Jonathan Coe

Jonathan Coe est l’un de mes auteurs préférés. Je crois que j’ai découvert Testament à l’anglaise au hasard sur les étals de Gibert, attirée par le titre. Je l’ai lu l’été avant de partir en Angleterre, et l’histoire se passe en partie dans le Yorkshire : je ne pouvais que continuer. Ensuite je l’ai relu en anglais, House of Sleep aussi, et je viens de relire pour la seconde ou troisième fois The Rotter’s Club.

Birmingham, années 70 : c’est l’Angleterre, brute et dure, la montée progressive de Margaret Thatcher, l’immigration indienne ou pakistanaise, Enoch Powell et les rivières de sang, le racisme, le punk, les usines et les syndicats. Et puis l’IRA aussi.

Un groupe d’ados au lycée, les garçons d’un côté, les filles de l’autre. Ça m’amuse de voir, en tant qu’assistante de français, que les écoles privées élitistes continuent de fonctionner exactement de la même manière. Ils tombent amoureux, trichent à leurs examens, fondent des groupes de musique. Leurs vies se croisent et de décroisent en même temps que celles de leurs parents, et pour avoir rencontré un Anglais qui avait quinze ans à Birmingham à ce moment-là, qui a vécu les attentats, cela avait encore plus d’écho.C’est drôle, c’est réaliste, c’est bien écrit, c’est une tentative de réhabilitation de cette ville où personne ne veut aller mais à laquelle je voudrais bien aller jeter un coup d’oeil.

La suite, The Closed Circle, est posée devant moi. Je ne m’en souviens pas, parce que j’ai la capacité d’oublier instantanément la fin des livres que je lis ou des films que je vois, mais je reviendrai en parler.

2 Commentaires

  1. Anonymous
    28 juillet 2012 / 11h47

    Je ne connais pas cet auteur, tu conseilles quel livre pour commencer ?

  2. Proserpine
    28 juillet 2012 / 17h08

    Ca dépend de la tonalité que tu recherches. Testament à l'anglaise / What a carve up est plus ironique, c'est une chronique de famille. Celui-ci est plus léger, plus adolescent. Le dernier, The Terrible Privacy of Maxwell Sim est long à démarrer mais cool aussi. Mais en tout cas, il vaut mieux les lire en anglais !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *