Différences culturelles canadiennes

Cet article est bien sûr un vécu personnel, après six semaines dans une province et une ville assez rurale. Mon expérience serait sous doute très différente dans une grande ville ou après des années ici. Mais voici les petits détails qui me rappellent que malgré la langue, les langues même puisque je jongle quotidiennement entre le français et l’anglais, je suis bien dans un nouveau pays inconnu, le Canada, et en Amérique du Nord.

A la maison

Les Canadiens se déchaussent systématiquement, souvent même sur le palier avant de passer la porte. A cause de la neige ?

Lors des soirées, mes nouveaux camarades apportent leurs propres boissons, juste ce qu’ils ont envie (d’une simple canette à des bouteilles au pluriel) et à la fin de la soirée ils ramènent chez eux leurs boissons et nourriture.

Achats

Dans les magasins de vêtements, le service est quelque chose d’inimaginable en France. Les vendeuses se présentent, vous font part des offres en cours, et vous prennent vos vêtements pour les installer dans une cabine d’essayage après vous avoir demandé votre nom pour l’inscrire sur la porte. Pendant que vous essayez, une reste devant, prête à aller chercher une autre taille ou donner des conseils.

Inutile ou presque de mentionner les formats familiaux omniprésents dans les supermarchés. Rien n’est format célibataire, tout est gigantesque, de la nourriture aux utilitaires. J’ai dû faire trois magasins différents pour pouvoir acheter quatre rouleaux de papier toilette et pas quarante-huit. Les taxes ne sont pas incluses dans le prix affiché. Il y en a deux : la taxe fédérale, de 5% et la taxe provinciale (8% au Manitoba).
A la caisse, quand on paye par carte, on doit choisir sur quel compte (courant ou épargne) sera prélevé l’argent. Le principe même du compte épargne vole en éclats.
Les sacs plastiques sont payants, et il y a une taxe supplémentaire sur les contenants en plastique – deux centimes pour une bouteille d’eau par exemple.

Alimentaire et restaurants

Les Canadiens n’utilisent pas vraiment de couteau, ils coupent leur nourriture en tournant leur fourchette. Sauf le caribou.
On déjeune – dîne – soupe (breakfast, dinner et supper en VO) très tôt. A 17h30, la cafétéria de l’université est pleine.
Les deux boissons nationales semblent être le café de chez Tim Hortons (le Starbucks est toujours vide, c’est normal c’est pas Canadien) et surtout le Pepsi au détriment du grand méchant Coca (pareil, c’est pas Canadien).

En ville

Il y a la radio dans le bus à Brandon, et on demande l’arrêt en tirant sur un cordon jaune qui fait tout le tour du bus au niveau de la tête des passagers. Pour monter dans le bus, il faut trouver un arrêt, signalisé par un banc sur le trottoir.
Le passage piéton n’est pas zébré, seulement deux traits au sol.
Il y a des pick-ups partout. Et ils sont gentils et laissent traverser les très rares piétons n’importe où, n’importe quand.
La plaque d’immatriculation à l’avant n’est pas obligatoire partout, ça dépend des provinces.

Mode

Ici on soutient son équipe de foot ou de volley sans passer pour un beauf. Au niveau du foot (américain) ma ville est divisée entre les fans des Bombers et des Roughriders. Pour le hockey, ils soutiennent les Jets de Winnipeg. Le marchandising est partout, surtout sur les casquettes. Grand truc à la mode… Pas du tout ringard.
A l’université on ne s’habille pas, encore moins si on vit en résidence. On va manger en pyjama, j’ai vu des filles en cours en chaussons, et mettre Crocs et survêtement ne choque personne. La semaine prochaine c’est semaine déguisements, il y a journée pyjama, ça promet.

En vrac

Ils détestent les Américains. Et ici ils ne semblent pas non plus porter les Québécois dans leur coeur. Quand je dis I am French, ils pensent d’ailleurs que je viens de Montréal, pas de France.
Et ils disent bien « eh » tout le temps. Et « aboot ».

PS : je reviens du bar donc je peux ajouter « le hockey en fond télé » et les boissons à base de jus de tomate, dans la bière ou en cocktail vodka + jus + poivre + cornichon, ça s’appelle un Caesar et on dirait du gaspacho. Il y a aussi le cocktail whisky – sirop d’érable dont parlait mon guide touristique mais je n’ai pas encore goûté, il faut en laisser pour la suite !

Canada flags

7 Commentaires

  1. Steph
    16 octobre 2013 / 18h30

    rah je suis verte!! j'avais posté un long commentaire et ensuite comme une gourdasse j'ai pas selectionné la bonne option et quand j'ai voulu revenir tout avait été effacé 🙁

  2. Jessica
    16 octobre 2013 / 21h11

    oh c'est bien Manitoba… j'ai cru que t'étais au Québec sais pas pourquoi d'ailleurs. Pour le coup de la vendeuse qui t'accompagne etc, et bein à Montréal t'as que dalle 😀 Et je préfère quand on me laisse tranquille 😛 Avant quand je disais que je suis de Maurice, les gens pensaient que je parlais de la Mauricie. Maintenant , je dis île Maurice… ceux qui savent posent des questions, ceux que ne savent pas ne disent rien hihi.

  3. Lucile
    17 octobre 2013 / 9h22

    C'est marrant il y a l'air d'avoir enormement de similitudes avec la Nouvelle-Zelande ! Probablement l'heritage anglais…J'ai aussi passe trois mois en echange dans l'Ontario quand j'avais 16 ans et tu viens de me rappeler de bons souvenirs 🙂 Notamment le fait de venir au lycee en pyjama, ce qui ne choque personne ! Enorme !

  4. Louis
    18 octobre 2013 / 9h06

    Hello la Belle,Ton billet avec le magnifique coucher de soleil m'a fait monter les larmes aux yeux. Je t'embrasse fort.Quant à celui-ci, j'ai adoré picorer ces informations. J'aime m'ouvrir à d'autres cultures, et en un sens c'est ce que ton blog me permet.Bisous ♥.

  5. 19 octobre 2013 / 20h06

    Je trouvais aussi les vendeuses collantes perso… et venue la période d'acheter son manteau d'hiver, avec mes amies on s'est rendu compte qu'elles nous avaient fait le coup du "j'ai acheté ce manteau l'année dernière, je l'adore" à TOUTES. Par contre les réductions du jour, ils te font ça en France aussi, on vient de me le faire à Etam pas plus tard que cet aprem.Je suis jalouse pour le "Hey", à Tornto je l'ai attendu et jamais entendu ! Ca confirme ma théorie comme quoi c'est plus un truc de cambrousse !Pour les survet je pense quand-même qu'ils se changent après la nuit quand même, non ? Je voyais plus ça comme des "vêtements pour traîner". Mais ça vaut le coup de demander !

  6. audreyy
    20 novembre 2013 / 19h25

    tellement vrai ! pour avoir passé deux semaines à Montréal je reconnais presque tout ce que tu dis 🙂

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