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Un dimanche d’automne au Kilato de Budapest

Article mis à jour le

C’est un marronnier (sans mauvais jeu de mots) mais moi aussi je vais poster un article avec des feuilles d’automne dedans, un peu en retard à cause de ma panne d’ordi. Ma promenade date du dimanche 1er novembre : dans mes bonnes résolutions, il y a tester un nouveau coffee shop par semaine, voyager une fois par mois en Hongrie et faire une excursion ou une sortie tous les week-ends.

C’est un peu ambitieux mais je m’y tiens pour l’instant – et c’était encore plus facile quand je n’avais pas d’ordi.

Automne à Budapest

Dans les collines de Buda, le belvédère Elisabeth. 

Budapest, c’est en fait deux villes, séparées par le Danube : Buda sur la rive droite et Pest sur la gauche. C’est un peu comme à Paris finalement, le côté droit est calme et résidentiel alors que le coeur de la ville est en face. Moi j’habite à Pest ! Mais à Buda, on ne trouve pas que des petits immeubles : il y a aussi les collines et une vraie forêt qui fait face à la pression immobilière.

Mon but en sortant de chez moi, c’était, d’après les bons conseils d’Elanor, de monter en haut de la plus colline (526 mètres) : y a été installé un belvédère nommé Elisabeth. Pas pour la Reine d’Angleterre non, pour Sissi, une véritable héroïne nationale qui est partout, même sur le street-art.

Street art Sissi - Budapest

Pour aller au Kilato / au belvédère Elisabeth… 

Vous avez au moins six options possibles, avec des moyens de transports tous différents. J’ai choisi de faire tram – funiculaire – train des enfants (vous avez bien lu. J’y viens !) – marche – route – bus – tram. Il y a un itinéraire de promenade conseillé dans le Lonely Planet et je l’ai mélangé avec les recommandations faites par une étudiante et mon app de transport locale.

Étape 1 : de chez moi le tram jusqu’à Szent Kallman, c’est moyennement intéressant. Mais ce sont les mêmes trams qu’à Melbourne donc j’adore le prendre au quotidien, les bruits me ramènent en Australie.
Étape 2 : trouver l’arrêt du funiculaire numéro 60, un peu caché. Pour la jolie vue sur le Danube, ne pas faire comme moi et s’asseoir à droite dans le sens inverse de la marche. Je suis descendue au terminus, Szécheyi-hegy.
Étape 3 : prendre le train des enfants.

train-enfants-budapest

Le train des enfants, c’est un vestige WTF de l’époque communiste. Je n’ai pas pris d’autres photos car j’étais honnêtement trop estomaquée et le train était bondé. Imaginez un vieux train en bois, où presque tout est en russe, qui va à deux à l’heure. C’est déjà pas mal mais ça va encore plus loin : à l’exception du chauffeur et des chefs de gare, ce sont des enfants qui opèrent le train, vous vendent le ticket, surveillent le quai, sifflent, poinçonnent, annoncent les arrêts. Ils portent des uniformes de la MAV, la SCNF hongroise et pour en avoir parlé à l’école c’est un grand honneur d’être un enfant du train.

Moi, j’ai trouvé ça super bizarre dès la première seconde et le communisme est bien révolu, car même avec une carte de transport budapestoise il faut payer pour pouvoir monter. Il y a plein d’options mais comme j’estimais l’anglais de la petite au guichet aussi bon que mon hongrois, je me suis contentée d’un aller-simple pour János Hegy. A votre avis ça se prononce comment ?  Réponse : yanoch hèdje

Étape 4 : faire une petite marche dans la forêt pour accéder à la place principale de la colline. J’ai réussi à partir vite pour semer la foule et prendre des photos dépeuplées.

collines-buda-automne

arbres-automne-foret-budapest

collines-buda

foret-budapest

Le panorama sur Budapest

Monter en haut du belvédère est gratuit, c’est suffisamment rare pour être souligné. Il y a donc beaucoup de monde et il faut attendre une dizaine de minutes avant de pouvoir accéder aux escaliers. On est censé voir tout Budapest, jusqu’à la Slovaquie d’un côté et la Grande Plaine de l’autre. Mais comme souvent, l’horizon était couvert d’une brume polluée.

Belvédère Elisabeth - Budapest

Budapest vu des collines

Pour redescendre…

Il y a une sorte de téléphérique, le Libegő, mais qui coûte assez cher : 850 ft, soit 3 euros (pour ici, c’est pas donné). Même si la vue doit être cool, j’ai préféré revenir en ville à pied. Il est possible de passer par la forêt mais j’ai trouvé ça mal indiqué (de simples flèches de couleurs peintes sur des troncs d’arbres) donc j’ai préféré suivre la route pendant une petite heure. À part quelques rares passants ou cyclistes, j’étais presque seule au monde, c’était parfait.

Automne à Budapest

Automne à Budapest

Automne à Budapest

Automne à Budapest

Automne à Budapest

Automne à Budapest

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