Expatriation

Expatriation – hésitations sur la destination

Hésitations sur la destination

Depuis que j’ai quitté le Canada, j’ai un questionnement récurrent : comment sait-on où l’on veut vivre ? À quel endroit on sera heureux, on construira sa vie ? Est-ce le fruit d’une longue décision ou bien d’un complet hasard ? Comment choisir sa prochaine destination et celle où l’on va s’arrêter ?

one-way-or-another


Retour en arrière…

2009 : je décide de partir en Angleterre, j’ai le choix entre toutes les régions au nord de Londres. J’hésite à aller au Pays de Galles mais l’accent me fait peur. Je choisis le Yorkshire car il y a un certain nombre de « grandes » villes : Leeds, Sheffield, York. Je quitte l’Angleterre avec la certitude que je reviendrai y vivre.

2011 : je veux repartir. Je commence à candidater pour les États-Unis mais les formules proposées – logement en famille d’accueil, salaire très faible – ne me conviennent pas, je veux de l’indépendance. Je discute avec Galway mais finalement c’est Jersey qui l’emporte.

2013 : je veux changer d’horizon et travailler en université. J’écarte une nouvelle fois les États-Unis et je postule au Canada et à un programme du Ministère des Affaires Étrangères. J’obtiens un poste en Estonie et outre-Atlantique. Vous savez ce que j’ai choisi.

2014 : je ne peux pas rester dans mon université au Manitoba et je ne suis pas prête à me battre pour trouver un emploi au Canada. Je veux voyager, je ne suis pas sûre que ce soit déjà le moment de choisir. Je candidate beaucoup un peu au hasard, terrifiée par l’idée d’un retour à Paris. Je passe quatre entretiens : Hong Kong, Istanbul, Kuala Lumpur, Melbourne. Je pars en Australie.

Présent : je n’aime pas l’Australie, l’Australie ne m’aime pas. Il n’y a pas de postes de professeur de FLE disponibles immédiatement, je décide donc de partir. J’ai envoyé deux candidatures la semaine dernière, les deux en Asie.

Mais…

Je commence à savoir ce que je veux professionnellement et sur la destination :

  • Un poste en Alliance Française, pour la diversité des publics et les conditions de travail souvent bonnes.
  • Des vacances. Avoir trois jours de congé en six mois de travail me frustre terriblement, j’ai besoin de temps libre, d’avoir des voyages prévus.
  • Un pays sûr, autant pour mon téléphone portable que pour mes tenues – et à Melbourne, je ne me sens pas toujours en sécurité.
  • Pas trop d’éloignement. J’aimerais qu’une fois ma famille puisse me rendre visite.
  • Un salaire qui puisse me permettre un logement décent. J’en ai marre d’habiter dans des trucs presque insalubres, de ne pas avoir de pièce de vie, de ne pas pouvoir recevoir mes proches (mais j’habite trop loin, voir point précédent) ou des Couchsurfeurs.
  • Un contrat plus long que six mois.
  • Découvrir autre chose. Après cinq ans en pays anglophone, j’ai l’impression que c’est trop facile. Donc je n’irai pas en Nouvelle-Zélande comme je pensais après l’Australie.

Mais j’ai l’impression que j’ai trop de critères… et que je ne suis pas prête pour un changement radicalement différent. J’ai refusé un entretien pour partir en Chine, c’aurait été trop difficile, j’ai eu peur du choc culturel (mais à Beijing ou Shanghai je pourrais essayer). J’attends des nouvelles d’un job avec des adolescents. Être à l’école, 5 jours sur 7, ce que je m’étais promis ne jamais faire en quittant Jersey mais tous les autres critères correspondent.. Et… Il y a un poste disponible au Canada.

C’est plutôt rare et je suis loin d’être sûre de l’obtenir. Mais depuis des mois, chaque jour, je pense à quel point le Canada me manque. C’est la fenêtre que je cherchais. Bercée par les trente degrés ambiants de l’hémisphère sud, le choc thermique me fait un peu peur mais tout ça, c’est accessoire. Est-ce que je serais heureuse dans cette ville du Canada que je critique allègrement ? Est-ce que je suis prête à n’avoir que deux semaines de vacances par an ? Comment est-ce que je décide ? 

Je ne veux pas de cette vie d’incertitudes pour toujours. Je veux voguer de destination en destination, apprendre, vivre et découvrir. Quand j’en aurai assez, je rentrerai dans un système scolaire, en Angleterre ou au Canada – même si je ne suis sûre de rien pour mon avenir, ni d’un couple, ni d’une famille, ni d’un lieu, je sais que je continuerai à enseigner. J’ai toujours laissé les autres, les recruteurs, choisir pour moi. Mais je ne sais plus ce que je veux. Où je le veux. Et je suis toute ouïe pour vos conseils !

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48 Commentaires

  • Répondre ifeelblue

    quelle ville au Canada??? ^^
    je n’ai pas vraiment de conseil à te donner car moi-même, je ne sais pas où je serai dans 5 ans, même moins, d’ailleurs… Je pense qu’en fait, il y a une part de hasard (où les opportunités nous portent), et une part de « calcul », dans le sens où plus on avance dans la vie, plus on a une idée précise de ce qu’on veut ou ne veut pas, ce qui aide déjà à éliminer pas mal de destinations. 😉
    En tout cas, moi, ma devise, c’est que quand on ne se sent pas bien quelque part, on bouge! et à l’inverse, quand on trouve un endroit où on se sent bien, on fait ce qu’il faut pour y rester un peu… 😉 Et parfois, c’est en quittant un endroit qu’on réalise à quel point on s’y sentait bien!

    21 novembre 2014 à 13h07
    • Répondre Kenza

      Tu as bien raison ! C’est la ville en W, celle dont j’habitais pas loin 🙂

      23 novembre 2014 à 11h54
  • Répondre Madame Ananas

    Pas facile comme question. Personnellement je n’ai jamais vraiment eu à choisir mes destinations. La premiere fois on a fait un stage en Suisse, au bout de 6 mois on nous a tous les deux proposé quelque chose donc on est resté. Pour la deuxieme fois, mon mari a trouvé un job aux US (il a eu le job par hasard en discutant avec un mec à un conf, pof un job qui lui ai proposé) donc on est parti. Et je crois que je serais incapable de dire où je veux vivre (je sais où je ne veux pas en revanche!).

    J’avais lu un test à faire quand on n’arrive pas à choisir. Je ne sais pas si ça marche. Fais pile ou face, pile le canada, face un autre pays. Tu lances et tu vois. Si tu te dis « mince j’aimerai bien relancer la piece pour voir si elle tombe de l’autre coté c’est que tu aimes mieux l’autre pays », grosso modo voir si tu es déçue du résultat du pile ou face…

    Bon courage en tout cas!

    A+
    Karine

    21 novembre 2014 à 14h29
    • Répondre Kenza

      J’avais déjà utilisé cette technique mais pas récemment, je vais le faire, merci !

      23 novembre 2014 à 11h54
  • Répondre Let It Snow

    Peut-être que si le Canada te manque, c’est que tu n’en as pas encore tout à fait fini avec lui ? Je ne sais pas, moi c’est cette impression « d’inachevé » qui m’a poussé à repartir. L’envie de voir jusqu’où l’aventure pouvait aller ! Une deuxième expérience, c’est l’occasion d’affiner nos critères (je ne dis rien, j’ai sensiblement les mêmes que toi ^^) et surtout, surtout de ne rien regretter.

    Au moins, tu sais ce que tu ne veux pas ! Ton choix sera forcément bon 🙂

    Bon courage !

    21 novembre 2014 à 14h59
    • Répondre Kenza

      Oui toi aussi tu y es retournée ! Merci pour ton avis 🙂

      23 novembre 2014 à 11h54
  • Répondre Corinne (Couleur Café)

    Peut-être as-tu besoin de te poser un peu auprès de ta famille, et écouter tes désirs ? Je ne pense pas que l’on choisisse le lieu de son expatriation, je pense plutôt que çà vient après la lecture d’un livre, après avoir vu un documentaire sur l’endroit, ou tout simplement suite à une envie qu’on a déjà en soi. Et çà, çà va vient tout seul. Bises.

    21 novembre 2014 à 17h40
    • Répondre Kenza

      Bonjour Corinne ! Moi, ce sont les opportunités professionnelles qui me font changer de pays. En effet, je suis professeur de français pour les étrangers. Donc je vais là où il y a du travail. Rentrer en France auprès de ma famille est une option si je ne trouve pas de travail mais c’est le plan Z, je déteste rentrer 🙂

      23 novembre 2014 à 11h53
  • Répondre Eva from INside-EXpat

    Répondre pour toi serait compliqué. Alors je ne te parlerai que de ma propre expérience en espérant que tu y trouveras peut-être quelques éléments de réponse. Après un mariage et un bébé, l’envie de partir de France, ou plutôt découvrir un « ailleurs » se fait sentir. Moi, je n’ai aucune opportunité c’est mon mari qui doit nous la trouver. Il postule partout, notamment en VIE (oui, oui à 3, faut être malade, nous dit-on!). Il trouve… en VIE… le poste devait être à New-York (notre rêve!), c’est finalement Singapour et.. on se lance! Clairement, sur place, ce n’est pas le coup de foudre, mais on s’y construit un petit cocon et même en VIE on survit très bien. 🙂 Un an après : opportunité de fou pour les States! On nous balade un peu : un coup ce serait pour Los Angeles, une semaine après Miami, ou alors Atlanta ou Seattle… bon, finalement… San Francisco! On refait les cartons et… voilà! Là on commence tous les 2 à le sentir : ça pourrait être « chez-nous ». Jamais nous ne nous sommes sentis autant à notre place qu’ici. Alors c’est peut-être ça. Avoir l’impression que l’on a trouvé sa place, qu’on était mal rangé mais que ça y est, on a trouvé le socle qui nous convenait. Bon, c’est aussi là qu’une certaine peur s’installe… celle de devoir s’en aller un jour. Mais on essaye de ne pas trop y penser.

    En te lisant, j’ai eu l’impression que le Canada c’était un peu ça. Mais c’est une sensation tellement personnelle que je me trompe peut-être. Je te souhaite de tout cœur de trouver cet endroit-là, ton endroit… et continuer à lire tes aventures où qu’elles soient.

    21 novembre 2014 à 18h01
    • Répondre Kenza

      J’adore l’image du socle ! Oui en VI à trois vous êtes courageux. Dans mon domaine, c’est exclu. Il faut être à Paris pour les entretiens et ils préfèrent des gens à peine expérimentés… Je comprends pour la peur de devoir partir. Ca change l’expérience. Si on sait que c’est temporaire on en profitera plus et plus fort.

      23 novembre 2014 à 11h52
  • Répondre prissou333

    Coucou, je ne commente pas souvent même si je viens tous les jours. J’avais à peu prés la même vie que toi jusqu’à mi 2013. France, Angleterre, Autriche, France, à chaque fois 1 an,à chaque fois des contrats à mi temps (assistanat ou contrats pro), et cette question aussi en tête : où est ce que je veux me poser et EST CE QUE je veux me poser ? Finalement, c’était une coincidence. Une rupture qui m’a rendu ma liberté et permis d’aller où je le souhaitais (tu n’as déjà pas cette contrainte, ce qui, dans ton cas, est une bonne chose), et une connaissance sur facebook qui poste une offre d’emploi qui a l’air de me correspondre. Je postule juste pour voir, je me dis que finalement, quand je décide, je ne suis pas heureuse, alors pourquoi pas laisser le hasard décider ? ce n’était pas du tout une destination qui était dans mes plans (Autriche à nouveau), j’ai été prise pour un CDI avec un très bon salaire, et je me suis dit, allez, que vogue la galère. Je suis arrivée sans connaître ni la langue ni personne d’autre que ce pote de pote. L’atterissage a été rude. Apprendre un nouveau métier aussi (organisation/logistique alors qu’avant j’étais comme toi dans le FLE (DU+ 2 ans d’assistanat)).
    Mais j’ai rapidement réalisé que j’avais fait le bon choix. Je m’y sentais bien car j’avais un quotidien, un confort, une sécurité, que j’avais toujours fui dans les voyages. Je ne voulais pas me poser à 24 ans, et finalement me poser est ce qui m’a fait le plus de bien. J’ai commencé à être heureuse quand j’ai arrêté de voyager alors que je pensais que ce serait l’inverse. J’ai une vie d’expatriée, finalement, mais stable. J’ai pu me réparer, m’apprendre, me connaître. Evoluer dans mon job, rencontrer d’autres expats (l’Autriche est le pays où tout est possible, il n’y a pratiquement pas de chômage et donc un grand réseau d’expatriés venant de partout dans le monde – j’ai encore rencontré un chypriote et un indier à un diner d’expats hier). J’ai appris à grandir, à me poser, à profiter, à voyager pendant les vacances, à avoir un vria salaire, et j’ai même rencontré mon amoureux, expat comme moi.
    Tout ce que je voulais dire, c’est que parfois il ne faut pas choisir, et c’est d’avoir trop de critères qui nous font aller dans la mauvaise direction. J’ai l’impression que le job parfait que tu cherches risque de te fermer les portes d’autres jobs encore plus parfait. J’ai entendu énormement de gens très heureux avec la Chine où les conditions pour les expats sont excellentes. Je suis allée deux fois en Estonie qui est je crois mon pays préféré en Europe tant les gens sont adorables et la vie simple et belle. Je me suis retrouvée totalement par hasard en Autriche, parlant un allemand très moyen, mais au final je travaille en Anglais et c’est désormais mon pays de coeur que je ne veux plus quitter! Mon conseil est donc , go with the flow, et si tu n’as pas d’attaches, laisse la vie te guider au lieu d’essayer de la contrôler, même si tes critères sont louables.
    A bientôt de te lire et n’hésite pas si tu as des questions 🙂

    21 novembre 2014 à 18h57
    • Répondre Kenza

      Tu es toujours là, merci ! Je pense aussi que me poser permettrait des voyages (pour voyager au sens complet cette fois, pas seulement dans l’optique vivre-travail-voyages) et de commencer à construire quelque chose de plus durable. Un vrai logement, peut-être un couple… mais je ne sais pas encore si c’est ce que je veux. Et par contre je sais ce que je ne veux pas : ne pas connaître de locaux et de vivre dans des communautés d’expat. C’est quelque chose qui me manque ici. Et oui j’ai une question tu ne regrettes pas ta reconversion ?

      23 novembre 2014 à 11h50
      • Répondre Anne

        hi! pas du tout, dans la ppart de tes articles tu parles de ton attachement au métier de prof de FLE, pour ma part j’adorais l’assistanat mais je crois que je n’étais pas prête à en faire mon métier. Il faut vraiment une vocation pour y passer sa vie. Avec la logistique/gestion de projets, je peux toucher à plein d’autres métiers, et c’est ça qui me plaît aussi 🙂
        A bientôt et bon courage et surtout SMILE, c’est toujours bien d’avoir le choix.

        23 novembre 2014 à 18h28
  • Répondre Ginie

    Je ne peux t’aider, moi qui ait la trouille du changement ^_^ suis tes envies et ton instinct 😉

    21 novembre 2014 à 19h28
    • Répondre Kenza

      J’ai vu que tu avais un peu les mêmes questionnements, partir ou rester… on va trouver 🙂

      23 novembre 2014 à 11h47
  • Répondre mariel

    Je crois qu’on décide avec les tripes 🙂
    Je te dirais d’avoir un plan B au cas ou tes tripes ne t’aient pas bien orientée.
    Pour terminer, je te dirais une phrase que dit souvent la maîtresse de ma mini portion (enfin d’après la mini portion): no worries, mistakes are OK!

    21 novembre 2014 à 19h47
    • Répondre Kenza

      C’est mignon ! Oui pour les tripes et le plan B (je suis plutôt du genre à avoir des plans C, D, E, F, G même)

      23 novembre 2014 à 11h47
  • Répondre Anne29

    Il n’existe pas de poste « en or » ou de lieu de vie « idéal », il y aura toujours à faire des compromis. Ne pas se mettre trop de critères difficiles à remplir. Sans attache, je dirais qu’il faut suivre ton envie première, écouter son ressenti. Le seul truc principal est de se sentir bien. Après le tout est de trouver un certain équilibre, genre « le poste n’est pas idéal, mais j’aime tellement la région… » . Tous les jours je cherche à tendre vers cet équilibre ce qui me permet de supporter des trucs pas top au boulot, c’est compensé par une rencontre chaleureuse, un petit séjour à l’étranger qui s’annonce, quelques projets motivants… bon courage à toi.

    21 novembre 2014 à 23h19
    • Répondre Kenza

      Merci pour ton conseil d’équilibre ! Cette liste est idéale mais j’ai aussi tendance à trouver des compromis, je n’ai pas trouvé la perfection encore 🙂

      23 novembre 2014 à 11h46
  • Répondre Yvette la chouette

    Tes interrogations sont compliquées mais légitimes… Même si je n’en suis « qu’à » ma deuxième expatriation (Montréal puis Londres) je sais qu’un de mes facteurs de choix a été : pas la France !

    J’avais comme toi des critères précis pour le second départ : l’Angleterre oui mais pas la ville, près de la mer si possible. Pas trop d’agitation après Montréal qui est si calme. Au final, il a fallu faire des concessions et me voici à Londres qui n’est pas spécialement reposante. Mais que je découvre pourtant en l’aimant très fort ! Je ne me serais pas vraiment attendue à ça…

    Alors voilà. C’est important de savoir ce qu’on veut et ce qu’on ne veut pas/plus. Mais laisser une part de mystère, d’imprévu, de surprise fait aussi partie du jeu de l’expatriation.

    Définie tes envies, laisse le hasard agir un peu, et dis toi que rien n’est définitif. Bonne chance !

    21 novembre 2014 à 23h50
    • Répondre Kenza

      Merci de ton passage Yvette ! Tu me rassures sur les critères, et ou bien sûr pour la part de surprise. Après tout ce ne sont que des contrats temporaires, le temps passe vite, 6 ou 12 mois ne sont pas grand chose dans une vie 🙂

      23 novembre 2014 à 11h45
  • Répondre cestmoijasmin

    Choix cornélien n’est ce pas?
    Personnellement, je ne serais pas restée 8 ans au Canada si j’avais eu 2 semaines de vacances par an.
    Je comprends ton envie de « t’installer », j’ai la même hâte… c’est difficile de te conseiller en étant objective (l’hiver canadien…) (Londres me fait un peu rêver ces temps-ci) mais fais toi confiance. Postule aux endroits qui t’intéressent, pèse le pour et le contre et vas y avec tes tripes. Tout au fond de toi, tu sais ce qu’il te faut, c’est certain.

    Bon courage!

    22 novembre 2014 à 0h50
    • Répondre Kenza

      J’attendais impatiemment ton avis. Merci !

      23 novembre 2014 à 11h45
  • Répondre Anneli Cousinet

    Aoutch, je suis dans le même paquet donc je suis pas forcément la meilleure pour les conseils. Mais d’après ce que je vois, le Canada était vraiment un pays que tu aimais… Peut-être qu’il y a quelque chose à jouer là-bas et peut-être devrais-tu y retourner vivre même si c’est loin de ta famille… Sinon y a toujours l’Angleterre qui aligne beaucoup de tes critères ! On y vit bien, et c’est à côté de la France mais ça n’en reste pas moins dépaysant !!

    A toi de voir 🙂 Bon courage en tout cas !

    22 novembre 2014 à 1h23
    • Répondre Kenza

      Oui j’ai lu ton dernier article… mais tu es peut-être plus « courageuse » car tu vas tester ailleurs. Je me contente d’imaginer derrière mon ordinateur… J’ai passé trois ans en Angleterre déjà, un sur le continent et le reste dans les îles !

      23 novembre 2014 à 11h44
  • Répondre assistantedefrancais

    On ne peut pas te dicter ce que tu dois faire, ou te dire quoi faire car ça doit être ta décision… Mais cela dit, si j’ai une chose à dire, c’est que tu n’avais jamais semblé aussi heureuse et aussi épanouie que durant ton année au Canada. Comme certains commentaires au-dessus, peut-être que c’est le pays où tu vivras, peut-être pas, mais une chose est sûre, tu n’as pas fini ton aventure là-bas et combien de fois dans tes articles as-tu mentionné le fait que tu voulais y retourner et que ça te manquait… 🙂

    22 novembre 2014 à 3h42
    • Répondre Kenza

      Merci pour ton avis ! Je suis d’accord avec tout ce que tu dis, ça aide d’avoir des yeux extérieurs 🙂

      23 novembre 2014 à 11h42
  • Répondre Anonyme

    La Chine c’est GENIAL pour y avoir été pendant 2 mois et depuis je reve d’y retourner !!! Donc entre pekin et shanghai moi je te conseille 100 fois Shanghai !!!!

    Et si tu n’as pas de poste à Shanghai alors accepte le Canada ! C’est là où tu as laissé ton Coeur 🙂

    Melbourne pas securisé ? wow jamais j’aurais pensé ça !!

    bisouuus

    22 novembre 2014 à 6h46
    • Répondre Kenza

      Chaque ville a ses avantages et inconvénients 🙂
      Oui ce n’est pas Paris ni le RER non plus mais incivilités, agressions, neutre d’un aborigène au McDonalds il y a quelques semaines…

      23 novembre 2014 à 11h42
  • Répondre karolinka88

    Moi je pense qu’il n’y a pas de hasard, mais des signes… Lorsque je suis rentrée de mon voyage scolaire en Irlande, je me suis mise à la danse irlandaise, à la musique irlandaise… mais quand j’ai voulu partir comme au pair, j’ai sélectionné Irlande, Grande Bretagne, Etats Unis et Canada sur les sites d’annonces. J’ai trouvé une famille en Irlande, par hasard.
    Le deuxième été, je voulais découvrir un autre pays, mais là encore, c’est avec une famille irlandaise que le courant est passé.
    Et puis après, j’ai su que je vivrais en Irlande, parce que « home » me paraissait plutot en Irlande qu’en France : quand je prenais l’avion pour Paris, j’étais heureuse de revoir mes proches, mais triste de partir. Quand je prenais l’avion pour Dublin, j’étais triste d’avoir dit à bientôt à mes proches, mais tellement heureuse de rentrer ! Je me sens chez moi plus en Irlande qu’en France, ou que dans n’importe quel autre pays où je suis allée. Et quand je quitte l’Irlande plus de 2 semaines, ça me manque.
    Si tu ressens tout ça pour un pays, alors c’est (surement) le bon 🙂

    PS : En lisant ton blog, j’ai comme l’impression que ce pays, c’est le Canada… mais ca ne colle pas avec ton critère de la distance…

    22 novembre 2014 à 6h53
    • Répondre Kenza

      La distance, c’est surtout par rapport à l’Australie. Il n’y a que cinq-six heures de vol pour un Paris – Montréal ! C’est une jolie description que tu fais. Je ne suis jamais restée quelque part assez longtemps pour ressentir ça.

      23 novembre 2014 à 11h40
  • Répondre Cécile

    Si tu veux de nouvelles aventures, bon choix pour l’Asie! même Shanghai et Pékin 😉
    J’ai un peu le même sentiment que toi à l’heure actuelle, et je pense que ce qui répondrait à toutes ces questions c’est quelqu’un avec qui partager sa vie, au final peu importe où c’est 😉

    Bon courage!

    22 novembre 2014 à 8h07
    • Répondre Kenza

      Tu es la première personne à me dire ça, c’est fou ! Ca serait la solution et à la fois pas du tout. Je ne suis pas prête à être avec quelqu’un je crois… et j’aurais du mal à caser tout ça dans l’équation.

      23 novembre 2014 à 11h39
  • Répondre Firework

    Salut! Sur quels sites fais-tu tes recherches de jobs?
    Bon courage dans tes recherches!

    23 novembre 2014 à 9h11
    • Répondre Kenza

      Merci ! Sur les sites habituels des offres d’emploi FLE.

      23 novembre 2014 à 11h38
  • Répondre duidelijkclaire

    Personnellement, je n’ai jamais vraiment choisi mes destinations, j’avais des idées bien-sûr mais j’ai surtout choisi l’opportunité de boulot que le pays…
    Et heureusement car celui où je suis actuellement sans date de départ (et il est possible que finalement, j’y passe les 20 prochaines années…) n’avait jamais été dans aucune de mes envies…
    (je n’avais mis aucune préférence pour l’assistanat en UK… Et j’avais « choisi » UK car c’était le plus simple)
    Je pars du principe que la plupart des coins de cette planête a quelque chose à partager…
    Mais parfois, ne pas avoir de choix prédéfini, ça rend encore plus difficile la recherche.
    Bon courage 🙂

    24 novembre 2014 à 2h55
  • Répondre Steph

    Coucou! Je suis sur le point de suivre un parcours de Fle-trotteuse comme toi. Je reviens d’un an en Ecosse et je souhaite déjà repartir l’année prochaine! Ton article m’a fait monté l’angoisse aha :p Je comprends tout à fait ce mélange de vouloir découvrir le monde et de trouver un nouveau chez soi! Pour moi aussi c’est sûr mon chez moi est ailleurs… mais où?
    Pour décider il faut que tu vois si ton travail te permettra d’avoir une qualité de vie acceptable et (plus), si tu sais que tu ne voudras pas te lever le matin, que tu vas faire un burn-out, que le salaire ne te permet pas de te loger et te nourrir correctement aux oubliettes!
    Bon courage 🙂

    24 novembre 2014 à 6h25
    • Répondre Kenza

      Merci Steph ! Si tu as des questions sur le FLE, n’hésite pas 🙂

      25 novembre 2014 à 12h26
  • Répondre jaiecrit

    Mais viiiiiiiiens me rejoindre <3
    Blague à part, je ne suis pas encore dans ce questionnement et si je le voulais, je n'aurai pas à me poser cette question avant encore au moins une bonne année et demie, mais je ne sais pas, je le sens que je me la pose déjà, par petite touche, un petit peu par ci par là, et parce que j'ai ce sentiment de bougeotte, qui ne me quitte pas, ce sentiment quand tu mets ton sac sur le dos, quand tu mets le pied dans l'avion, des milliers envie d'ailleurs. J'ai des "critères" aussi mais je ne sais pas si je peux vraiment les poser tout de suite maintenant, au début de ma "carrière". Je me demande aussi si un jour, on sait où on veut vivre. Il y a des endroits qui m'appellent, que j'ai déjà vu ou pas encore, pour maintenant et pour plus tard. Des pays, des régions coup de coeur comme l'ont été Haiti ou la Provence (comme le Canada pour toi). Mais je crois comme beaucoup de commentaires, qu'il faut s'écouter, "le sentir", et je sais qu'au plus profond de nous, il y a la réponse. Suffit de creuser un peu pour la trouver. Creuser avec patience et bienveillance. Je me dis aussi que le hasard/la vie, des fois, fait bien les choses, et que faire ces choix, se les poser est important même si c'est pas l'un des meilleurs moments à passer. Je crois aussi (je crois beaucoup haha) qu'on est jeune, que c'est le moment pour tenter (pas la meilleure façon de se poser ou de se mettre en couple mais bon …) et que souvent, nos contrats (pour l'instant) nous le permettent 🙂
    Bon courage <3 <3

    25 novembre 2014 à 3h13
    • Répondre Kenza

      Amen sister 🙂

      25 novembre 2014 à 12h25
  • Répondre Sophie (les expats chinois de retour à Paris !)

    C’est pas facile, je comprends. Si tu n’avais pas cette « contrainte » de trouver un emploi; où rêverais-tu d’aller ?
    Peut-être que comme tu dis, les pays anglophones, tu en as un peu fait le tour ? Peut-être aussi qu’il te faut un pays plus accessible pour que ta famille vienne te voir ? Peut-être que tu n’es pas obligé de savoir où tu veux aller ? Mais plutôt où tu ne veux pas aller ?
    Les doutes, je connais bien. Nous aussi, à Paris, on ne rêve que de repartir. Mais où ? Comment ? Quand ?
    Je te donne plein d’énergie positive pour que tu trouves ! C’est tellement beau de voyager, de découvrir 🙂

    25 novembre 2014 à 20h54
    • Répondre Kenza

      Tu résumes très bien mes questionnements, merci Sophie !

      26 novembre 2014 à 21h13
  • Répondre Elé

    Bon, tu veux aller au Canada oui ou non ?
    D’accord, il te manquera la carte « pas trop loin pour pouvoir faire venir mes parents », mais tu ne pourras jamais toutes les réunir.
    Et où est-ce que c’est, au Canada ?

    26 novembre 2014 à 7h50
    • Répondre Kenza

      Je pense qu’ils viendraient au moins une fois si je retournais au Canada. Et mon frère me suivrait !

      26 novembre 2014 à 21h10
  • Répondre petiteyaye

    ça me fait penser à une expression que l’on dit souvent ici « libre comme le vent qui souffle dans le désert ». Ne construis pas trop de barrières anti-vent, je suis sûr que le destin te donnera un coup de pouce 😉

    29 novembre 2014 à 2h28
    • Répondre Kenza

      Jolie expression ! Oui c’est ce qui est en train de se passer finalement.

      3 décembre 2014 à 13h29
  • Répondre Night

    C’est agréable de te relire quelques années plus tard (après avoir pu échanger sur le forum), de voir qu’on partage encore les mêmes interrogations, même si je suis actuellement en France et que je n’ai jamais dépassé les frontières de l’Europe. Et cette envie de trouver finalement un endroit où on se sente réellement « chez soi ».

    6 décembre 2014 à 2h53
    • Répondre Kenza

      Des années oui tu as raison… tu sais où me trouver si tu veux échanger plus 🙂

      9 décembre 2014 à 14h33

    Un petit mot ?

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