Canada

L’arrivée au Canada

Vendredi dernier, après une nuit sans rêves, il était temps. Des mois d’attente et de calculs, de soupirs et d’excitation, pour à 8h30, arriver dans le hall désert de Roissy. Mes fidèles copines répondaient à mes sms, et quelque part, malgré les québécois qui devisaient gaiement derrière moi, je n’y croyais pas vraiment. Puis on est montés dans l’avion, tous ces gens qui se dirigeaient vers une nouvelle vie, de simples vacances ou un retour vers l’autre pays qu’ils ont choisi. Je dévisageais, même si c’est mal, et je me demandais la raison de leur voyage ce matin d’été.

Huit heures d’avion au dessus de l’océan. Même pas peur – parce que c’est le monde qui s’ouvre. Mon voisin n’était guère bavard, les films passent le temps, le livre et les expressions du Québec aussi. Les préparatifs vont bon train. Sans aucune idée de l’heure qu’il pouvait être, l’avion a atterri soudainement. 14h à Montréal.

J’aurais aimé sortir de l’aéroport, voir la ville, m’en imprégner, retrouver des gens rencontrés en Angleterre il y a quatre ans. M’arrêter. Mais à la place j’ai attendu à la douane, j’ai attendu à l’immigration, j’ai souri aux agents qui auraient pu tous faire une pub Benetton. Ensuite j’ai ouvert ma valise en grand au milieu du hall et j’ai joué à Tétris. Et en arrivant à Air Canada, c’est l’anglais qui était revenu.

Encore un peu d’attente, entre le wifi, les dollars et le fait que oui, j’étais là, c’était comme Noël pour un enfant. Le second avion semblait bien minuscule en comparaison mais c’était l’avant-dernière étape, il fallait continuer d’avancer. L’orage gronde, les éclairs illuminent la piste – mais l’avion décolle, toujours pas peur.

La géométrie me surprend. Bienvenue dans les Prairies. En atterrissant le commandant a dit quelque chose comme « bonne soirée où que le voyage vous mène » et la phrase m’a plu.

Canadian-Prairies

A Winnipeg il fait chaud, et ma collègue m’attend avec un petit panneau. Quand les employés de l’aéroport sont venus lui demander qui elle venait chercher, et qu’elle a répondu « quelqu’un de Paris », ils  auraient soupiré d’envie. J’ai eu cette réaction beaucoup, encore, toujours, elle ne tarira pas.

La route jusqu’à Brandon ne ressemble à rien de connu. L’asphalte et sa ligne droite, à l’infini, les prairies de chaque côté qui s’étendent à perte de vue et un orage qui nous suit, les éclairs me souhaitant la bienvenue.

Mais ce voyage dure déjà depuis 24h et je n’aspire qu’à dormir.  Au dixième étage, on me conduit dans ma chambre. Le lit est fait. Je suis arrivée.

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5 Commentaires

  • Répondre Boudoir Anglais

    Ouiii, tu es de retour ! J'ai hâte de lire la suite de tes aventures !

    8 septembre 2013 à 7h28
  • Répondre Steph

    Welcome to Canada et que les nouvelles aventures commencent!!!!Je vis par procuration, pas de pression mais je compte sur toi hein!! 😉

    8 septembre 2013 à 9h26
  • Répondre S.

    c'est parti!!!!!!! Enjoy, une nouvelle aventure :-)) Je t'envie 😉

    8 septembre 2013 à 14h19
  • Répondre duidelijkclaire

    contente de te lire. C'est rigolo parce que ta carte postale d'espagne est arrivée ici en même temps que toi au canada…Je t'écris tout bientôt :)mais sinon, enjoy!

    9 septembre 2013 à 17h22
  • Répondre Nat

    Bon courage pour cette aventure ! Je suis aussi passée par ces émotions, et même 3 semaines après, tout est encore un peu "flottant"…

    13 septembre 2013 à 1h05
  • Un petit mot ?

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