Humeurs

Instagram et le syndrome de la photo blanche

Taper sur Instagram, c’est la mode, il y a eu pas mal d’articles récemment plus ou moins critiques sur plusieurs blogs. Mais moi aussi je veux en parler, du syndrome de la photo blanche, de la course aux likes et de l’hypocrisie derrière tout ça. 

Il y a trois ou quatre mois, j’ai décidé de me pencher davantage sur mon compte Instagram. J’ai lu des articles sur le sujet, cherché les comptes collaboratifs à Budapest, suivi des gens découverts au hasard des suggestions. J’ai aussi téléchargé une application qui permet de suivre ses abonnements.

Depuis début septembre, j’ai gagné 120 followers. Et… j’ai en perdu 230. Certains, bien sûr, c’est parce qu’ils n’aiment pas ce que je poste, mes déménagements ou mes périodes d’inactivité. Je comprends. Mais l’immense majorité, c’est du follow/unfollow, provenant même de grands blogueurs qui passent le temps à se plaindre sur Twitter de ces pratiques infâmes… qu’eux aussi appliquent pourtant. Cette hypocrisie m’énerve.

Je ne suis pas les gens simplement parce qu’ils me suivent. Je les suis en retour si leur style et leurs photos m’intéressent, me plaisent, m’intriguent. C’est tout. C’est pareil quand vous venez liker dix-huit photos à la suite et partez sans rien dire, ça ne va pas me faire m’intéresser à votre compte. Et encore pire quand vous faites ça avant de vous désabonner comme un ultime pied de nez. C’est juste de la malpolitesse.

Il y a une autre hypocrisie, c’est celle de cacher ses hashtags, sous des retours à la ligne, des points, des espaces, après le premier commentaire. On veut tous des likes, pourquoi essayer de donner l’impression que non ? Je ne dirai rien sur les photos lumineuses et les modes, parce que moi aussi dimanche j’ai posté ma photo de pancakes.

La semaine dernière, ma meilleure copine m’a posé une question : « mais au fait, avec tous tes voyages, pourquoi tu ne postes pas grand-chose sur Instagram ? ». Elle m’a pris de court et j’ai vraiment dû réfléchir à la réponse. Quand je voyage, la raison est plutôt simple : pas toujours Internet, de connexion 3G, besoin de ressentir une affinité avec l’endroit (Vienne deux photos,  Cracovie six) et j’ai souvent déjà l’appareil photo à la main (car pour moi, Instagram, c’est avec des photos du téléphone). Je lui ai du coup expliqué que je poste sur plusieurs réseaux sociaux et toujours des contenus différents pour ne pas ennuyer les gens.

Instagram ou le syndrome de la photo blanche


Mais au quotidien, je souffre du syndrome de la photo blanche, le nouvel équivalent à la page. Je ne sais pas quoi poster. Même si j’habite à l’étranger dans une ville assez photogénique, la routine s’est installée. Je ne veux pas partager des trucs vus et revus juste pour faire du like, ma tasse de café est la même tous les jours. J’ai déjà montré les petites choses poétiques sur le chemin du travail, chemin identique tous les jours dont j’ai épuisé les possibilités.

On a alors eu une discussion fort intéressante sur la poésie au quotidien, et que si elle ne venait pas à nous, il fallait aller la chercher. Qu’une journée sans était triste. Qu’au moins un truc devrait être photographiable, qu’on le partage ou non ensuite. Dans mon cas, ça pourrait tout simplement vouloir dire prendre un trajet différent. Mais j’ai du mal à trouver le juste milieu entre avoir tout le temps le téléphone à la main et profiter du moment. À Paris avec les copines on avait été prendre un super brunch, j’y ai pensé mais je n’ai pas photographié. De même vendredi devant un joli café-gâteau. Peur d’apparaître superficielle peut-être ?

Depuis notre conversation, j’ai fait un effort et je vais chercher la poésie au quotidien, quitte à la créer un peu. Tant pis de ce que les autres pensent. Comme d’habitude, je suis à fond dans l’analyse, mais je ne peux pas m’en empêcher je crois ! Je vous écoute maintenant, que pensez-vous de tout ça ? de la poésie et de la photographie ?

Partager sur...
Article précédent Article suivant

D'autres articles

23 Commentaires

  • Répondre Tameï

    Et dire qu’il n’y a pas si longtemps on tenait des blogs sans instagram ou twitter et c’était très bien comme ça. J’ai un compte instagram privé avec genre 30 personnes qui me suivent. J’aime poster des photos de temps en temps mais je n’ai jamais souhaité m’en servir de tremplin pour avoir plus de gens qui suivent mon blog. Je n’aime pas trop cette façon de faire, je pense qu’il faut quand même garder sa vie privée … privée.

    25 janvier 2016 à 22h25
  • Répondre Ophélie G.

    Je suis entièrement d’accord avec toi, sur tous les points de vue. Les gens qui followent/unfollowent plus vite que leur ombre, c’est gonflant et comme tu le dis si bien, ça n’incite même pas à jeter un œil sur leur compte. Personnellement, je ne suis que les comptes dont les photographies me plaisent. Cette course quotidienne aux likes et aux nouveaux abonnés, je trouve ça vraiment nul. Avant, on postait un peu ce qu’on voulait, sans trop se prendre la tête. Partager un moment fort, un joli point de vue. Maintenant, il y a beaucoup de mise en scène, des photos retouchées à outrance. Franchement, si l’une de mes photos « obtient » 15 petits cœurs, ça me suffit largement. En tout cas, ce petit post fait bien plaisir – je commençais à me demander si j’étais la seule à en avoir marre de tout ce foin derrière Instagram. Bonne soirée ! 🙂 xx

    25 janvier 2016 à 22h52
  • Répondre Frenchie in Canada

    Personnellement je ne suis pas sur Instagram tout simplement car je n’ai pas ce reflex de tout prendre en photo et que je n’ai pas l’impression que j’aurai grand chose a contribuer…

    25 janvier 2016 à 23h01
  • Répondre cestmoijasmin

    C’est tout à fait juste ce que tu écris là! J’aime beaucoup IG mais je l’utilise avec un certain recul. Je ne me mets aucune pression, je poste quand j’ai envie et comme j’en ai envie. C’est important que cela reste un « espace » qui me fasse plaisir, comme mon blog 🙂

    25 janvier 2016 à 23h07
  • Répondre louiseoupas

    Ah… les follow/unfollow d’instagram… je ne sais pas si je suis plus exaspérée par ces comportements ou navrée… Je me reconnais tout à fait dans ce que tu écris et l’état d’agacement que cela peut induire ! J’avoue que j’aime beaucoup cette appli, c’est d’ailleurs le seul réseau social que j’utilise (pas de FB ou de Twitter), et je l’utilisais avant mon blog. J’essaie de me concentrer sur les bons côtés d’IG : les belles découvertes (il y a quand même des gens ultra doués et créatifs !), les gens que j’ai pu aussi rencontrer, et qui comptent aujourd’hui pour certains beaucoup pour moi 🙂 …

    26 janvier 2016 à 0h12
  • Répondre Carole

    Article trés juste. Parfois, je ne sais pas non plus quoi poster! J’essaye de trouver des choses trés Aussie en fait! J’aime les couchers de soleil, les plages… Je connais certaines personnes qui ne suivent que mon Instagram (qui ne sont pas sur FB par ex). Je pense à elles quand je prend une photo. Je mets des hashtags mais je ne fais pas la course aux followers.
    Mais j’avoue que certains comptes ou photos me laissent pantoise! C’est fou ce qui intéresse les gens 😉
    Et parfois, dans certains endroits je n’ose pas prendre de photos!

    26 janvier 2016 à 1h10
  • Répondre Lucile

    Amen pour les desabonneurs en serie, ca m’agace tellement !
    Pareil que toi, j’aime bien poster une photo par jour, je cherche les jolies petites choses du quotidien, Mais quand il n’y en a pas, tant pis. Alors j’use et re-use du #tbt qui me rapelle mes bons souvenirs 🙂

    26 janvier 2016 à 6h36
  • Répondre Joëlle • E l l e d i t 8

    Photographie et poésie peuvent aller de pair sur Instagram. @a_ontheroad en sait qqch. J’espère y parvenir de tps en tps dans ma galerie où je raconte une petite histoire chaque jour liée à mes souvenirs, mes rêves, mes rencontres, un event…

    26 janvier 2016 à 9h01
  • Répondre Elanorlabelle

    J’ai un portable qui me sert d’appareil photo numérique principal mais je n’ai pas moyen d’y installer instagram. Du coup, j’ai suivi de loin la tendance, avec un peu d’envie tout de même. Il y a quelque temps j’ai ouvert un compte, mais comme je ne peux y accéder que via une tablette qui n’est pas mienne, c’est un compte de pistage de mes défis annuels. Et c’est pas plus mal au final. Je pense que le syndrome de la photo blanche pour IG c’est comme celui de la page blanche pour un blog: ça ne devrait pas avoir lieu d’être en fait. Publier une photo comme un article devrait venir d’une envie, d’un plaisir avant tout: pourquoi se forcer là où ça ne vient pas ? Qui plus est, et c’est la fille qui chronique tout qui dit ça, c’est certain que c’est chouette de photographier les beaux moments du quotidien mais je pense qu’il faut parfois prendre du recul vis à vis de ça, ne pas devenir esclave du « il faut que je mémorise ça en photo » systématique (comme tu le dis dans ton billet). Bon après, je dis ça, mais je suis en cure « réduire ses photos », donc… 🙂

    26 janvier 2016 à 10h21
  • Répondre ifeelblue

    je suis moyen emballée par Instagram, je n’y suis pas beaucoup présente alors je n’ai pas encore expérimenté tous ces aspects détestables que tu cites… après, je trouve effectivement qu’il y a un coté très superficiel et forcé, et puis c’est toujours un peu la même chose. Un peu comme tous les réseaux sociaux en fait (la meuf blasée)…

    26 janvier 2016 à 10h23
  • Répondre Nina

    Je ne poste pas enormement sur IG, je trouve ca lassant de me connecter et de voir 10 photos de burgers avec des hashtags ennuyeux. Vendredi, on etait au pub avec des collegues. L un d entre eux nous a identifies sur sa photo de burger (decidemment) en ecrivant qu il passait un vendredi soir genial. Ce meme collegue a passe TOUTE la soiree sur son gsm et n a presque pas participe aux conversations. J ai trouve ca tellement malsain et hypocrite.

    26 janvier 2016 à 12h45
  • Répondre mercre

    Je prends beaucoup de photos, mais j’ai aussi toujours du mal à en mettre sur instagram… Je crois que la course au likes pour flatter l’égo, c’est pas vraiment pour moi (enfin si, comme tout le monde j’adore qu’on me flatte l’égo, mais savoir que le nombre dépend de l’heure à laquelle tu postes, et que 50% sont de faux comptes ou des comptes commerciaux, c’est pas terrible).

    Par contre je fais depuis plus d’un an le projet « 1 seconde de vidéo par jour » – bon un peu trop souvent ca consiste à filmer mon salon parce qu’il est tard et que j’ai encore oublié, mais parfois j’y pense quand la lumière est belle dehors. Normalement à la fin on fait une vidéo de 365 secondes – je ne l’ai toujours pas faite, et quand ca sera fait je ne la mettrai pas en ligne, mais je continue à prendre mes secondes de vidéo.
    Si tu préfères qqchose qui prend moins de place, et permet de faire un peu plus attention à la poésie, tu peux essayer le projet 365 avec une photo par jour. Pas besoin d’aller dans des endroits spéciaux, souvent la lumière du matin, du soir, ou le brouillard sur ton trajet habituel suffiront 🙂

    26 janvier 2016 à 13h55
  • Répondre lauween

    Pas d’instagram non plus, j’en regarde un ou deux régulièrement mais j’ai horreur de la mise en scène dont certains abusent, les hashtags encore pire, ça fait tellement superficiel, nombrilisme, auto-contemplation. Je comprends l’idée de partage à la base mais ça dépasse les bornes du bon sens chez beaucoup. Si j’avais un compte instagram ce serait du même genre que ce que tu en fais, une photo du quotidien par ci, par là, juste au feeling, sans prétention de vouloir récolter des like, faire le buzz, « break the internet » et autres intentions futiles. La plus jolie poésie c’est de poster une photo sans blabla qui se voudrait profond, une photo qui nous touche, qu’on partage sans rien dire, pour laisser aux vrais followers la liberté d’interpréter et d’apprécier.

    26 janvier 2016 à 16h49
  • Répondre lolli15

    Poste quand tu pense qu’il y a quelque chose à poster. ne poste pas pour faire plaisir, pour être à tout prix dans les clous. Il faut que cela soit un plaisir.

    26 janvier 2016 à 17h55
  • Répondre Élé

    Je comprends bien tous ces enjeux liés aux réseaux sociaux… je les fréquente pas mal mais du coup j’essaie de ne pas en avoir trop. Je ne fréquente quasi que Facebook même si j’ai un compte twitter. Ironiquement je prends des photos de tout, tout le temps, avec mon téléphone. Ca ne date pas d’hier. Mais je les poste rarement, et je n’utilise jamais de filtres. Je n’ai pas instagram, ni snapchat pour le côté vidéo. Ca a l’air marrant quand on me montre, mais je préfère garder du temps libre pour faire autre chose.

    Il y a un autre aspect qui me dérange. Le fait qu’on en ait plein la vue, tout le temps. Parfois j’ai peur de perdre ma capacité à m’émerveiller. C’est tellement beau ce que certains font, trop beau en fait. Quand les blogueurs font des posts pour parler de leurs comptes instagram préférés, je trouve ça magnifique, mais je préfère que ça reste exceptionnel, plutôt que le « sublime » fasse partie de mon quotidien à travers les comptes insta du bout du monde. On en oublie vite que le sublime peut être juste à côté de chez soi.

    27 janvier 2016 à 9h44
  • Répondre Gladwood

    Instagram est devenu un monde impitoyable, c’est vrai. Mais parce qu’une fois de plus, les gens s’en servent mal.
    Personnellement, il m’arrive de mettre des tonnes & des tonnes de likes sur un seul compte, comme ça pendant une visite. Mais ce n’est absolument pas pour dire « Coucou, je suis là, suis-moi ! » c’est plus pour les photos, simplement.
    J’utilise Instagram, exactement comme au début. Je prends plaisir à parcourir de jolies galeries, avec de la couleur, du sombre, je m’en fiche. MAIS je fuis le blanc. Cette tendance je la vomis. Je fait abstraction du reste, enfin… J’essaye !

    27 janvier 2016 à 23h22
  • Répondre Alexandra

    Je dois avouer que j’apprécie beaucoup Instagram. J’aime publier des photos, mais disons que je vois plutôt ça comme « partager un moment ». Mes photos n’ont aucune corrélation, je n’utilise pas de fonds blancs et je ne prends pas chaque matin mon petit dej en photo. Par contre, si ça peut me servir pour mon blog, tant mieux 🙂
    Mais je comprends très bien ton point de vue !

    28 janvier 2016 à 14h47
  • Répondre Voyages de prof

    Coucou! Je t’avais déjà nominée une fois, mais je crois bien que tu n’as jamais donné suite, voilà donc une nouvelle nomination au Liebster Award!!! Plus d’infos sur mon blog 😉 https://voyagesdeprof.wordpress.com/2016/01/29/liebster-award-le-retour/ A bientôt!

    29 janvier 2016 à 8h10
    • Répondre Kenza

      Je le ferai en commentaire chez toi. Mais j’ai dépassé les 200/500 followers sur tous les réseaux sociaux donc je ne corresponds plus :p

      29 janvier 2016 à 8h39
  • Répondre Lair_co

    Tu résumes parfaitement ma pensée concernant Instagram (et plus généralement les réseaux sociaux d’ailleurs). Si on affiche des choses c’est qu’on a envie qu’elles soient au mieux appréciées au pire au moins regardées. J’ai eu cette même prise de conscience avec mon blog. Je voyais des pics de visites, mais pas de traces. Pas de mots. On m’avait sollicité pour ces photos/ces récits et petit à petit même les j’aime FB (profil perso) ont déserté. Et ça m’a miné. Je dirais même blessé et vexé. Je me suis sentie nulle et inintéressante, parce que je comparais avec d’autres blogs qui récoltaient des commentaires, des j’aime, etc.
    Alors ça m’a gonflé. Je ne partage plus sur mon FB. J’ai compris que ce blog je le fais aussi pour moi, parce qu’il me permet de garder une trace, de mettre des mots sur ce que j’ai vécu et ressenti. Et il me permet aussi de découvrir d’autres blogs (et instagram aussi me permet de tomber sur de nouveaux blogs à suivre donc c’est cool), de suivre des bouts de vie, etc. Et c’est ça l’essentiel ce qu’il m’apporte réellement, concrètement. Je suis bien plus touchée d’avoir un commentaire avec des anecdotes, un échange qu’un pic de centaines de visites.

    Et sur instagram de mon côté j’utilise des points parce que j’aime les choses aérées (je fais même des titres parfois ahaha), mais comme les sauts de ligne ça ne fonctionne même pas à tous les coups (ou alors je suis bécasse c’est possible aussi) donc big fail. Je vais militer pour une option retour à la ligne efficace 😛
    Surtout que j’ADORE savoir ce que je regarde, donc ceux qui utilisent mille hastags mais AUCUN qui ne parle du lieu subissent mon courroux par écran interposé !
    Et j’ai remarqué ce jeu de follow/unfollow il y a peu. Et je ne comprends pas même techniquement comment on peut perdre autant de temps à jouer à cela, ça me fatiguerait au bout d’une heure !

    Et ce qui me fatigue beaucoup depuis quelques temps c’est les vagues de mode photographiques. Je suivais pas mal de compte de voyage et … j’ai fait une overdose de kayak et de femmes-de-dos-avec-plaid-ou-chapeau. Vraiment je n’en pouvais plus.

    3 février 2016 à 0h46
  • Répondre Lair_co

    Du coup j’ai oublié de répondre sur la question la plus importante aha.
    Pour moi, la photographie est une superbe poésie. Parce qu’elle fixe pour toujours un instant plus que furtif.
    Et comme toute poésie il y a la boostée, un peu (ou beaucoup) améliorée, retouchée édulcorée. Mais il y a aussi la parfois terne, parfois vide, parfois laide, mais toujours vivante. Celle du quotidien qui n’est pas flamboyant, qui est même souvent lassant et triste. Pour autant, ça ne veut pas dire qu’il n’est pas beau, qu’il ne cache pas un tas d’émotions.
    Et la photographie comme toutes les poésies ne nous touche pas tous de la même façon. Parfois, je tombe sur des projets/travaux reconnus/réputés mais ils ne me touchent pas. Et parfois une photo, sans doute un peu ratée, sombre, floue ou mal cadrée et ça fonctionne. La magie est là. La poésie est là. On imagine la scène en entier, on invente des prémices et une suite, on ressent quelque chose. Et c’est ça qui compte.
    La poésie que toi tu ressens, celle que tu veux transmettre.

    Enfin je crois.

    3 février 2016 à 0h52
  • Répondre chloe

    Tu dis si bien les choses qu’au final je n’ai pas grand-chose à rajouter! J’aime tellement instagram pourtant, j’y suis inscrite depuis…oula, 2011 peut-être! Mais je sature un peu de sa médiatisation, de l’importance que notre nombre d’abonnés a vis-à-vis de notre blog, de la course au follow, de ces « je te follow, je t’unfollow ». Et on retrouve le même phénomène avec snapchat en ce moment!
    Quand à savoir si la poésie se crée, je ne sais pas. La poésie née de l’émotion et de l’envie, donc ne te force pas!

    3 février 2016 à 14h49
  • Répondre Charlène Jiho

    Certes les follow/unfollow ça m’agace mais je crois que ce qui m’exaspère le plus en ce moment ce sont celles et ceux qui achètent des followers ! Une pratique que l’on retrouve même chez les grandes blogueuses …

    6 mars 2016 à 15h39
  • Un petit mot ?

    Close