manque d’un arbre généalogique en début de livre) c’est un plaisir, c’est drôle, british, cocasse. Je recommande vivement.


La poursuite du bonheur, Douglas Kennedy

Malheureusement lu en français… Mais très appréciable quand même. J’avais déjà beaucoup entendu parler de cet auteur, et à juste titre. C’est encore une fois une double narration : l’histoire contemporaine d’une New Yorkaise et celle de ses parents depuis les années 40. C’est peut-être un peu trop romancé mais reste très agréable à lire, plus que celui que je viens de finir, L’homme qui voulait vivre sa vie (en français toujours, livres piqués dans la bibliothèque de ma mère). Et puis New York, New York…. I want to be a part of it!
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