Et après… qu’est-ce qu’on fait ? quand est-ce qu’on repart ?

High Line Sunset

High Line, New York

Je suis rentrée du voyage il y a… (compte sur les doigts) quatre jours, seulement ! J’ai retrouvé le Canada, sa neige, son froid, ses habitants tellement gentils et polis. Dans la navette, ça parlait de caribous et ma voisine m’a donné du chocolat. Ma Prairie est surréaliste parfois.

Je suis rentrée. La boîte aux lettres débordait de cartes, de voeux, d’affection. L’accueil chaleureux de mes nouveaux amis réchauffe les coeurs au milieu des moins vingt degrés, je dors dans mon lit, prends de longues douches et suis redevenue une fille coiffée manucurée aux petites robes colorées. La routine est vite réapparue, bureau, paperasse, cours à préparer, à donner, étudiants, mesquineries. La vie à l’université est toujours en accéléré. 

Et puis j’ai aperçu sur un blog ou deux une nouvelle que je suis allée vérifier sur le site officiel du gouvernement. Plus de visas Jeune Pro pour 2014. Adieu veau vache cochon couvée, le 30 mai je suis out (avec l’accent s’il vous plaît) et je dois quitter le territoire, quitter mon terrain de jeux.

Et qu’est-ce que je fais maintenant ? Quand est-ce que je repars ?

Je veux encore voyager, traverser ce pays ou un autre, refaire du CouchSurfing, voir des merveilles, manger sans m’arrêter, parler français seulement au hasard des rencontres et ouvrir grand les yeux. Trimballer mon sac à dos et ressembler à rien me manque et il fallait toujours aller de l’avant, sans se retourner derrière soi.

Je regarde les dates de vacances, les billets d’avion, de Greyhound. Je pense à Vancouver en février, et l’Ontario et le Québec en avril. Pourtant il y a l’appel du soleil et la menace de l’état de mon compte en banque, qui doit garder de quoi réserver ce dont j’ai le plus peur : un billet Canada – France qui ne soit pas qu’une escale de quelques jours pour embrasser, profiter, dévorer et repartir. Parce que ce serait un échec.

Faire des projets, corriger mon CV, l’envoyer aux quatre coins du monde, rédiger des lettres de motivation en français ou en anglais, espérer des entretiens. Attendre, croiser les doigts, décrocher des opportunités et tenter ma bonne étoile. Et rêver, aux prochains voyages, à la prochaine destination. Le où importe peu. La question, c’est quand ?

17 Commentaires

  1. Melleen
    15 janvier 2014 / 15h16

    Oh, je n’avais pas vu que tu avais déjà publié un nouvel article ! J’espère pour toi que de nouvelles et fantastiques opportunités pointeront rapidement le bout de leur nez 🙂

  2. tiphanya
    15 janvier 2014 / 2h53

    C’est le problème quand on commence à prendre goût au voyage. La question se pose dès le retour « quand est-ce que je repars ? » Le où intervient rarement en fait.
    Bon courage dans tes recherches.

  3. 15 janvier 2014 / 3h05

    Quel courage tout de même. Tu m’impressionne toujours autant. J’espère que tu trouveras une belle nouvelles destination pour poursuivre ton périple 😉

    • 15 janvier 2014 / 18h53

      Mais il faut pas 🙂 peut-être que je finirai par me brûler les ailes… ?

      • 16 janvier 2014 / 1h08

        Si c’est ce qui te rend heureuse il faut continuer. Un jour tu te « posera « . Il ne faut pas penser au pire 😉

  4. 15 janvier 2014 / 4h06

    Il est beau cet article (encore ;))
    Je suis exactement dans la meme situation, juste un peu en avance sur toi, car j’ai du rentrer, me revoila en France a me demander quand est ce que je repars et ou. J’essaye d’envoyer des CV, de refaire des lettres de motivations. Je bouillone sur place et trepinne d’une nouvelle destination. Il savoir etre patient (ce n’est pas trop mon genre).
    Des bisous !

  5. 15 janvier 2014 / 6h27

    Si tu veux, on recherche toujours des profs dans notre école FLAM!

  6. 15 janvier 2014 / 8h18

    Quel joli texte qui décrit si bien notre situation d´aventurier nomade du 21ème siècle… 2014 sera une bonne année! C´est l´occasion de trouver un poste qui te satisfera! On oublie les mesquineries. 🙂
    Excellente année 2014 à toi!

    • 15 janvier 2014 / 18h54

      Merci, pour les voeux et les encouragements ! Toi aussi !

  7. 15 janvier 2014 / 13h38

    je pensais comme toi sur le fait que rentrer est un échec… mais ça peut aussi être un nouveau départ.

  8. 20 janvier 2014 / 17h20

    Ohhhh ma prosperine j’ai lu ton email je ne t ai pas oublié !! J’ai été triste d’apprendre la nouvelle bye bye Canada donc 🙁 alors j’espère que tu seras épanouie dans ton prochain milieu !!! En tout cas nous on continuera à te suivre 😉

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